Dakar : Des journalistes ouest-africains outillés sur des thématiques d’enjeux mondiaux

DAKAR- Du 15 au 19 avril 2024, une vingtaine de journalistes ouest-africains en provenance de la Guinée, dont un de votre quotidien en ligne, de la Mauritanie, du Cap-Vert, de la Guinée-Bissau, de la Gambie et du Sénégal ont pris part à un atelier de formation sur la pêche INN (Pêche illicite, non déclarée et non réglementée), la traite des personnes et les criminalités forestières.

Ce programme de renforcement de capacités est une initiative de l’Initiative Mondiale contre la Criminalité Transnationale Organisée (GI-TOC), grâce à l’accompagnement du département d’Etat américain. Cette formation s’est déroulée dans un réceptif hôtelier de Dakar, la capitale du Sénégal.

Selon Lucia Bird, directrice de l’Observatoire des économies illicites en Afrique de l’Ouest au sein de l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC), la pêche INN (Pêche illicite, non déclarée et non réglementée), la traite des personnes et les criminalités forestières constituent un marché important pour la région ouest-Africaine.

« La GI-TOC en tant qu’organisation de la société civile, nous avons identifié un besoin des journalistes pour les soutenir à travailler sur ces problématiques. C’est aussi important de souligner que c’est une priorité du gouvernement des Etats-Unis qui a aussi identifié que ces trois marchés ont des impacts énormes sur la région », a déclaré Lucia Bird.

Le but de ce programme de formation est de soutenir un réseau de journalistes pour avoir un focus sur le marché criminel qui a une partie énorme dans la région ouest-africaine, dira la directrice de l’Observatoire des économies illicites en Afrique de l’Ouest au sein de l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC).

« La traite des personnes, la pêche illégale et le trafic des produits forestiers, constituent un marché que les populations ne connaissent pas beaucoup, mais avec un impact humanitaire, économique et environnemental énorme. Les journalistes sont des acteurs clés pour améliorer la base des données sur ce marché et leur impact. Ce sont des acteurs importants dans la sensibilisation des populations », a déclaré Lucia Bird.

Durant ces cinq jours d’intenses travaux de formation avec des experts sur les trois thématiques, plusieurs modules ont été déroulés. A chaque module, des travaux pratiques ont été réalisés avec les participants, histoire d’amener tout le monde à mieux comprendre.

« A l’issue de cette formation on espère que ces journalistes vont utiliser ce qu’ils ont appris ici leur expérience précédente pour faire des investigations sur ces marchés criminels avec des données, des analyses vérifiables pour changer le narratif sur ce marché criminel dans la région », a ajouté Mme Lucia Bird.

En plus de ces trois sujets, les journalistes ont eu droit à des cours sur les techniques d’investigations. Arnaud Ouédraogo, coordinateur, Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’Investigation en Afrique de l’Ouest (CENZO) est l’un des facilitateurs au cours de cette formation. Il explique :

« Il était question de partager avec nos frères ouest-africains de la côte des outils pour pouvoir travailler de façon approfondie sur les thématiques comme la pêche INN, la criminalité organisée autour de la traite des personnes et la criminalité forestière. Ce sont là des thématiques très importantes qui causent beaucoup de problèmes non seulement sociaux, économiques et même structurels à nos Etats. C’est pourquoi l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal et le concours technique de GI-TOC nous a réunis ici pour partager un certain nombre de connaissances, d’outils et de matériels avec nos confrères journalistes afin de leur permettre d’améliorer les couvertures de ces thématiques à travers notamment la pratique du journalisme d’investigation », a-t-il déclaré.

Selon l’indice mondial du crime organisé, grâce aux travaux de GI-TOC, la traite des êtres humains est le deuxième marché criminel le plus répandu en Afrique de l’Ouest jusqu’en 2023 avant d’être devancé par la cocaïne. On estime que le crime foncier est reconnu comme l’un des crimes environnementaux à l’origine jusqu’à 90% de la déforestation tropicale dans certains pays et avec des graves conséquences sur le changement climatique. L’ampleur de la pêche INN, le crime foncier et la traite des êtres humains en Afrique de l’Ouest est énorme.

Pour sa part, Mouhamadou Kane, analyste à l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC), a salué le dynamisme et la motivation dont ont fait montre les participants tout au long de cette formation.

Au lancement de cet atelier de formation, le chef de mission adjoint des Etats-Unis pour le Sénégal et la Guinée, M. Jonathan Fischer qui a présidé la cérémonie, a souligné l’importance que les États-Unis accordent à ces sujets. Il a invité les participants à s’approprier du contenu de la formation en vue d’amener à un changement de paradigme.

Depuis Dakar, Aboubacar Siddy Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 664 72 76 28 

Créé le 20 avril 2024 12:03

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