Bac unique 2026 : comment les candidats préparent la session de rattrapage…
CONAKRY– À quelques jours du coup d’envoi de la session de rattrapage du baccalauréat prévue du 20 au 23 août 2026, les candidats multiplient les séances de révisions et affichent leur détermination à décrocher leur diplôme lors de cette ultime épreuve.
Dans plusieurs écoles publiques et privées, les élèves rencontrés se disent prêts à saisir cette « seconde chance » offerte par les autorités éducatives. Pour eux, cette session constitue une opportunité pour franchir le dernier palier menant vers les études supérieures. C’est le cas de Mamadou Diallo, élève en terminale sciences sociales. « Cette session de rattrapage est une première en Guinée, donc on s’y prépare bien. Nous sommes prêts cette fois-ci à affronter les épreuves afin de décrocher notre dernier sésame. C’est une chance qui nous est donnée et nous devons vraiment la saisir », explique-t-il.
Le jeune candidat doit composer en mathématiques et en anglais, deux matières qu’il considère comme importantes dans son parcours. « Je dois valider en mathématiques et en anglais. Je suis surtout prêt en anglais. Par contre, les mathématiques ne sont pas faciles pour les élèves en sciences sociales. Malgré tout, on fait de notre mieux pour obtenir la note qu’il faut cette fois-ci. Nous avons beaucoup travaillé et nous voulons vraiment réussir », ajoute Mamadou Diallo.

« Nous sommes fiers de pouvoir accéder au même niveau que nos confrères »
La récente décision du ministère de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation d’orienter les candidats admis à cette session est également accueillie avec intérêt par les élèves interrogés. Selon cette décision, les candidats qui réussiront la session pourront accéder à l’enseignement supérieur, au même titre que ceux admis lors de la première session.
Pour Mamadou Diallo, cette décision est salutaire. « J’ai aimé le communiqué, parce que la Guinée a besoin de valoriser l’étude pratique. Nous avons surtout apprécié le fait que nous allons maintenant partir au même niveau que nos camarades admis lors de la première session. Pour nous, c’est une grande satisfaction et nous sommes fiers de cette décision », estime-t-il. Toutefois, le jeune élève ne cache pas son intérêt pour la formation professionnelle et l’enseignement technique.
« Moi, j’aime beaucoup faire l’école professionnelle. Je voudrais apprendre dans un domaine qui peut me permettre d’être directement opérationnel dans la vie active, notamment dans la comptabilité, le transport ou d’autres domaines pratiques », précise-t-il.

Sobè Souaré : « Cette deuxième chance, nous devons la saisir coûte que coûte »
Même détermination chez Sobè Souaré, élève en sciences sociales. Comme son camarade, elle doit affronter les épreuves de mathématiques et d’anglais. Pour elle, l’enjeu est clair : profiter de cette seconde opportunité pour valider le baccalauréat.
« On se prépare pas mal. Ce n’est pas facile quand même, mais nous avons le courage et nous sommes déterminés à décrocher cette fois-ci le BAC. Comme nous n’avons pas eu la chance lors de la première session, cette deuxième chance, nous devons la saisir coûte que coûte pour valider notre bac. Nous savons que c’est une opportunité importante et nous ne voulons pas la laisser passer », confie-t-elle.
La candidate assure avoir retrouvé la confiance à l’approche des épreuves. « Je suis en session de rattrapage en mathématiques et en anglais. Oui, je suis prête. Nous avons travaillé, nous avons révisé et maintenant nous devons mettre en pratique ce que nous avons appris. Le plus important, c’est de rester concentrés et de croire en nos capacités », poursuit Sobè Souaré.

Concernant la décision du ministère permettant désormais aux admis à la session de rattrapage d’accéder à l’enseignement supérieur, elle estime que les deux orientations peuvent avoir leur importance.
« Je trouve que ce n’est pas mal. Le premier communiqué, j’avais vraiment aimé, parce que j’ai toujours rêvé d’étudier dans une école professionnelle. Nous connaissons tous les réalités de la Guinée actuelle. Nous avons besoin de personnes qui sont fortes sur le terrain, pas seulement de personnes qui sont fortes théoriquement, mais aussi de personnes qui savent pratiquer et travailler », souligne-t-elle, avant de reconnaître l’intérêt de la nouvelle mesure :
« Mais le deuxième communiqué aussi, ce n’est pas mal. Nous aurons également la chance d’aller dans les universités et de poursuivre nos études dans l’enseignement supérieur. Donc, personnellement, j’ai apprécié les deux possibilités. L’essentiel pour nous aujourd’hui, c’est d’abord de réussir le bac et ensuite de pouvoir poursuivre notre formation », ajoute la candidate.
Au complexe scolaire Safia, des cours de préparation sont organisés gratuitement
Du côté de l’administration scolaire, tout a été mis en œuvre pour accompagner les candidats concernés par le rattrapage. Des sessions de préparation ont été organisées sous l’impulsion de la fondation et de la direction de l’établissement, explique Alseny Tamoura, directeur adjoint des études du complexe scolaire.
« Effectivement, nous avons eu des enfants candidats à la session de rattrapage. Sous l’ordre de la fondation, la direction a organisé des sessions de préparation. Comme vous pouvez le constater ici, nous avons établi un emploi du temps spécialement destiné aux candidats concernés », explique-t-il.
Selon lui, le dispositif a été adapté aux différentes séries et aux matières dans lesquelles les candidats vont composer. « Nous avons des élèves concernés en sciences sociales, notamment en français, en philosophie, en anglais et en histoire. Nous avons planifié les enseignants en fonction de leur disponibilité afin de permettre aux enfants de reprendre les notions qui n’étaient pas suffisamment maîtrisées », précise Alsény Tamoura.

Le même dispositif a été appliqué aux élèves des autres séries. « Il y a également des candidats en sciences mathématiques qui sont concernés par les mathématiques, la physique et la chimie. Nous avons aussi organisé leur emploi du temps. Pour les sciences expérimentales, certains candidats sont concernés par la biologie, la géologie, la physique et la chimie. Nous avons donc travaillé avec les enseignants pour couvrir les différentes matières », ajoute Alseny Tamoura.
Au total, les cours de préparation se sont déroulés pendant deux semaines, avant de laisser place à une période consacrée au travail individuel.
« Nous avons fait l’emploi du temps sur deux semaines avec des cours programmés. Il faut rappeler que ces cours étaient gratuits. Les élèves ont donc pu suivre ces cours sans avoir à payer quoi que ce soit. La troisième semaine, ils ont été libérés afin de pouvoir lire leurs leçons à la maison, revoir les exercices et approfondir les révisions. Je pense que cela s’est bien passé », se félicite-t-il.
« Une forte mobilisation des élèves »
Pour la direction de l’établissement, la mobilisation des candidats constitue l’un des principaux motifs de satisfaction. « Il y a eu une forte mobilisation des élèves. Ils sont prêts parce qu’il y a eu des cours en temps réel et un véritable accompagnement. Pendant neuf mois, nous avons travaillé avec eux à travers différentes séances de révision. Mais comme dans tout parcours scolaire, certains ont trébuché par endroits. Ils ont rencontré des difficultés dans certaines matières, et nous avons justement essayé de revenir sur ces points afin de les préparer au rendez-vous du rattrapage », indique le directeur des études adjoint.
À quelques jours du lancement des épreuves, les encadreurs sont confiants : « Nous avons beaucoup travaillé avec ces enfants afin qu’ils puissent être véritablement au rendez-vous. Aujourd’hui, nous estimons qu’ils disposent de connaissances nécessaires. Il leur appartient maintenant de rester concentrés, de travailler et de donner le meilleur d’eux-mêmes le jour des épreuves », lance-t-il.
« C’est une seconde chance qu’il faut absolument saisir »
Alseny Tamoura salue par ailleurs la décision permettant aux admis de la session de rattrapage d’accéder à l’enseignement supérieur. « La bonne nouvelle désormais, c’est que le diplôme obtenu à l’issue de cette session va permettre aux élèves d’avoir accès à l’enseignement supérieur au même titre que ceux qui ont été admis lors de la première session. La valeur du diplôme ne va pas changer. La qualité du diplôme ne va pas changer. Les diplômes auront la même valeur et la même authenticité », rassure-t-il.

Pour lui, cette mesure doit surtout être considérée comme une véritable opportunité pour les candidats concernés. « C’est une seconde chance. C’est une innovation qu’il faut saluer. Les élèves doivent vraiment saisir cette opportunité. Ils ont déjà parcouru un long chemin, ils ont travaillé pendant toute l’année et aujourd’hui une nouvelle possibilité leur est offerte. Nous encourageons donc les candidats à rester mobilisés, à croire en eux-mêmes et à aller chercher leur réussite », conclut le responsable scolaire.
À l’approche de cette session de rattrapage, élèves, encadreurs et responsables d’établissements semblent ainsi partager le même objectif : transformer cette seconde opportunité en réussite et permettre aux candidats concernés de poursuivre leur parcours académique dans les mêmes conditions que leurs camarades admis dès la première session.
Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 15 août 2026 09:11Nous vous proposons aussi
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