Concours de l’ENA : la rigueur se poursuit avec l’épreuve écrite, sous le regard de l’ENAP du Québec

CONAKRY- Demain, dimanche 25 octobre, s’ouvre la troisième phase du concours de recrutement de la première promotion de l’École Nationale d’Administration (ENA). Après le tri opéré par le QCM, le processus entre dans une étape décisive, conduite avec la même exigence d’excellence qui en fait la marque depuis le premier jour.

Une sélection qui ne fléchit pas

Pour cette session inaugurale, 240 places sont ouvertes à plus de 2 500 candidats venus de tout le pays, dont des compatriotes vivant à l’étranger. Organisé conformément à l’appel à candidatures n° 00655/MMAFP/SG/CAB/ENA du 15 avril 2026, le concours comporte quatre phases éliminatoires. À chaque étape, les mêmes principes s’appliquent : rigueur, équité et transparence. Les candidats qui abordent cette troisième phase l’ont emporté sur des épreuves exigeantes. Ils sont désormais attendus sur un terrain tout aussi sélectif.

Une épreuve écrite pour évaluer l’essentiel

Cette phase évalue les compétences attendues d’un futur haut cadre de l’Administration : la compréhension, l’analyse, le jugement situationnel, l’orientation vers le service public et l’intérêt général, la collaboration, la coordination, ainsi que la communication écrite. Elle permet aussi d’évaluer l’aptitude des candidats à structurer leur pensée et à argumenter avec clarté et rigueur.

Une supervision renforcée, avec l’ENAP du Québec

Pour garantir la qualité et l’intégrité de cette épreuve, les encadreurs nationaux ne sont pas seuls. Une équipe de supervision de l’École Nationale d’Administration Publique (ENAP) du Québec, au Canada, est arrivée à Conakry pour participer à la supervision de cette phase cruciale. Institution de référence en formation des cadres publics, l’ENAP accompagne de longue date la Guinée dans le renforcement de ses capacités administratives. Sa présence aux côtés des équipes nationales apporte au concours un regard expert et un surcroît de crédibilité.

Elle illustre aussi la volonté de s’aligner sur les standards des grandes écoles d’administration, conformément à la vision de Refondation portée par le Chef de l’Etat, Mamadi Doumbouya, à travers le programme Simandou 2040. Car comme aime souvent le rappeler son ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique, Faya François Bourouno, une “administration publique moderne doit être bâtie autour de l’excellence, la rigueur, la discipline et la transparence”.

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Au bout du chemin, un jury indépendant

Au terme de cette phase, les derniers candidats en lice comparaîtront devant un jury indépendant, composé de personnalités nationales et internationales. L’équipe de l’ENAP du Québec suivra également cette ultime étape, qui consacrera les 240 futurs élèves de la première promotion.

L’excellence comme boussole

Au-delà des épreuves, c’est une ambition qui se joue : doter la Guinée d’une Administration moderne, performante et intègre, capable de conduire les politiques publiques et de piloter les grands projets dans la dynamique de la vision Simandou 2040. Chaque phase franchie, chaque contrôle renforcé, chaque expertise associée au processus rappelle que l’ENA n’entend rien céder sur l’exigence. Pour les candidats encore en lice, la journée de demain est une nouvelle épreuve de vérité.

Créé le 24 octobre 2026 14:31

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