« Nous misons sur la rigueur et le mérite » : Le ministre François Bourouno lance la 3è phase du concours d’accès à l’ENA de Guinée

CONAKRY-Ce dimanche 25 octobre marque une nouvelle étape charnière pour la refondation de la fonction publique guinéenne. L’École Nationale d’Administration (ENA) a lancé la troisième phase de son concours de recrutement pour sa toute première promotion. Dans le cadre solennel de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, 570 candidats retenus à l’issue des épreuves de QCM, affrontent l’épreuve écrite. À la clé : seulement 240 places pour intégrer ce moule d’excellence destiné à façonner l’élite administrative du pays.

​Faya François Bourouno : « Nous misons sur la rigueur et le mérite »

Présent sur les lieux pour présider le lancement des épreuves, Faya François Bourouno, ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, a rappelé la vision exigeante qui sous-tend ce processus exceptionnel :

​« J’étais venu féliciter ces candidats qui ont atteint ce niveau du parcours. Nous sommes en train de recruter les élèves de la première promotion du diplôme de l’École Nationale d’Administration. Conformément au protocole qui caractérise les programmes de formation, nous misons sur la rigueur dans le processus de construction des programmes, incluant la sélection des participants. L’école est ouverte à tout le monde, c’est pour cela que nous avons diversifié les programmes, mais le programme qui porte sur le diplôme de l’ENA doit être mis en œuvre avec toute la rigueur requise », a souligné le ministre.

​Revenant sur les différentes étapes franchies, le chef du département de la Fonction publique a précisé :

​« Nous avons défini quatre étapes de sélection : la première sur dossier, la deuxième consistait en des QCM passés il y a quelques semaines. Les résultats nous ont permis d’avoir un peu plus de 500 candidats retenus pour la troisième étape d’aujourd’hui, qui porte sur l’écrit. On connaît la capacité à répondre aux QCM, mais nous voulons aussi tester et évaluer les capacités rédactionnelles des futurs élèves-fonctionnaires. »

​Satisfait de la mobilisation logistique, sécuritaire et administrative, le ministre a réaffirmé l’objectif final de cette réforme : ​« Les conditions d’égalité des chances ont été créées. Nous sommes sur la recherche du mérite. L’école va reposer sur l’excellence comme rigueur dans tout le processus d’enseignement, parce que la finalité visée est d’offrir aux citoyens un service public de qualité et accessible à tous. »

​Partenariat canadien : L’expertise de l’ENAP au service de l’excellence

​Pour garantir un concours aux standards internationaux, la Guinée s’est entourée de l’expertise canadienne. Louise Picard, coordonnatrice aux affaires internationales à l’École Nationale d’Administration Publique (ENAP) du Québec, n’a pas tari d’éloges sur l’organisation locale :

​« Nous, à l’ENAP, sommes très contents et très satisfaits du déroulement des événements. On pense que les conditions pour la passation des épreuves sont de très haut niveau, de très haute qualité. Je sais que c’était la prérogative du ministre d’avoir un concours aux plus hauts standards internationaux ; c’est la raison pour laquelle l’ENAP a été appelée à collaborer dans ce contexte. On observe qu’effectivement, les équipes de l’ENA de Guinée déploient tout le nécessaire et bénéficient d’un encadrement exceptionnel pour incarner cette vision. »

​Mohamed Dramé, candidat : « Participer au rayonnement de notre beau pays, la Guinée »

​Dans les rangs des candidats, la ferveur et la détermination se lisaient sur tous les visages. Pour beaucoup, réussir ce concours ne représente pas seulement un accomplissement personnel, mais un engagement sacré envers la Nation.

​Mohamed Dramé, enseignant venu tenter sa chance, incarne cet patriotisme : « J’ai une confiance absolue, mais surtout, nous ne savons pas ce qui nous attend réellement. Mais ersonnellement, je souhaite être admis ici à l’École Nationale d’Administration, parce que je sais que ça promet beaucoup. L’École Nationale d’Administration de Guinée a besoin de bons cadres. Nous sommes de bons partenaires. Des cadres qui ont l’amour du pays, patriotes surtout, et qui veulent que le pays aille de l’avant. Dans ce cadre, je veux vraiment participer au rayonnement de notre beau pays, la Guinée, notre paradis. »

​Alors que les épreuves écrites se poursuivent dans le calme et la concentration à l’Université Gamal Abdel Nasser, la Guinée observe avec espoir l’émergence d’une nouvelle génération de serviteurs de l’État.

Yayè Aicha Barry

Pour Africaguinee.com

Créé le 25 octobre 2026 11:34

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