Recrutement de 8 000 enseignants en Guinée : Le SLECG exige le respect strict des accords signés
En Guinée, l’annonce du recrutement imminent de 8 000 nouveaux enseignants suscite à la fois satisfaction et vigilance. Tout en saluant la mesure portée par le gouvernement, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) exige la mise en œuvre intégrale des engagements pris en faveur des enseignants contractuels.
L’annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, Faya François Bourouno, à l’issue du conseil ordinaire des ministres. Si la décision réjouit le SLECG, la structure syndicale met en garde contre tout renoncement aux textes signés.
Respect intégral du point 7 du protocole d’accord du 3 janvier 2026
Le SLECG reconnaît qu’il s’agit d’une mesure apportant un souffle nouveau aux effectifs de l’Éducation nationale. Toutefois, l’organisation dirigée par Kadiatou Bah exige le respect strict du point 7 du protocole d’accord tripartite (Intersyndicale de l’éducation, CNDS, Gouvernement), signé au ministère du Travail et de la Fonction publique au début de l’année en cours.
Ce texte stipule que les enseignants contractuels communaux non retenus lors des sessions précédentes, mais ayant validé la moyenne aux épreuves pratiques de classe, doivent bénéficier d’une priorité absolue lors de ce nouvel engagement.
« Un protocole d’accord signé n’est pas un simple document de circonstance : il constitue un engagement qui doit être exécuté de bonne foi », rappellent les responsables du SLECG dans une note consultée ce mardi 8 septembre 2026.
À la suite des récentes concertations entre le ministère de l’Éducation Nationale (MENA-ETFP) et le ministère de la Fonction Publique, le SLECG exprime sa profonde surprise face aux “velléités” de reprendre l’ensemble du processus. Le syndicat rejette fermement toute décision qui remettrait en cause ou viderait de sa substance le point 7 de l’accord.
Zone spéciale de Conakry : le SLECG conteste les chiffres officiels
S’agissant des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry, le SLECG rappelle que, conformément au protocole d’accord du 2 décembre 2025, les candidats doivent se préparer aux prochains concours et épreuves pratiques tout en bénéficiant de la priorité convenue.
Le syndicat en profite pour apporter une rectification aux déclarations d’un cadre du MENA-ETFP. Le SLECG réitère son refus de toute révision unilatérale des engagements pris par l’État.
« La zone spéciale de Conakry ne compte pas seulement 200 enseignants contractuels concernés, mais des milliers de contractuels. Le Slecg rejette toute remise en cause du protocole« , avertit le syndicat.
Dansa Camara
Pour Africaguinee.com
Créé le 8 septembre 2026 10:03Nous vous proposons aussi
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