Kéamou Bogola Haba: “L’État n’a pas signé un contrat avec quelqu’un pour les primes…”
KAMPALA – Après une lourde défaite contre l’Ouganda, la Guinée s’apprête à disputer un autre choc face à l’Afrique du Sud, dans le cadre de la 3ᵉ journée du CHAN 2024. Alors que le Syli local a sombré vendredi face au pays hôte, les joueurs n’ont pas repris l’entraînement ce samedi 9 août 2025, à la veille de leur confrontation contre les Bafana Bafana prévue lundi.
Selon des informations non officielles, le problème de paiement des primes serait l’une des raisons de ce repos. Face à cette situation, nous avons contacté le ministre des Sports pour un bref entretien. Keamou Bogola Haba a tenté d’apporter des précisions.
AFRICAGUINEE.COM – Alors que l’équipe guinéenne ne s’est pas officiellement entraînée ce samedi 9 août, de nombreuses rumeurs évoquent un mécontentement lié au retard de paiement des primes. Selon nos informations, l’entraîneur serait sans salaire depuis huit mois. Qu’en est-il, monsieur le ministre ?
KEAMOU BOGOLA HABA : Ce n’est pas l’information que nous avons, en tant qu’autorités. L’équipe devait se reposer ce samedi. Je crois qu’il était prévu qu’ils se reposent aujourd’hui (samedi, ndlr) et c’est ce qui a été fait. Ils ont beaucoup donné hier. Ils doivent bien récupérer avant de reprendre l’entraînement demain, en préparation du match de lundi contre l’Afrique du Sud.
Est-ce que vous pouvez rassurer les concernés par rapport à cette question de primes ?
L’État n’a pas signé un contrat avec quelqu’un stipulant qu’on va lui donner telle ou telle prime. Si l’État doit nourrir tout le monde, alors, pour le moment, je dis que la question des primes relève de récompenses. Ce sont des gestes que l’État fait, et il a toujours respecté ses engagements envers tous — que ce soit pour les supporters, la presse, les accompagnants ou, évidemment, les joueurs. Je souhaite que cette question des primes ne pourrisse pas l’atmosphère de notre sport, car les gens sont bien logés, la nourriture ne manque pas et les conditions sont bonnes.
En ce qui concerne les primes d’accompagnement, l’État a toujours respecté cela, quel que soit le délai de paiement. Mais cela ne devrait pas être la condition pour qu’un Guinéen rejoigne l’équipe nationale ou l’accompagne pour mouiller le maillot.
Que l’on soit supporter, journaliste, joueur ou encadreur, il ne faut pas mettre uniquement l’accent sur les primes. Quel que soit le montant, ce n’est jamais suffisant et ça ne le sera jamais. Ce n’est pas cela qui peut justifier que nous servions notre nation.
Nous sommes à moins de 24 heures du prochain match de la Guinée. Quel est votre message à l’endroit de vos compatriotes ?
Quel que soit le résultat, il faut préserver la réputation de notre pays et continuer à porter haut son image, que ce soit par les journalistes, les supporters ou l’encadrement. Jusqu’ici, nous sommes satisfaits du comportement des Guinéens en Ouganda et nous voulons que cela continue.
Être positif, c’est aussi attendre un résultat sportif du terrain. Nous pensons que si tout est bien fait, nous pouvons avoir des victoires. Mais si ce n’est pas le cas, il faut au moins que chacun remplisse son obligation de moyens. Les résultats sont importants, mais nous comptons surtout sur les 11 joueurs qui entreront sur le terrain, car c’est un privilège pour eux.
Quel que soit le résultat, nous avons déjà écrit une histoire. Et nous pouvons encore aller chercher d’autres victoires avant la fin de cette campagne.
Entretien réalisé par Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 10 août 2025 09:14Nous vous proposons aussi
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