Conakry : Des agents des forces spéciales accusés de « bavures » contre un leader politique…

La sécurité présidentielle

CONAKRY-Les forces spéciales sont accusées d’avoir commis des « bavures » contre un leader politique. Cette unité d’élite de l’armée guinéenne a été au centre du coup d’Etat du 05 septembre 2021, qui a renversé Alpha Condé. Que s’est-il passé ?


Vendredi 10 juin 2022, Sadio Barry président du parti Bloc pour l'Alternance en Guinée (B.A.G), explique avoir  eu le « malheur » de croiser sur son chemin des éléments des forces spéciales qui suivaient le cortège Présidentielle. Il était, selon lui, avec un investisseur allemand quand son véhicule a été cogné à plusieurs reprises. Interrogé par Africaguinee.com, il explique les circonstances :

"J'ai été victime d'une agression. Je n'étais pas seul, j'étais avec un entrepreneur allemand et d'autres personnes. Les Forces Spéciales sont venues nous cogner par derrière. Par deux fois, l'un des véhicules des forces spéciales nous cognait. Et, lorsque notre chauffeur s'est mis de côté et a garé la voiture, un autre véhicule des forces spéciales est venu nous cogner sur le côté chauffeur en voulant renverser notre voiture dans le caniveau. Ils ont brisé tout le côté gauche de notre véhicule, les rétroviseurs, les pare-chocs", explique la victime.

Lire aussi-Sadio Barry parle : "S’il est avéré qu’on a trouvé 300 millions d’euros chez Alpha Condé…"

Ce leader politique s'interroge sur les motifs de cette attitude des forces spéciales dans les rues de Conakry. Sadio Barry soutient n’avoir fait aucun mal.

"On n'a absolument rien fait. On était simplement dans la circulation. Ils sont venus derrière nous, nous cogner parce qu'ils étaient pressés. L'acte s'est passé à Madina. Après l'incident, on m'a dit que c'est le cortège de Doumbouya. Mais même si c'est le Président de la République, s'ils viennent derrière, s'ils avaient du respect pour la population, ils devraient rester derrière nous, suivre la circulation ou alors si le Président doit se déplacer par exemple à midi, alors on bloque la circulation à 11h dans cette direction pour libérer la route au président.

Mais non, ils ne dégagent pas et ils ne bloquent pas la circulation, ils viennent dans la circulation pour s'attaquer aux gens dans la circulation. C'est sauvage et c'est vraiment inacceptable, c'est humiliant et c'est manquer du respect aux populations. Pire, c'est exposer la Guinée aux yeux du monde entier. Parce que cet entrepreneur allemand était complètement étonné du comportement des forces spéciales qui sont au pouvoir en Guinée" a dénoncé Sadio Barry. 

Ce n'est pas la première fois que des agents des forces spéciales sont pointés du doigt dans des actes de violences contre des citoyens depuis qu'ils ont le pouvoir le 5 septembre. Le 3 avril dernier, des éléments des forces spéciales avaient fait irruption dans la cour du commissariat central de Nongo où ils ont été accusés d'avoir bastonné plusieurs policiers avant de les arrêter. Des incidents similaires impliquant des éléments de cette unité d’élite de l’armée guinéenne sont récurrents.

 

Oumar Bady Diallo 

Pour Africaguinee.com 

Tel : 00224 666 134 023

Créé le 12 juin 2022 17:10

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