Donald Trump menace de priver l’Iran de courant en ciblant des centrales électriques
Nouvel assaut américain en Iran, où les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre la République islamique ce mardi 14 juillet au soir. Dans le viseur également: les ports iraniens, bloqués par l’armée américaine. La reprise de ce blocus maritime additionnée aux nouveaux bombardements, d’une ampleur inédite depuis le cessez-le-feu d’avril, minent les efforts diplomatiques pour rendre durable le protocole d’accord signé le 17 juin.
En conséquence, l’Iran affirme que le détroit d’Ormuz sera fermé jusqu’à la fin des « actes d’agression » américains. « L’ennemi […] doit également s’attendre à la fermeture d’autres voies d’exportation de pétrole et de gaz qui servent les intérêts des États-Unis et de leurs alliés », a aussi prévenu Téhéran, avant de conclure fermement : « Les exportations de pétrole et de gaz de la région seront accessibles soit à tous, soit à personne ».
Le protocole d’accord « démantelé »
La réponse de Donald Trump s’inscrit dans l’intensification du conflit. « La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux », à moins qu’ils ne « s’assoient à la table des négociations », a-t-il déclaré sur la chaîne américaine Fox News, évoquant la possibilité de bombarder des ponts et des centrales électriques du pays. « La semaine prochaine, ce sera le tour des centrales électriques, la semaine prochaine ce sera au tour des ponts », a-t-il déclaré.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi a dénoncé dans la soirée la réimposition du blocus naval américain, estimant que les Américains avaient « démantelé » le protocole d’accord, tandis que Donald Trump renouvelait ses menaces à l’encontre de Téhéran. Dans ce protocole, les États-Unis s’engageaient à lever leurs sanctions contre le pétrole iranien, dont les taux sont à la hausse depuis la résurgence du conflit la semaine dernière. « Le département du Trésor ferme les infrastructures financières qui permettent au régime de continuer à menacer la sécurité nationale américaine et le transport mondial », a déclaré le ministre américain des Finances, Scott Bessent.
Autre conséquence de ce climat belliqueux et de la quasi-paralysie du stratégique détroit d’Ormuz : le prix du baril de Brent, référence internationale, s’était envolé lundi 13 juillet de plus de 9% avant de ralentir sa hausse face à l’annonce du président américain de renoncer à son projet de taxe de 20% sur les navires y transitant.
Ce projet était inspiré de la volonté de Téhéran de faire payer le passage dans le détroit, gratuit jusqu’alors. Donald Trump avait assuré lundi vouloir prélever une redevance en échange de la protection de cette route maritime, au mépris du droit international et du principe de la liberté de navigation. Mais dans un message publié ce mardi 14 juillet sur son réseau Truth Social, il a fait marche arrière, remplaçant ce projet par « des accords de commerce et d’investissements » avec les monarchies du Golfe.
La reprise du conflit se solde aussi par un embrasement dans la région. La télévision d’État iranienne a fait état, ce mercredi 15 juillet, de nouvelles frappes iraniennes dans des États du Golfe abritant des bases américaines. Cela fait une semaine que les signaux d’alerte sont déclenchés dans différents pays de la région.
Les Gardiens de la révolution ont frappé le centre logistique de Mina Abdullah au Koweït, utilisé par l’armée américaine. En Jordanie, l’armée iranienne a mobilisé des drones contre des hangars utilisés par les forces américaines sur la base Al-Azraq, et contre une installation abritant des avions de chasse, selon un autre communiqué. Au Bahreïn, ils ont également frappé des entrepôts d’équipement militaire, des sites de stockage de carburant ou encore un centre de commandement de la Cinquième flotte des États-Unis.
TV5
Créé le 15 juillet 2026 10:54Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes: Iran









