Guinée : ça crie à la Cour Constitutionnelle !

Mohamed Lamine Bangoura, Président de la Cour Constitutionnelle

CONAKRY-Rien ne va plus à la Cour Constitutionnelle, l’institution dirigée par Mohamed Lamine Bangoura. C’est une histoire de gros sous qui est à l’origine du malaise. Certains travailleurs de cette institution dénoncent le détournement de leur argent. La somme est estimée à plus de neuf milliards de francs guinéens, destinés au paiement des arriérés de salaires du personnel. Cette manne payée le mois passé aurait été partagée entre les conseillers de l’Institution. 

L’affaire qui continue de faire des grincements de dents date du temps de feu Kéléfa Sall, l’ancien président de la Cour Constitution destitué en septembre 2018 dans des conditions tumultueuses. En quittant l’institution, il avait laissé cette patate chaude en suspend, apprend-on. Aujourd’hui, le dossier rejailli sur fond de mécontentement. Le clash n’est pas exclu. 

« Le rappel a été payé avec les salaires du mois passé. Ils se sont partagé l’argent en disant que c’est pour eux et que le personnel administratif ne fait pas partie. Ils ne sont même pas cachés. Normalement, si on parle de rappel, les trois conseillers qui sont nouvellement venus ne doivent pas bénéficier de cet argent. Les anciens devraient avoir leur part. Mais c’est de la corruption. Sinon un petit groupe de personnes ne peut pas bouffer ce qui appartient à quelque 50 personnes. C’est vraiment dommage », explique à Africaguinee.com une source proche de la Cour. 

Diviser pour régner…

« Ils nous ont divisé. Ils appellent certains pour exclure d’autres afin de nous affaiblir. Même si on est déterminé à revendiquer, mais chacun a peur de perdre son poste parce que nous n’avons pas de syndicat ici. Il n’y a personne pour défendre les intérêts du personnel. Et lorsqu’ils ont entendu parler de la mise en place d’un syndicat, c’est en ce moment qu’ils ont appelé certains pour leur faire des promesses. Donc pour le moment on est au stade des murmures. Chacun veut revendiquer, mais derrière on craint des représailles après », indique un autre travailleur de la Cour Constitutionnelle. 

Contacté, un haut responsable de l’Institution a indiqué que le décret fixant les personnes bénéficiant de l’augmentation des salaires et la rétroactivité, plus les montants affectés à chacun est clair. « Il s’agit d’un paiement des arriérés et lorsque vous prenez le décret, vous verrez s’il y a le nom d’un seul membre de l’administration. Il n’y a pas de confusion », indique ce responsable de la Cour Constitutionnelle. 

Nous y reviendrons !

 

Focus Africaguinee.com

Créé le 30 décembre 2019 13:38

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