Exactions de 2009 : Marcel et des hommes de Thiegboro indexés dans des cas de « viols collectifs » et d' »esclavage sexuel »…

Des gendarmes arrêtés à l'hôpital Donka après les exactions de 2009, image d'archive

CONAKRY-Selon la Commission d’enquête des Nations-Unies sur le massacre du 28 septembre 2009 dont le procès est en cours, quarante-deux femmes ont été violées par plusieurs militaires. Les victimes de ces « viols collectifs » ont identifié comme auteurs de ces actes des « bérets rouges, dont certains cagoulés, les gendarmes de Thiégboro et quelques miliciens », détaille le rapport versé au dossier de la procédure.

Les victimes étaient violées à tour de rôle, soulignent les enquêteurs qui précisent « qu’un ou deux militaires tenaient la victime (…) pendant qu'un troisième la… (les points de suspension veulent dire que nous avons omis volontairement certains détails qui pourraient heurter la sensibilité de nos lecteur, ndlr).

« Parfois l'un des auteurs pointait son arme sur la victime en menaçant de la tuer, pendant que les autres la violaient. Une victime qui était enceinte de trois mois a perdu son enfant le même jour, après avoir reçu un coup de pied dans le bas-ventre. Quelques victimes ont été sodomisées. Au moins deux femmes ont été violées par deux groupes de militaires distincts en des endroits éloignés de l'enceinte du stade. Le groupe a parfois atteint six personnes qui ont agi à tour de rôle. Certaines des victimes ont perdu connaissance après les premiers actes et ne pouvaient pas déterminer le nombre de viols qu'elles ont subis », expliquent la commission d’enquête de l’ONU.

Esclavage sexuel

La Commission s'est entretenue avec quatre victimes de séquestration qui, durant trois à cinq jours, ont subi des viols collectifs et d'autres violences sexuelles. Les renseignements obtenus indiquent que les victimes ont été séquestrées dans au moins deux endroits. Le nombre et l'identité des autres victimes enlevées n'ont pas pu être déterminés. Par conséquent, la Commission dit n'avoir pas été en mesure de se prononcer sur leur sort,

« Une victime a rapporté avoir été amenée directement au camp Alpha Yaya Diallo avec une vingtaine de femmes et d'hommes. Elle y a été séquestrée pendant trois jours au troisième étage d'un bâtiment militaire et a été violée par plusieurs hommes dont un qu'elle a identifié comme s'appelant Marcel qui, de surcroît, l'ont photographiée et filmée », détaille le rapport sur ces crimes qualifié de masse dont le procès historique s’est ouvert le 28 septembre dernier.

A rappeler que lors de leur de comparution, le colonel Moussa Thiegboro Camara et Marcel Guilavogui ont tous rejeté les charges retenues contre eux. Les audiences reprendront le 09 janvier 2023 avec une énième comparution à la barre de Moussa Dadis Camara, chef de la junte au moment des faits.

A suivre…

Africaguinee.com

Créé le 27 décembre 2022 08:09

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