Aboubacar Soumah, ‘’isolé’’ ? Le leader du SLECG brise le silence

Aboubacar Soumah, secrétaire général du Slecg

CONAKRY- Le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) Aboubacar Soumah est l’un des grands absent du 7ème congrès de cette organisation minée par un bicéphalisme dont la seconde faction est dirigée par dame Kadiatou Bah. Alors que ledit congrès devrait aboutir ce jeudi 16 novembre 2023 par l’élection d’une nouvelle équipe dirigeante, Aboubacar Soumah, va briller par son absence à cette rencontre dite [unificatrice]. Certains de ses lieutenants à l’intérieur du pays eux sont venus assister. Pourquoi cette absence ? L’ancien  homme de confiance des enseignants est-il en train de perdre sa base, un journaliste d’Africaguinee.com l’a interrogé.


Africaguinee.com: Nous avons constaté votre absence au septième congrès du Slecg sous le signe de l’unification des deux factions: Celle dirigée par vous et celle de Kadiatou Bah. Quelles sont raisons de votre absence au Palais du peuple ?

Aboubacar Soumah, Secrétaire général du Slecg: Mon absence veut dire que ce n’est pas un congrès de l’unification. Ceux qui l’ont dit, sont des éléments manipulés par Kadiatou Bah et Abdoulaye Camara, qui est le secrétaire général de leur USTG. Nous, nous sommes respectueux du statut du fonctionnement de notre organisation syndicale qui est le premier Syndical libre de Guinée. Le statut dit que le congrès est convoqué par le bureau sortant. Et c’est le secrétaire général du Bureau sortant qui doit convoquer les secrétaires généraux des Unions préfectorales, communales et régionales, à une réunion après justement le renouvellement de ces bureaux à la base. Parce que mes mandats de ces structures-là arrivent à échéance avant le bureau exécutif national. Donc nous sommes en train de procéder au renouvellement de ces bureaux pour que nous aussi, nous puissions organiser un congrès avant fin décembre. Ce qui est sûr, c’est que nous ne sommes pas ensemble.

Nous apprenons également que 27 sur 30 de vos délégués ont été présents à l’ouverture des travaux dudit congrès ce mercredi. Êtes-vous au courant ?

[Eclat de rire] Ce n’est pas vrai. Qu’ils donnent l’identité de ces 27 là (…) Ce sont des déclarations fallacieuses. J’ai parlé avec le coordinateur de la région de Mamou, il n’était pas venu. J’ai parlé avec les coordinateurs de la région de Nzérékoré, Boké, Kindia, Kankan, ils n’étaient pas venus, vous pouvez les appeler tous. La région de Faranah, c’est le secrétaire général de Dabola qui est venu. Mais Faranah n’est pas venu… Ce sont ces éléments récupérés de mon camp qui sont allés se prononcer là-bas comme étant du bureau exécutif, et qui ont déclaré haut et fort que ce sont les deux bureaux exécutifs nationaux qui sont unifiés et qui sont en train de tenir ce congrès. Parmi eux, il n’y a que deux membres du bureau exécutif. Les autres étaient à côté. Ils n’étaient pas membres élus du Slecg. C’est pour faire croire à l’opinion nationale que c’est l’assentiment de toutes nos structures. Ce n’est pas vrai.

En clair, est-ce que vous ne vous sentez pas esseulé aujourd’hui et que vos [très] proches collègues syndicats vous ont « abandonné « ?

Moi je ne suis pas isolé. Sur 31 membres, si 3 sont partis, ça veut dire que je suis isolé ? Aujourd’hui, tous ces coordinateurs régionaux m’ont envoyé leurs motions de soutien. J’ai organisé une assemblée générale le même jour (mercredi 15 novembre), il fallait être là pour savoir si je suis isolé. On ne peut pas me comparer à Kadiatou Bah. Les enseignants le savent. Elle n’est pas représentée sur le terrain. Elle s’est servie de mon statut pour pouvoir mobiliser les gens. Ils sont allés dire aux enseignants que c’est moi qui les ai convoqués à ce congrès. Ils sont allés mentir partout sur mon dos.

Un message aux enseignants qui restent quand-même toujours fidèles à vous depuis le début de vos combats sous le régime d’Alpha Condé ?

Nous, on n’est jamais contre l’unification. Mais la procédure utilisée, c’est ce qui n’est pas bon. J’invite ces enseignants de continuer à resserrer les rangs pour défendre les acquis de notre cher Slecg, qui a été créé depuis 1993 et qui a tenu son premier congrès cette même année. Depuis ce moment, je suis membre fondateur du Slecg. J’étais là. J’étais le premier secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée au niveau de Kaloum. Donc, je lance un appel pressent à tous les membres, de ne pas laisser notre Slecg à la portée des éléments véreux et corrompus que nous avons vus ici pendant notre lutte pour nous empêcher de faire aboutir nos revendications qui partaient dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des enseignants. Nous avons vu ces éléments-là, acquis à la cause du gouvernement (sous le régime d’Alpha Condé, Ndlr), qui a favorisé l’arrestation, l’emprisonnement voir la mort de certains enseignants ayant soutenu les combats afin d’obtenir les différentes revendications que nous avons posées au gouvernement passé.

Interview réalisée par Dansa Camara DC 

Pour Africaguinee.com 

Créé le 16 novembre 2023 10:19

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