Violences de Koliagbé : le tribunal de Kindia condamne plusieurs accusés à de lourdes peines de prison
KINDIA – Le Tribunal de première instance de Kindia a rendu, ce vendredi 31 juillet 2026, son verdict dans l’affaire des violences survenues les 17 et 18 mars 2024 à Koliagbé, dans la sous-préfecture de Friguiagbé. Quinze personnes étaient poursuivies pour incendie volontaire, complicité, destruction de biens privés et vol. Au terme de plusieurs semaines de débats, la juridiction a prononcé des peines allant de deux à dix ans d’emprisonnement, tout en relaxant six prévenus.
Après plusieurs semaines de débats, le tribunal a prononcé des peines allant de deux à dix ans d’emprisonnement, tout en relaxant une partie des prévenus.
Dans le détail, cinq accusés ont été reconnus coupables de complicité d’incendie volontaire, de destruction de biens privés et de vol. Ils ont chacun été condamnés à 10 ans de prison ferme.
Un sixième prévenu, déclaré coupable d’incendie volontaire, de destruction de biens privés et de vol, a également écopé de 10 ans d’emprisonnement ferme.
Deux autres accusés ont été condamnés à trois ans de prison ferme pour vol et destruction de biens privés.
La seule femme poursuivie dans cette affaire a, quant à elle, été reconnue coupable des mêmes faits. Le tribunal l’a condamnée à trois ans d’emprisonnement, dont un an assorti de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de cinq millions de francs guinéens.
En revanche, les six autres prévenus ont été relaxés, la juridiction estimant que les charges retenues contre eux n’étaient pas suffisamment établies.
Les faits
Pour mémoire, en avril 2024, les violences avaient éclaté après le décès de Naby Camara, survenu alors qu’il était détenu à la prison civile de Kindia. Convaincus qu’Ibrahima Kalil Diallo, surnommé « Marcos », était à l’origine des poursuites ayant conduit à l’incarcération de Naby Camara, des membres de la famille du défunt, appuyés par d’autres habitants de Koliagbé, s’en étaient pris aux biens de la famille Diallo.
Les violences avaient provoqué d’importants dégâts matériels. Trois maisons, trois véhicules ainsi qu’une plantation, appartenant tous à la famille Diallo, avaient été incendiés.
Ce verdict met un terme à une procédure judiciaire très suivie dans la région de Kindia, même si cette affaire reste l’un des épisodes de violences communautaires les plus marquants enregistrés ces dernières années dans la préfecture.
Kindia, Chérif Kéita
Pour Africaguinée.com
Créé le 1 août 2026 08:30









