Tir de Toumba sur Dadis : Cécé raconte comment Marcel a organisé la « chasse à l’homme »…

Dadis Camara et sa garde rapprochée

CONAKRY-Peu après la tentative d'assassinat sur la personne du capitaine Moussa Dadis Camara au camp Koundara (le 03 décembre 2009), Cécé Raphaël Haba dit avoir été victime d'une cabale visant à l'éliminer.

A l'en croire, des allégations de traîtrise ont été colportées à son encontre. Une menace d'exécution planait sur sa tête, a révélé le garde du corps du commandant Toumba Diakité. Il affirme pourtant que c’est lui qui avait sauvé le Président après la rixe tragique au camp Koundara, actuel camp Makambo.

« Les gens me cherchaient en disant où est Cécé qui a trahi la Forêt. On disait que je me suis rapproché de Toumba, oubliant que c'est une note de service qui m'a fait rapprocher de lui. J'étais obligé de me cacher jusqu'à ce que la tension se calme. Claude Pivi a joué un grand rôle, si ce n'était pas lui on allait me tuer. Parce qu'ils ont arrêté ma femme. Ils l'ont envoyée à la présidence et ont mis le couteau sur son cou. Si tu ne montres pas où se trouve ton mari, tu vas partir avec lui. Ma femme ayant l'amour sincère qui vient de Dieu, a dit si vous avez tué mon mari, moi aussi tuez-moi. C'est un ami qui est venu arracher ma femme dans leurs mains en lui donnant 20.000 GNF comme transport pour la permettre de rentrer », a-t-il révélé. 

La chasse à l'homme mise en branle par Marcel Guilavogui

« J'ai appelé Marcel en lui demandant sa position. Il m'a dit toi-même tu es où ? J'ai répondu que je suis à Dabondy. Il m'a dit si on vient à Dabondy on peut te trouver ? J'ai dit oui. Une fois à la station je suis là. Puisque j'avais la tête sur les épaules, j'ai dit venez. Les gens qui me cherchaient me connaissent. Quand on te dit Cécé est là, ils savent de quoi je suis capable. Ils sont venus à Dabondy où il y a le lac au bord de la route. J'étais dans le couloir habillé en noir. Ils sont venus et ont garé. Ils avaient des armes, des machettes, des haches, des lance-pierres. Quand ils sont descendus, ils ont dit si vous le voyez, découpez-le. Dès que j'ai vu la position, j'ai eu un réflexe. Si je restais à la station et qu'ils viennent me trouver c'était fini pour moi. Ils sont entrés fouiller partout. Quand ils sont partis, j'ai appelé Marcel pour lui dire vous êtes où ? Il a dit mais nous sommes venus sans te voir. J'ai dit OK je me suis déplacé. C'est en ce moment j'ai appelé le grand frère du président qui m’a dit :  On t’accuse d’avoir fait mal au président tu peux appeler son grand frère ? Je lui ai dit : tout ce que j'ai fait pour la famille c'est ma récompense ? Les gens cherchent à me tuer ? Il m’a demandé ma position que j’ai fini par donner.

Ils sont venus dans une voiture rouge. Mais pour me rassurer qu'ils ne sont pas venus avec un groupe de militaires et de policiers, j'ai fait des va-et-vient dans la zone. J'ai vu que c'est RAS. J'ai su qu'il est venu pour moi et qu'il est venu pour me sauver. C'est comme ça je me suis présenté à lui. Il m'a pris dans sa voiture jusqu'à chez lui derrière l'Ambassade d'Amérique. De là-bas, ils ont appelé Grand Co (Claude Pivi) qui a envoyé des missionnaires. On m'a envoyé dans la voiture jusqu'à la présidence. En ce moment quand tu entends qu'on a envoyé un colis à la présidence, c'était fini. Mais arrivé à la présidence, Grand Co a appelé son secrétaire pour lui dire de ne pas m’abandonner et de me faire entrer dans son bureau et fermer pour ne pas que personne n'y entre», a fait savoir l'accusé. 

A suivre…

Siba Engagé

Pour Africaguinee.com

Créé le 7 novembre 2022 18:59

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