La crise et son lot de galère : Des femmes tirent la sonnette d’alarme à Kankan…

KANKAN-La Guinée traverse une crise aggravée par l’incendie du principal dépôt pétrolier en décembre dernier. Tous les secteurs d’activités sont frappés par les répercussions de cette tragédie. A Kankan, des femmes viennent de tirer la sonnette d’alarme.

Malgré les dangers environnementaux qui résultent de leurs activités, les femmes qui font de l’extraction de sable le long des rives du fleuve Milo à Kankan sont frappées de plein-fouet par la crise actuelle. Rencontrées par notre correspondant régional ce 23 janvier 2023, elles expliquent que cette activité essentielle à leur « survie » est en berne. Fanta Oularé, une veuve de plus de 50 ans et mère de cinq enfants, partage ses préoccupations :

« Avant, nous pouvions vendre plusieurs tas de sable, mais actuellement, le marché est en baisse en raison de la crise pendant cette transition. Il est difficile pour nous de vendre notre sable, et parfois, nous passons toute la journée sans réaliser de ventes. C’est compliqué pour nous qui avons des familles à nourrir« , se plaint-elle.

Mariame Konaté, une autre extractrice de sable, confirme ces difficultés : « Nous venons pour transporter du sable et gagner de l’argent, mais en ce moment, le marché n’est pas bon. Nos clients nous expliquent que la conjoncture économique pendant la transition est difficile. Nos tas de sable restent invendus autour du fleuve Milo à Kankan« , dit-elle.

Ces femmes font également face aux interventions des agents forestiers qui leur interdisent parfois de mener à bien leur activité. Fanta Oularé explique :

« Des gardes forestiers viennent souvent nous dire d’arrêter de travailler, prétendant que nous dégradons l’environnement. Mais nous n’avons nulle part ailleurs pour gagner de l’argent. Je fais ce travail pour mes enfants, pour qu’ils puissent avoir moins de difficultés à l’avenir. »

Malgré ces défis, ces femmes appellent les autorités de la transition à l’aide. « J’en appelle à tout le monde pour nous venir en aide. Qu’ils nous soutiennent dans l’organisation de notre secteur, et que les agents forestiers cessent de nous fatiguer sur place. Nous ne savons vraiment pas à quel saint nous vouer en cette période de transition. »

De nombreux environnementalistes mettent en garde contre les graves conséquences de cette activité sur le futur du fleuve Milo, qui arrose la savane guinéenne.

Facély Sanoh

Pour Africaguinee.com

Créé le 24 janvier 2024 09:13

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