« Il venait d’arriver à Conakry pour ses vacances »: Un adolescent tué par balle à Matoto…

CONAKRY– Un drame s’est produit dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juillet 2026 à Matoto, dans la haute banlieue de Conakry. Un adolescent de 16 ans, identifié comme Mamadou Alimou Camara, a perdu la vie après avoir été atteint d’une balle à la tête. Élève en 12ᵉ année, le jeune venait d’arriver le même jour à Conakry en provenance de Télimélé pour passer les vacances auprès de sa famille.

Selon les informations recueillies, le tir mortel aurait été effectué par David Moriba Lamah, présenté comme un ami du grand frère de la victime et agent des Forces de défense de sécurité. Les circonstances exactes adu drame restent à élucider, mais une enquête a été ouverte. Le suspect serait actuellement placé en détention au camp Makambo, tandis que le corps de la victime demeure à la disposition des autorités judiciaires pour les besoins des investigations. Interrogé ce lundi 13 juillet 2026, Abdoulaye Keïta, grand frère de la victime, est revenu longuement sur cette tragédie qui a plongé sa famille dans une profonde douleur.

« C’est mon petit frère qui a été tué par mon ami. J’étais sans mots. La balle l’a atteint au niveau de la tête. Ce jour-là, vers 19 heures ou 20 heures, je suis sorti avec lui. Nous avons passé un moment ensemble avant de rentrer à la maison aux environs de 22 heures. Après cela, je l’ai laissé avec les autres membres de la famille et je suis reparti accompagner un collègue à Kaboulé. En cours de route, j’ai rencontré mon ami, David Moriba Lamah, qui revenait de son service. Plus tard, alors que je n’étais plus à la maison, on m’a appelé pour m’annoncer que ce même ami venait de tuer mon petit frère. À cet instant, je ne savais plus quoi penser. »

Le frère de la victime explique que, dans leur famille, certaines habitudes consistent à demander aux plus jeunes d’effectuer quelques exercices physiques lorsqu’ils arrivent à la maison, mais jamais avec une arme. « Chez nous, c’est une vieille habitude. Quand un petit frère arrive, on peut lui demander de faire des pompes ou des abdominaux, juste pour plaisanter ou le taquiner. Mais jamais personne n’utilise une arme dans ce genre de situation. Lui revenait directement de garde. Il ne s’était même pas changé. Peut-être qu’il a demandé au petit de faire ces exercices, mais moi je n’étais pas présent au moment où les faits se sont produits. Je ne peux donc pas raconter ce que je n’ai pas vu. Tout ce que je sais, c’est que lorsque je suis rentré vers une heure ou deux heures du matin, j’ai trouvé mon petit frère allongé au sol, touché par balle. »

Très ému, Abdoulaye Keïta affirme avoir été profondément bouleversé par cette disparition brutale. « Je suis personnellement meurtri. Ce n’est pas seulement mon petit frère qui est mort, c’est aussi mon ami qui est impliqué dans cette affaire. C’est une douleur difficile à expliquer. Je suis resté sur les lieux jusqu’à l’arrivée des autorités. Ensuite, nous avons collaboré avec elles pour que les premières constatations soient effectuées. »

Interrogé sur une éventuelle intention criminelle, le frère de la victime dit ne pas croire que son ami ait voulu tuer délibérément son cadet. « Honnêtement, c’est quelqu’un que je connais depuis longtemps. C’est un garçon que je considère comme gentil. Je ne pense pas qu’il ait agi volontairement. Mon petit frère l’admirait énormément. Il disait souvent que, parmi tous mes amis, c’était celui qu’il préférait. Ils entretenaient de très bonnes relations. C’est pourquoi cette tragédie est encore plus incompréhensible pour nous. Aujourd’hui, selon les informations que j’ai reçues, il est détenu au camp Makambo et la justice fera son travail. »

Le corps de Mamadou Alimou Camara n’a pas encore été remis à sa famille. « Pour le moment, le corps n’est pas encore enterré. Il est toujours entre les mains des autorités judiciaires parce que l’enquête est en cours. Nous attendons les décisions de la justice avant de pouvoir organiser les obsèques. »

Abdoulaye Keïta a lancé un appel aux autorités judiciaires afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. « Le seul message que j’ai aujourd’hui est très simple : je fais confiance en la justice guinéenne. Je souhaite que toute la vérité soit connue et que la justice fasse son travail, dans le respect de la loi. C’est tout ce que je demande. »

 

Mamadou Yaya Bah 

Pour Africaguinee.com

Créé le 14 juillet 2026 08:04

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