Lutte contre les pollutions industrielles : Lancement d’une vaste campagne de reboisement à Kénendé Plateau
DUBREKA- À Kénendé Plateau, une campagne de reboisement a réuni les autorités locales, les citoyens et des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable, ce samedi 8 août 2026. Cette initiative citoyenne est chapeautée par la commission mixte chargée de lutter contre les pollutions industrielles, l’enclavement chronique et le manque d’infrastructures de base (santé, éducation, etc.). L’objectif est double : lutter contre les pollutions industrielles et la dégradation de l’environnement, tout en promouvant le développement local en synergie avec les populations.

Elhadj Ibrahima Diallo, agent de développement et président de la commission donne les détails de ce projet de reboisement. « Cette fois-ci, ce sont 800 plants d’arbres — dont 500 pour les espaces publics et 300 pour les concessions familiales — qui seront mis en terre”, a-t-il déclaré.
Les membres de la commission s’engagent à pérennisant ce reboisement chaque année afin d’atténuer les méfaits de la pollution, de protéger la santé des habitants et d’accroître la production fruitière. Mais au-delà de cette initiatives, les habitants de ce quartier soulèvent d’autres préoccupations: le manque d’infrastructures sociales de base.

“Concernant le second objectif, la zone souffre d’un déficit majeur d’infrastructures routières. Nous sommes enclavés au point où même les femmes confrontées à un accouchement difficile doivent être évacuées à moto. Il n’existe aucune structure sanitaire locale. Quant à notre seule école primaire, elle a accueilli plus de 750 élèves répartis dans seulement trois salles de classe pour l’année scolaire 2025-2026. À ce sujet, nous saluons la société ODHAV qui a annoncé le don de trois nouvelles salles de classe. En attendant, ces élèves suivent des cours par roulement et ne bénéficient que de deux heures de classe par jour, contre au moins sept heures dans le reste du pays. Ce sont ces urgences, parmi tant d’autres, qui nous ont poussés à faire du développement une priorité », a expliqué Elhadj Ibrahima Diallo, président de la commission.

Dans son action, la commission mixte est appuyée par ODHAV Multi-Industrie SA, une unité industrielle spécialisée dans la métallurgie, la pharmacie et les mines. Son représentant, Abdoul Pivot Camara, a souligné que la campagne de reboisement lancée ce jour est structurée, concrète et fera l’objet d’un suivi rigoureux. Le programme prévoit la plantation d’espèces soigneusement sélectionnées sur les sites industriels et dans les zones communautaires de la préfecture de Dubréka.

« Chaque plant mis en terre sera suivi et évalué dans la durée. Nous nous engageons à rendre compte régulièrement aux autorités et aux populations des résultats de ce programme, car un engagement sans suivi n’est qu’une promesse vide. Nous ne pouvons pas relever seuls ce défi : le reboisement est une œuvre collective. Nous invitons les populations de Massaya, les jeunes, les femmes, les établissements scolaires et tous les groupements villageois à s’approprier ce programme », a indiqué M. Camara, par ailleurs directeur des ressources humaines d’ODHAV.

Représentant le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le lieutenant Malick Conté, de la Brigade de lutte contre la criminalité environnementale, a rappelé la mise en place de garde-fous face à la dégradation du milieu naturel et au non-respect des normes.
« En cas de pollution, de dégradation de l’environnement, de déversement de produits toxiques ou de toute menace pour la santé publique, mon équipe interviendra. Je suis prêt à collaborer étroitement avec vous et je propose au président de la commission mixte d’établir un partenariat officiel avec notre brigade », a exhorté cet officier du corps de la garde forestière.

Kénendé Plateau, une zone laissée à l’abandon ?
Située à environ 5 kilomètres du centre-ville de Dubréka, Kénendé Plateau fait face à de nombreux défis, liés au manque d’infrastructures sociales de base. « Nous manquons de tout ici : pas de centres de santé, pas d’écoles suffisantes, pas de marchés, pas de routes. Nous sollicitons l’aide des autorités du pays », a plaidé Madame Diassy, avant d’ajouter : « Il est grand temps d’agir contre la pollution atmosphérique, les nuisances sonores et la dégradation de notre cadre de vie. »

Dansa Camara DC
Pour Africaguinee.com
Créé le 9 août 2026 07:15Nous vous proposons aussi
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