Emploi en Guinée : l’AGUIPE-E lance une campagne nationale de formation pour 1 300 jeunes

CONAKRY- À l’approche de la célébration du 68e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, à travers l’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat (AGUIPE-E), a lancé ce mardi 15 septembre 2026 une vaste campagne de formations destinée aux jeunes et demandeurs d’emploi.

Baptisée « Mon premier emploi, mes droits au travail », l’initiative prévoit de toucher près de 1 300 bénéficiaires à Conakry et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. La cérémonie de lancement s’est tenue au siège de l’AGUIPE-E, en présence de la secrétaire générale du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, Mme Ramatoulaye Camara, de plusieurs cadres du département, des responsables de l’AGUIPE-E ainsi que de nombreux jeunes bénéficiaires. L’initiative s’inscrit dans le cadre des activités liées à la célébration du 68e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, prévue le 2 octobre prochain.

Une campagne axée sur l’emploi et l’entrepreneuriat

Dans son discours, le directeur général de l’AGUIPE-E, Antigou Chérif, a expliqué que cette campagne vise à donner une dimension concrète à la célébration de l’indépendance en mettant l’accent sur la jeunesse, la formation et l’accès aux opportunités. Selon lui, la jeunesse constitue l’une des principales richesses du pays et doit être mieux préparée aux exigences du marché du travail.

« Nous avons souhaité donner à cette commémoration une dimension concrète : aller vers les jeunes, renforcer leurs compétences et les rapprocher des opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat », a déclaré Antigou Chérif.

La campagne doit se déployer dans plusieurs localités, notamment à Conakry, Kindia, Mamou, Boké, Kankan, N’Zérékoré, Labé, Faranah, Kissidougou et Kouroussa. Au programme : des formations en techniques de recherche d’emploi, en entrepreneuriat, des formations qualifiantes, des master class, des caravanes de l’emploi et de l’entrepreneuriat, mais également des actions de prospection auprès des entreprises. L’objectif est de faciliter la mise en relation entre les demandeurs d’emploi et les opportunités disponibles.

« Nous visons à toucher près de 1 300 bénéficiaires d’ici le 2 octobre 2026 », a annoncé le directeur général de l’AGUIPE-E.

Antigou Chérif appelle les jeunes à se préparer

Face aux jeunes bénéficiaires, le directeur général de l’AGUIPE-E a insisté sur leur responsabilité dans le processus d’insertion professionnelle. Pour lui, la disponibilité d’une opportunité ne suffit pas si le candidat ne possède pas les compétences nécessaires pour la saisir.

« Une opportunité devient réellement utile lorsqu’on est préparé à la saisir », a-t-il souligné. Il a ainsi invité les participants à suivre attentivement les formations, à poser des questions et surtout à mettre en pratique les connaissances acquises. L’objectif, selon lui, est de permettre aux jeunes de renforcer leur employabilité et de mieux répondre aux besoins des entreprises.

Ramatoulaye Camara : « L’État ne peut pas tout faire seul »

Prenant la parole à son tour, la secrétaire générale du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, Mme Ramatoulaye Camara, a rappelé l’importance de la formation dans le processus d’insertion des jeunes. Elle a expliqué que les différentes activités prévues doivent permettre aux bénéficiaires de mieux connaître le marché du travail, de valoriser leurs compétences et de se préparer aux opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat.

« Ces formations doivent vous permettre de mieux connaître le marché du travail, mieux valoriser vos compétences et mieux vous préparer aux opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat », a-t-elle indiqué.

Pour la secrétaire générale, la responsabilité de l’insertion professionnelle ne repose toutefois pas uniquement sur les pouvoirs publics. « L’État ne peut pas tout faire seul. À vous également de saisir ces opportunités », a-t-elle lancé aux jeunes. Elle les a notamment invités à se former, à développer leurs compétences, à faire preuve de mobilité et à s’intéresser également à l’entrepreneuriat.

Simandou 2040 : un besoin accru en compétences nationales

Dans son intervention, Mme Ramatoulaye Camara a également évoqué les perspectives liées au Programme Simandou 2040. Pour elle, les transformations économiques attendues en Guinée doivent nécessairement profiter à la jeunesse à travers la création d’emplois, le développement de compétences nationales et l’émergence d’entrepreneurs guinéens.

« Notre responsabilité est de faire en sorte que cette dynamique économique se traduise progressivement en compétences nationales, en emplois, en entrepreneuriat et en perspectives d’avenir pour la jeunesse guinéenne », a-t-elle déclaré.

Les bénéficiaires saluent l’initiative

Du côté des participants, les premières réactions sont positives. Bintou Camara, diplômée en banque et finance, apprécie l’opportunité offerte aux jeunes de renforcer leurs compétences. « Cette initiative nous aide, nous les jeunes, à mieux nous préparer au marché de l’emploi », a-t-elle témoigné.

Même satisfaction chez Barry Fatoumata, diplômée en comptabilité, qui participe à la formation sur le développement des compétences d’employabilité. Elle salue les efforts de l’AGUIPE-E dans un contexte marqué, selon elle, par les difficultés d’accès à l’emploi.

« Je remercie l’AGUIPE-E pour le combat qu’il mène en faveur de la jeunesse guinéenne. La formation nous a beaucoup appris et nous permet de mieux savoir quelles démarches entreprendre pour améliorer notre employabilité », a-t-elle expliqué.

Un diplômé de Chine mise sur l’employabilité

Sory Kourouma, diplômé d’un MBA de l’Université de Chongqing en Chine en 2025, fait également partie des participants. De retour en Guinée, il affirme avoir rejoint cette formation afin de renforcer ses compétences et de mieux préparer son insertion professionnelle.

« Après ma formation, je me suis dit qu’il fallait participer à ce genre d’initiatives afin d’améliorer davantage mes compétences », a-t-il expliqué. Il apprécie l’association entre les techniques de recherche d’emploi et l’entrepreneuriat dans les modules proposés. « Après une formation, il faut nécessairement penser à l’emploi ou à l’entrepreneuriat », estime-t-il.

Mamadou Yaya Bah 

Pour Africaguinee.com 

Créé le 15 septembre 2026 19:16

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