Élections législatives et communales : la DGE renforce les capacités des magistrats et greffiers à Kindia
KINDIA – La Cour suprême, avec l’appui de la Direction générale des élections (DGE), renforce les capacités des magistrats et greffiers des juridictions inférieures. Cette initiative vise à garantir la transparence, la crédibilité et la régularité du processus électoral à travers une gestion efficace du contentieux électoral.
Les travaux de cette session de formation, démarrés ce lundi 13 avril 2026 dans la commune urbaine de Kindia, s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026 en Guinée. À l’issue de cette formation, 30 magistrats et 10 greffiers seront formés en qualité de formateurs nationaux en matière de contentieux électoral.
Présent à la cérémonie d’ouverture, Mamadou Camara, contrôleur général et gouverneur de Kindia, a situé l’événement dans son contexte avant d’exprimer sa gratitude envers le Président de la République.

« La présente rencontre symbolise notre engagement en faveur de la transparence électorale et du renforcement des capacités de nos institutions impliquées dans le processus électoral. Je tiens à exprimer ma gratitude au Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, aux partenaires techniques et financiers pour leur appui constant, ainsi qu’au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, à travers la Direction générale des élections », a-t-il déclaré.
C’est le président de la Cour Suprême qui a présidé le lancement de cet atelier. Dans son discours, Fodé Bangoura a insisté sur la qualité de la justice guinéenne.

« Il vous appartiendra d’approfondir vos connaissances en matière de droit électoral, d’examiner des cas pratiques et de mieux comprendre les mécanismes de traitement du contentieux lié aux élections. Je voudrais insister sur un point essentiel : la qualité de la justice dépend non seulement des textes, mais aussi du travail des greffiers. Ces derniers jouent un rôle central dans la gestion des dossiers, la tenue des audiences et la conservation des actes », a-t-il souligné.
Il a également apporté des précisions sur l’objectif de cette formation :

« Ces ateliers s’inscrivent dans une dynamique plus large de modernisation et de renforcement des capacités de notre système judiciaire. La Cour suprême, en tant que garante de la régularité des procédures et de l’unité de la jurisprudence, se doit d’accompagner les juridictions inférieures dans l’accomplissement de leurs missions. »
Représentant le ministère de la Justice, Billy Kéita a, quant à lui, insisté sur trois piliers :

« Premièrement, assurer une diffusion homogène des connaissances issues de la formation initiale afin que tous les auditeurs disposent d’un socle commun. Deuxièmement, harmoniser les pratiques juridictionnelles pour garantir la cohérence des décisions sur l’ensemble du territoire. Troisièmement, renforcer la capacité opérationnelle des juridictions, notamment en matière de gestion des délais, d’organisation des audiences et de traitement des recours. »
Il a ajouté :
« La crédibilité du processus électoral dépend en grande partie de la qualité de la réponse judiciaire aux contestations. Une justice lente ou perçue comme partiale peut fragiliser la confiance des citoyens. À l’inverse, une justice efficace constitue un facteur de stabilité et de paix sociale. »
La directrice générale des élections, Mme Camara Djénabou Touré, a rappelé le contexte organisationnel :

« Ces élections marquent un retour à l’ordre constitutionnel. Elles se tiennent dans un contexte de nouvelle Constitution, avec un Président élu et un nouveau cadre électoral. Le rôle des magistrats est essentiel, notamment dans la gestion du contentieux sur les listes électorales et les candidatures. »
Elle a également souligné les difficultés rencontrées :

« Vous aurez à gérer des situations complexes, parfois sous pression. Cette formation vise à vous outiller pour faire face à ces défis avec professionnalisme et intégrité. »
Elle a conclu en rappelant l’importance de ces élections pour la démocratie et la gouvernance participative en Guinée.

Au total, 263 participants seront formés au niveau régional à la gestion du contentieux électoral, dont 108 magistrats du siège, 36 magistrats du parquet, 72 greffiers et 54 membres des démembrements de la DGE. Durant trois jours, les participants se pencheront sur plusieurs thématiques.
Kindia, Chérif Kéita
Pour Africaguinee.com
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