Conakry : MSF Belgique en Guinée célèbre les 20 ans du projet VIH/TB…

CONAKRY- La branche Médecin sans frontière (MSF) Belgique, a célébré ce jeudi 15 février 2024, les 20 ans d’existence de son projet en Guinée, dans la lutte contre le VIH-SIDA et la Tuberculose. A Conakry où cette célébration festive a eu lieu, l’occasion a été saisie par les responsables de cette institution internationale, pour présenter les acquis, exploits et enfin, les perspectives et défis dans la mise en œuvre de leur projet.

La cérémonie de célébration des 20 ans du projet VIH/TB de MSF Belgique en Guinée, a regroupé des cadres du ministère de la Santé et de l’hygiène publique, les travailleurs de Médecin sans frontière, les artistes et les associations des personnes vivant ou affecté par le Sida, les personnelles des sites soutenus par le projet et les ONG partenaires à l’espace Bluezone de Dixinn.

En s’exprimant au nom de MSF en Guinée, le docteur Hippolyte MBoma, a exposé les remarquables gigantesques projets réalisés par l’institution.

« Dans les 20 ans, ce que je veux dire, c’est par rapport à la prise en charge gratuite. Nous avons instauré la prise en charge gratuite. Nous avons fait un temps d’effort par rapport à tout ce qui est suivi biologique pour amener une rénovation en collaboration avec le ministère. Nous avons fait des formations du personnel du ministère. Nous avons renforcé les capacités des membres de l’association et de la société civile ainsi que des personnels de santé. Et, nous avons accompagné aussi les programmes dans tout ce qui est des ateliers de subvention avec Le fonds mondial. En termes de données, elles sont très positives, parce que notre fil actif est de 16.661 patients vivant avec le VIH. Et ce fil actif représente le 1/5e de fil actif national. Il y a des modèles de prise en charge différenciés que nous avons apportés. D’abord, les postes de distribution des antirétroviraux. Nous avons apporté un plus par rapport à la prise en charge de VIH avancé et là, nous avons une unité de soins, de formation et recherche (USFR) au CHU Donka. Et c’est là où nous prenons en charge le VIH avancé au niveau de la ville de Conakry », indique le coordinateur du projet VIH/TB de Médecin sans frontière.

En Guinée depuis 2003, MSF a toujours collaboré avec le gouvernement à travers le ministère de la santé dans le but de réduire la morbidité et la mortalité des PVVIH publiques. Cet exercice a permis à Médecin sans frontière d’atteindre ses objectifs.

« On se rappellera qu’avant 2003, lorsqu’on parlait de VIH, c’était toute une question de tabou. Et toute personne déclarée atteinte de VIH était déjà considérée comme morte. Le gouvernement guinéen, appuyé par médecins sans frontières Belgique, a mis en place le programme de traitement par les ARV qui étaient offerts gratuitement et qui continuent d’être offerts gratuitement aux personnes vivant avec le VIH. On se rappelle du premier centre de Matam que Médecins sans frontières Belgique avait installé et a commencé la prise en charge gratuitement des Personnes vivant avec le VIH, par l’administration des ARV mais aussi par la prise en charge des infections opportunistes. Puis du centre de Guéckédou et aujourd’hui, nous sommes heureux d’apprendre aussi que Médecins sans frontières Belgique évolue dans neuf structures dans la ville de Conakry. Nous voudrons donc féliciter Médecins sans frontières pour tous ces progrès accomplis pour l’accompagnement de la république de Guinée dans la prise en charge des PVVIH », a exprimé Dr Pépé Bilivogui, Chef de Cabinet du ministère de la Santé et de l’hygiène publique.

Aujourd’hui, poursuit le représentant du ministre de la santé à cette célébration, beaucoup de progrès ont été accomplis : « On parle de 92% de suppression de la charge virale pour les personnes soumises au traitement ARV, certes, mais il reste encore beaucoup d’efforts à fournir. On était avec des objectifs de 90% dans le cadre de l’accès au statut des personnes vivant avec le VIH, de la mise sous traitement et de la suppression de la charge virale. Mais ces objectifs ont changé, on est maintenant aux trois 95% », a-t-il précisé.

Les personnes vivant avec le VIH, ont exprimé leurs joies pour la qualité et la gratuité de la prise en charge dont elles bénéficient de la part de MSF.

« C’est un succès pour MSF. Les personnes qui vivent avec cette maladie leur dit merci pour l’autonomisation aussi des PVVIH, qui leur permet de vivre positivement et qui sont autonomes aujourd’hui financièrement, qui ont leurs travaille qui leur permettent de satisfaire leurs besoins. C’est un grand merci non seulement du côté sanitaire, mais aussi, ils ont permis aux associations des personnes vivant avec le VIH, d’évoluer également dans la vie sociale au sein de leur communauté », s’est réjouie madame Kadiatou Bodjé Baldé, présidente du Réseau Guinéen des Associations des Personnes infectées et Affectées par le VIH-Sida en Guinée (REGAP+).

Des défis à relever restent cependant d’actualité pour MSF et son partenaire qu’est le gouvernement. Néanmoins, ceux-ci demandent des formations, la détermination, l’efficacité et les moyens.

«On ne peut pas faire une prise en charge sans avoir les moyens. Cela signifie que le gouvernement doit mettre le paquet pour que cette prise en charge soit effective. Parce que c’est une prise en charge gratuite. Les structures de santé et communautaires que nous appuyons dans cette prise en charge doivent être subventionnés par l’Etat. MSF va poursuivre ses activités de renforcement de capacité avec les formations continues afin de d’autonomiser les structures dans la prise des personnes vivant avec le VIH. Avec les deux programmes et le ministère de la Santé (DRSVCo et DCS), nous réalisons des évaluations conjointes de performance, sur le niveau d’atteinte des indicateurs et nous faisons des recommandations pour que les centres soient autonomes dans cette prise en charge. Dans les perspectives nous allons mettre en place une stratégie de sortie progressive des centres de santé. Mais avant de sortir, nous aurons un cadre de concertation, de suivi et d’évaluation avec les partenaires et les parties prenantes. Un jour, quand MSF va partir, les centres vont prendre la relève mais sous la coordination de la direction régionale sanitaire de Conakry avec le support des deux programmes VIH et Tuberculose », a conclu Dr Hippolyte MBOMA.

Dansa Camara DC 

Pour Africaguinee.com 

Créé le 17 février 2024 10:45

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