Renouvellement des instances de l’UFDG à Paris : Tanou Diallo répond aux « accusations » de Ousmane Gaoual…

CONAKRY-En prélude à son Congrès, le Parti Union des Forces Démocratiques de Guinée est dans une dynamique de renouvellement de ses structures à la base. Alors que cette opération se poursuit, Ousmane Gaoaul Diallo remet en cause la transparence processus dans certaines fédérations comme celle de Paris. Qu’en est-il ? Comment s’opère le renouvellement des sections à Paris ? Suite à la sortie de l’actuel ministre porte-parole du Gouvernement, Tanou Diallo, chargé des affaires électorales au sein de la Fédération UFDG France fait une mise au point. Il a répondu aux questions d’un journaliste d’Africaguinee.com.


AFRICAGUINEE.COM : L’UFDG est dans un processus de renouvellement de ses instances au niveau local, fédéral, qui débouchera vers le grand congrès. Comment ce processus se déroule-t-il Paris ?

TANOU DIALLO :  Effectivement, nous sommes en perspective de renouveler nos instances. Comme vous le savez, l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée) est un parti qui existe depuis une dizaine d’années. Le processus qui est en cours n’est pas une première. Donc, quand il y a une instance dont le mandat arrive à échéance, nous la renouvelons, ça c’est statutaire. Nous respectons ce qui est dans le statut. En France, nous avons une vingtaine de sections. Ce sont des structures de la base comme dans toute autre organisation. Et ces sections ont un mandat de 3 ans. Il se trouve sur les 20, nous avons 3 en Ile-de-France, qui est l’une des plus grandes régions de France, qui se trouve à Paris. Nous avons, il a trois semaines, renouvelé l’une des premières instances qui se trouvent en Ile-de-France de France, qui est appelée la Section de Paris centre. Sans incidents, nous avons accueilli une soixantaine de responsables, la structure a été renouvelée en présence de beaucoup de dignitaires du parti dont le porte-parole M. Sékou Chérif Fadiga, et le doyen du parti monsieur Yacine Sow, y compris les membres du bureau fédéral.

De gauche à droite Tanou Diallo, Hadiatou Djinkan Diallo, secrétaire fédérale UFDG France et Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG

Le dimanche dernier, c’était la deuxième structure qui se trouve en Ile-de-France, qui est là section de Paris sud-ouest. Le congrès s’est très bien passé. Les travaux ont débuté à 14 heures et nous avons terminé à 18 heures. Il n’y a pratiquement eu aucune incidence. Les candidatures, comme à l’accoutumée en France, nous respectons le délai de trente jours. Il y a eu un courrier de convocation. Nous avons rappelé les conditions pour être électeur et éligible.

Pour être électeur et éligible, il faut résider dans le département du 94, je ne rentre pas dans ce détail parce que ça concerne très peu. Ensuite, il faut détenir la carte de membre du parti et être présent le jour du congrès. Et comme dans toutes les structures, nous laissons le soin aux candidats de s’organiser entre eux. C’est ce qui a été fait. Quand le bureau fédéral a démarré les travaux, les postes ouverts, les neufs postes titulaires et les adjoints ont été listés. Moi je suis le chargé des affaires électorales, c’était à ma présence et celle de la secrétaire fédérale, madame Diallo Hadiatou Djinkan, qui a présidé le congrès. Donc, il y a eu effectivement le congrès. Les congressistes étaient tous présents. Les travaux ont démarré et ont pris fin. Et nous sommes sortis avec un bureau composé d’une quarantaine de personnes responsables du parti. Donc, il n’y a eu pratiquement aucun incident, d’autant plus que c’était un congrès qui était public. Tout a été respecté.

Cependant, nous avons été surpris d’apprendre qu’il semblerait qu’il y a eu des incidents à Paris, et qu’il y avait une certaine immixtion d’un responsable du parti dans le congrès de la section qui s’est passé le dimanche dernier. Je voulais vous dire ici que ça n’a rien de vérité. C’est des allégations qui sont infondées, d’autant plus que, cet individu, ce n’est pas sa première. Il a une mission dans le gouvernement du CNRD, qui est celle de faire en sorte que l’Ufdg soit qualifiée de tous les maux, alors que nous savons pertinemment qu’il a été responsable du parti à qui les militants et responsables du parti avaient un respect religieux. Cela nous désole, parce que c’est un des nôtres. Ce qu’il est devenu aujourd’hui, est quelque chose de lamentable. Et c’est quelque chose qui devrait préoccuper le gouvernement parce que, nous avons un ministre qui parle beaucoup plus de politique et d’un parti politique dont il ne fait pas parti, que de ses missions régaliennes, au moment où les guinéens sont privés de beaucoup de choses. Je ne parle pas d’eau et d’électricité, mais je parle du domaine dont il dépend, parce que c’est un informaticien. Il le sait très bien.

Aujourd’hui, les guinéens ne peuvent accéder à l’outil le plus fondamental à notre époque, en 2024. L’internet. Il est l’un de ceux qui sont à la base de la privation de cette liberté aux guinéens d’autant plus qu’il est le ministre des Postes et télécommunications. C’est presque le ministère de tutelle des médias (radios, télés, sites web d’informations). Vous vous souvenez que les médias ont rencontré d’énormes problèmes dès le lendemain de sa prise de fonction. C’est pour ça que beaucoup de responsables ne commentent pas l’actualité s’il s’agit de Ousmane Gaoual Diallo, parce que pour nous, c’est un non évènement. Mais qu’il arrête de s’immiscer dans les activités internes du parti dont il ne dépend absolument pas.

Nous apprenons cependant qu’il y a des grincements de dents. Ne craignez-vous pas la mise en place de structures parallèles ?

Absolument pas ! D’autant plus que, il n’y a que lui (Ousmane Gaoual Diallo) qui en parle. Si je vous pose la question s’il y a un parisien qui vous a donné un demi-mot qu’il y aurait des structures parallèles à Paris, vous ne trouverez pas. Donc, il cherche à tirer à boulet rouge sur le parti. Et à la moindre occasion, quitte à dire des contrevérités aux guinéens. Sinon, il le sait très bien, les congrès, surtout en France, puisqu’il était ici, il connaît le bureau fédéral, il sait que cela est fondamental pour nous d’organiser les élections de manière transparente. Nous nous réclamons démocratique, et nous le traduisons dans nos actes. Il sait très bien qu’on ne peut accepter en aucun cas qu’il y ait des congrès ici qui ne respecteraient pas scrupuleusement ce qui est mentionné dans nos statuts et règlements. Personne n’a peur qu’il y ait élection. L’UFDG n’a pas peur d’organiser les élections. Et nos militants sont éduqués pour ça. Donc pour moi, il n’y a pas eu de grincements de dents et il n’y en aura pas. C’est une tempête dans un verre d’eau.

Quelle va être la prochaine étape ?

Nous avons une dernière section à valider. Un dernier congrès qui très certainement, se fera dans deux ou quatre semaines. Donc, quand cette section sera validée, la direction nationale appellera à un congrès fédéral où les compétions seront ouvertes à tous les militants, tous les responsables qui respectent les conditions de vote et un bureau fédéral sera élu et puis, le parti continuera les activités en tout cas ici, pour ce qui est de la France. Nous continuerons à nous battre comme cela a été et à soutenir la direction nationale, à apporter notre soutien au président Cellou Dalein Diallo, et puis à exhorter les guinéens à travailler pour le vivre-ensemble et surtout à exiger que Mamadi Doumbouya fasse des élections libres et transparentes pour qu’enfin, la transition prenne fin et que toute cette mascarade qu’on est en train de vivre prenne fin. Que les guinéens puissent se souvenir de cela dans le passé lointain et qu’en fin, qu’on amorce le vrai développement pour notre pays.

Dansa Camara

Pour Africaguinee.com

Créé le 8 février 2024 08:18

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