Luis Fernandez, Elimination du Syli National, avenir du foot guinéen : Titi Camara dit tout… (Interview)

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CONAKRY- L’ élimination ‘’épouvantable’’ du Syli National de Guinée continue de susciter l’indignation dans le giron du football guinéen. Après la réaction de Morlaye Soumah Colovatti (ancien capitaine de l’équipe nationale), c’est au tour de l’ancien  ‘’Goléador’’  Aboubacar Titi Camara de dégainer sur  cette génération dirigée il y a quelques mois par le Français Luis Fernandez.

 Dans cette interview  à bâtons rompus avec Africaguinee, l’ancien attaquant de l’Olympique de Marseille, parle de l’élimination de l’équipe de Guinée pour la prochaine CAN 2017 au Gabon, de Luis Fernandez, des problèmes qui minent  le football guinéen et de la mort brutale de l’ancien joueur des Super Eagles du Nigéria , Stephen Keshi… Lisez exclusif !!!

AFRICAGUINEE.COM : Titi Camara Bonjour !

TITI CAMARA : Bonjour  LOUDAH !

La Guinée vient d’être éliminée des qualifications de la CAN qui doit se jouer au Gabon en janvier 2017. Quelle est ton  appréciation ?

Nous avions prédit ce scénario (…). Cela ramène à dire que ce n’était pas un bon choix de faire  signer ce genre d’entraineur (allusion faite à Luis Fernandez, ndlr). Avec lui la Guinée perd un grand enjeu en se disqualifiant de la manière la plus minable (…). Certes il fut un bon joueur de l’épopée des Platini, Tigana et autres (Anciens footballeurs français, ndlr), mais pour nous c’est une grosse déception de l’avoir eu comme coach.

Pour vous donc la Guinée vient de perdre une aubaine dans une poule qui lui était ‘’favorable’’ ?

Quand on est qualifié, il y a beaucoup d’intérêt dans pas mal de domaine et surtout sur le plan sportif. Ce n’est pas une bonne image pour les footballeurs de louper de grands rendez-vous de ce genre. Maintenant, nous sommes éliminés, il faut penser déjà à l’avenir et j’espère  que les dirigeants tireront les leçons. Mais bon, comme nous sommes dans un pays  où l’on pense que tout ira sans le travail. Avec cette élimination, on n’a qu’à s’en prendre à nous-mêmes.

Justement quelle lecture fais-tu de cette nouvelle génération de footballeurs qui composent ce Syli National ?

C’est vrai que depuis que notre génération est partie, la relève n’a pas tardé avec l’arrivée des Pascal Feindouno et de Fodé Mansaré. Mais depuis que cette génération aussi s’est estompée, maintenant le Syli National se cherche. L’on ne se retrouve pas du tout.

Quelles solutions alors pour palier ce déficit ?

On se pose vraiment la question, qu’est-ce qu’il faut ? La solution je crois qu’il faut se remettre à travailler, c'est-à-dire aller à la base et de former de bons joueurs qui vont aimer la Guinée afin de défendre la patrie.

Pour cela donc selon vous est-ce qu’il faut se rabattre au pays et faire la promotion des entraineurs locaux ?

Avec cette élimination, tout le monde doit se remettre en question. Que ce soit les entraineurs des clubs de Ligue 1 et 2 ou des équipes nationales. Tout le monde doit se poser des questions  et se dire est-ce que les entraineurs locaux que nous avons ont la compétence et toute l’expertise pour bien former des jeunes, qui seront des joueurs responsables (…).Est-ce que ces éducateurs transmettent la fibre patriotique  aux  enfants et leur dire c’est quoi le fait de porter le maillot national. Est-ce que les dirigeants aussi font leur travail. Avec ce recul, l’on doit se poser toutes ces questions. En tout cas, ce n’est pas en équipe nationale qu’on va former les joueurs. Un footballeur, qui a 19 ans, qui a déjà connu c’est quoi la préformation, c’est quoi la formation doit à ce niveau de la compétition être opérationnel et avoir un état d’âme pour défendre son pays. Ce problème comme je le dis, c’est à tous les niveaux.

Êtes-vous prêt à revenir comme entraineur du Syli de Guinée ?

Rires… Cela ne m’intéresse pas du tout. Mais il y a des gens de notre génération qui ont ce bon profil  pour entrainer la Guinée. En attendant je suis avec des jeunes de mon académie où je m’épanouis et tout se passe bien. Je remercie le bon Dieu  et les bonnes personnes qui m’entourent pour faire ce bon travail.  L’objectif pour moi c’est de donner une bonne formation aux gamins qui porteront le maillot du syli.

L’Afrique vient de perdre un monument du Football, en l’occurrence le Nigérian Stéphan keshi. En tant qu’ancien International Africain de Guinée, quels souvenirs gardez-vous de ce défenseur que la mort a fauché cette semaine ?

C’est une tristesse et une grosse perte pour sa famille, le Nigéria et tous les amoureux du cuir rond en Afrique. Je l’ai connu quand je commençais ma carrière de footballeur au milieu des années ‘’80’’, lui jouait déjà à l’Africa Sport d’Abidjan. Je me rappelle d’ailleurs d’un match entre ce club et l’Association Sportive du Kaloum (ASK), où je jouais à l’époque. A l’issue de ce match, nous,  les locaux avions perdu ce match, face à un grand Stephen Keshi ce jour.

 Même si ce monument n’a pas joué dans de grands clubs en Europe, mais partout où il est passé il a laissé une grande empreinte de son talent. C’était vraiment un joueur élégant qui a gagné le respect sur le continent africain. Il fait partie des joueurs qui nous ont fait rêver  quand ils étaient footballeurs professionnels.

Merci Titi Camara

C’est à moi de vous remercier !

 

Interview réalisée par

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel : (+224) 655 31 11 13

 

Créé le 12 juin 2016 22:04

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