Dans la ferveur des préparatifs de l’Eid el fitr : A Madina, vendeurs et acheteurs se plaignent d’une conjoncture économique difficile

CONAKRY- A Conakry, certains citoyens sont déjà dans la ferveur des préparatifs de la fête de Ramadan ou l’Aïd el fitr. Mais les nouvelles ne sont pas « bonnes » dans les marchés que nous avons sillonnés, dans la capitale. C’est le cas à Madina et à Koloma. Dans ces centres de négoce, vendeurs et acheteurs se plaignent tous d’une conjoncture économique assez difficile, qui impacte leur pouvoir d’achat.

A moins d’une semaine de la fête qui marque la fin du ramadan, certains vendeurs, se plaignent de la rareté de la clientèle. Tandis que les clients eux, déplorent la cherté des prix sur le marché. « Les complets sont à 180 mille et les chaussures pour les filles à 100 mille et pour les hommes à 90 mille. Nous avons des robes pour les filles que nous vendons à 200 mille. Nous ne vendons pas comme avant parce que tout le monde est devenu vendeur ou dispose d’une connaissance qui revend les habits. Certaines demandent mais n’achètent pas parce que les prix sont chers disent-ils. Pourtant ce n’est pas nous qui rendons chers les habits. Nous aussi nous prenons chez des grossistes pour revendre pour nous faire un petit bénéfice », confie une commerçante trouvée à sa place au marché de Koloma.

« Quelquefois, toute la journée on a que deux ou trois clients qui achètent. Le reste c’est demander et passer en se plaignant des prix », se plaint une autre vendeuse au même marché.

Direction Madina. Le grand marché de Conakry refoule du monde. Clients et vendeurs à la sauvette se bousculent dans les passages. Devant les boutiques d’habits de longs fils sont formés. Nous croisons devant une boutique, ce père de famille accompagné par ses trois enfants. Il confie avoir dépensé plus d’un million pour l’achat des tenues de fête pour ses enfants.

« J’ai trois (3) enfants et comme c’est dimanche, j’ai profité pour venir à Madina pour acheter leurs tenues de fête. J’ai acheté certaines tenues à 250 mille gnf ; des chaussures à 150 mille et d’autres accessoires. J’ai dépensé plus d’un million. Les prix sont un peu chers mais comme c’est une cliente, elle a réduit pour moi ».

De passage dans certains centres à Madina, les vendeurs et les vendeuses appellent la clientèle sans cesse.   « Que voulez-vous ? Venez acheter je vais réduire le prix. Il y a de bonnes choses », lancent-ils à l’endroit des passants. Certains tiennent la main pour envoyer les gens devant leur boutique ou magasin juste pour écouler leurs marchandises.

« Je suis allé dans deux (2) boutiques mais les prix sont chers. Donc je cherche ce qui est à ma portée pour mon enfant. Il n’y a pas d’argent mais comment on va faire. Parce qu’il faut faire plaisir à son enfant. Je n’ai pas trouvé d’habits d’abord mais je cherche », glisse ce client.

« Pour les robes Abayas, certaines sont à 1 million, d’autres à cinq cent cinquante mille…ça dépend de la qualité. On peut diminuer le prix si la cliente veut. Ce sont des robes qui viennent de Turquie et ce n’est pas cher. Les gens viennent acheter un peu quand même. On se débrouille », admet cette commerçante.

Un reportage de Yayé Aïcha Barry 

Pour Africaguinee.com

Créé le 25 mars 2025 12:00

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