Guinée : Tenue à Conakry du premier Comité de pilotage du Projet d’appui au perfectionnement de l’administration publique…

CONAKRY-Le premier Comité de Pilotage du Projet d’Appui au Perfectionnement de l’Administration Publique (PAPAP), s’est tenu le vendredi 21 juillet 2023, à Conakry. Cette rencontre a connu la présence des membres statutaires dudit Comité, des cadres du ministère du Travail et la Fonction publique, des partenaires techniques et financiers dont l’Agence Française de Développement (AFD) et Expertise France.

Placé sous la tutelle du Ministère du Travail et de la Fonction Publique à travers l’Institut national de formation et de perfectionnement (INFP), ce projet a pour objectif de renforcer l’administration Guinéenne en améliorant la qualité et les compétences de ses agents publics femmes et hommes, en la dotant d’un organisme de formation continue robuste, durable et performant. Il s’agira d’inculquer aux jeunes cadres de l’administration des valeurs du service public et de l’intérêt général tout en leur permettant d’améliorer leurs capacités techniques et organisationnelles.

Financé par l’Agence Française de Développement (AFD), ce nouveau projet d’appui à la fonction publique Guinéenne, bénéficie de l’appui technique d’Expertise France. Il entre en droite ligne de la concrétisation de cette ambition consistant à « rajeunir et féminiser » l’administration tout en l’arrimant à des réformes et actions plus structurelles et englobantes, dans le cadre du plan de réforme de l’administration et de la fonction publique.

Le projet apportera une attention importante au sujet de la féminisation, de l’éthique et de la prise en compte des personnes vivant avec un handicap dans la fonction publique, car les effets de la première phase du projet dans ce domaine ont été jugés insuffisants. Le constat révèle que le faible nombre de candidates à l’entrée (18,76% de l’ensemble des candidats, avec un taux de réussite de 20,24% pour le concours d’admission), et la qualité très faible en moyenne des candidates, en sont deux des facteurs explicatifs.

Pour y arriver, le projet vise d’abord à renforcer l’INFP et ses formateurs et formatrices via l’assistance technique mais aussi doter l’institut de certains équipements techniques nécessaires au bon déroulement du projet. En plus, ce projet va permettre d’améliorer les compétences des cadres intermédiaires « jeunes » (priorité non-exclusive accordé aux moins de 45 ans pour les hommes, priorité non-exclusive accordé aux moins de 50 ans pour les femmes ; avec l’objectif d’atteindre au moins 20% de femmes et au moins 10% des personnes vivant avec un handicap) pour les faire monter en responsabilité et leur permettre de s’adapter à la culture administrative et d’acquérir des compétences modernes.

Le renforcement des capacités des femmes et des personnes vivant avec un handicap qui sont cadres intermédiaires est une action qui s’impose pour surmonter les obstacles que la phase I a rendus visibles. Il s’agit de réunir toutes les conditions pour augmenter l’inclusivité de la fonction publique, en lien avec la Politique Nationale Genre de la Guinée et en phase avec les ODD (Objectif de Développement Durable).

La Cheffe du Projet d’appui au perfectionnement de l’administration publique et rapporteuse du projet chez par Expertise France est revenue sur l’objectif de ce premier comité de pilotage. Selon elle, il avait pour objectif de statuer sur la mise en œuvre du projet, de revoir les activités, de prendre des décisions fortes par rapport à la continuité du projet et aux résultats réalisés et de valider le plan d’action opérationnel du projet ainsi que les prochaines étapes.

« C’est un projet qui va être délocalisé et qui va servir à former 600 cadres dans les quatre régions naturelles de la Guinée. On va déployer la formation sur Kindia, Labé, Kankan et Nzérékoré. Ça sera réparti par quota, soit 150 cadres intermédiaires, des chefs de sections et des chefs de divisions dans ces régions-là.

Le ministère a identifié que le besoin de formation des cadres intermédiaires s’impose surtout à l’intérieur du pays. L‘innovation dans ce projet, c’est surtout la prise en compte des personnes vivant avec des handicaps. C‘était une préoccupation majeure pour pouvoir atteindre l’équité au sein des services. Il y a un module concernant l’éthique qui va être dispensé dans ce sens », a expliqué madame Sérégbè Keita, rapporteuse du projet chez Expertise France.

Former l’élite guinéenne

Pour sa part, le Secrétaire général du ministère du Travail et de la Fonction publique a indiqué que le but visé à travers ce projet est de former l’élite guinéenne au niveau de l’INFP.  « Tous ceux qui aspirent gérer à la Fonction publique doivent normalement passer par l’INFP. Donc, nous voulons, comme ça se fait dans certains pays, que l’élite de l’administration publique guinéenne soit désormais formée à l’INFP.  Quand on va faire les réformes de la gestion des ressources humaines de l’État dans la composante 1, nous souhaitons renforcer l’institut national de formation, le repositionner comme un véritable centre de formation de l’élite. Nous souhaitons renforcer les capacités de nos collègues qui sont à l’intérieur du pays », a fait savoir Aboubacar Kourouma.

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 666 134 023

Créé le 24 juillet 2023 11:39

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