Sur les traces de l’artiste Bah Sadio: A la découverte de la tombe de l’auteur du morceau « Djere lele »
PARIS- C’est le résultat d’une investigation exclusive menée avec tact pendant un peu plus d’un an par Africaguinee.com. Après la publication du retentissant documentaire intitulée « sur les traces de l’artiste Baldé Sadio », votre quotidien électronique s’est lancé dans une autre aventure de recherche passionnante : Qu’est devenue la tombe de l’enfant de Bhoundou Teli Daande Kommba ?
Sur les traces de l’artiste Bah Sadio (Acte 3)
Ces mois d’investigation ont abouti à une découverte de taille et qui va certainement contribuer à aider les autorités guinéennes à rapatrier le corps de l’auteur du tube « Jeere-Leele », tel que souhaitée par sa famille restée en Guinée. La sépulture de Mamadou Sadio Bah, connu sous le nom de Baldé Sadio a été retrouvée « intacte » au cimetière parisien de Thiais, près d’un demi siècle après son décès.

C’est à Paris la capitale de la République française où nous avons lancé des recherches directes. Grâce à des personnes interposées, une nouvelle étonnante mais rassurante surgit. Bien que la tombe soit forclose depuis 1984, la partie qui a accueilli la dépouille de Bah Sadio n’a pas été touchée. L’administration du cimetière de Thiais a fourni à Africaguinee.com des attestations de l’existence de la tombe de l’artiste avec toutes les références. Aucun doute ne subsiste désormais sur sa sépulture.
Mamadou Sadio Bah, mort des suites d’opération d’une cirrhose de foie le lundi 25 octobre 1976, inhumé le vendredi 29 du même mois repose à la Division 74, tombe 54 de la ligne 21 du cimetière parisien de Thiais avec comme numéro de sépulture THI 02796 TP 1976.

Avec ses 103 hectares répartis sur 130 divisions, le cimetière parisien de Thiais est le deuxième plus vaste parmi les 20 cimetières de la Ville de Paris, après celui de Pantin. C’est aussi le plus récent puisqu’il a ouvert ses portes en octobre 1929. Environ 115 000 sépultures s’y trouvent, pour 150 000 concessions accordées. Elles sont regroupées dans 130 divisions. C’est là où repose l’enfant de Bhoundou Tély depuis près d’un demi siècle.

C’est le consulat du Sénégal qui avait coordonné l’enterrement de l’artiste sur demande de la communauté guinéenne, car à l’époque, les services consulaires guinéens n’étaient pas opérationnels, à cause d’une rupture diplomatique entre la France et la Guinée.
Nous avons approché le cimetière de Thiais, ainsi que la section d’exhumation. Nous avons également contacté une agence des pompes funèbres appelée BERTRAND. Baldé Sadio repose dans un carré apparemment dédié aux musulmans. Toutes nos sources tiennent le dossier et montrent le chemin à suivre pour une éventuelle exhumation et rapatriement des restes du corps de l’artiste vers Conakry.
Bhoye Bah, tête de pont de la découverte de la tombe de Bah Sadio
Dans cette recherche, Africaguinee.com est entré tout d’abord, en contact avec Mamadou Bhoye Bah, un guinéen qui vit en France. Les premières informations sont rassurantes. De fil à aiguille, l’administration du cimetière que nous avons contacté a confirmé que l’artiste Mamadou Sadio Bah repose toujours à Thiais sous le nom de Mamadou BALDE. Le cimetière a produit deux certificats au nom de la Mairie de Paris. L’un concerne l’inhumation ; l’autre la sépulture à la division 74, tombe 54, ligne 21 sous le numéro THI 02796 TP 1976. (Voir documents produit le 16 Aout 2016 à THIAIS).

Bhoye Bah retrace le chemin qui a abouti à cette découverte.
« En ce qui concerne la suite de l’enquête intitulée ‘’ SUR LES TRACES DE BAH SADIO’’, l’artiste guinéen décédé en 1976 à Paris, les démarches pour la partie française ont commencé quelques jours seulement après que la diffusion du documentaire réalisé par Africaguinee.com en Guinée. Le documentaire a été viral sur les réseaux sociaux. Les émotions et les partages ont suscité la curiosité pour savoir ce qu’est devenue sa tombe. Connaissant les conditions d’inhumation et de conversation d’une sépulture en Europe qui nécessitent un paiement, il n’y avait pas un grand espoir. Toutefois nous nous sommes engagés à retracer la vie de l’artiste en France où il a rendu l’âme. Sur la base des informations précieuses sur l’artiste que vous Africaguinee.com m’avait communiquées en Guinée, j’ai entamé les recherches. Les premières démarches consistaient à identifier le cimetière où il est inhumé, parce qu’il y avait une confusion entre le cimetière communal de Thiais et celui parisien de Thiais.
J’ai commencé par le cimetière communal. Ils ont vérifié à travers les renseignements qu’Africaguinee.com m’a fourni. Tout a été vérifié dans les archives, aucune tombe qui accueille Mamadou BALDE décédé en 1976 n’y était. On me fait savoir qu’ici c’est seulement les habitants de la commune de THAIS qui sont inhumés. La dame qui m’a reçu précise que si le défunt dont je cherche la tombe est de nationalité étrangère et musulman, il doit reposer dans un carré musulman au grand cimetière international parisien de THIAIS. Elle me conseille de m’y rendre tout en me communiquant le numéro de l’autre cimetière.

Je prends la direction du cimetière parisien de THIAIS. J’appelle, c’est une femme qui répond aussi. Avant mon arrivée, elle me confirme l’existence d’une concession funèbre qui a accueilli Mamadou BALDE qui correspond à la date d’inhumation de Mamadou Sadio BALDE (décédé le lundi 25 Octobre et inhumé le vendredi 29 Octobre 1976 des suites d’opération NDLR) qui était le seul d’ailleurs et la seule inhumation, du jour dans ce cimetière. Mamadou BALDE à la place de Mamadou Sadio Baldé, c’est compréhensible car en France on retient souvent le premier prénom. Au lieu de Mamadou Sadio BALDE, il garde Mamadou BALDE. J’ai décidé de m’y rendre pour tirer tout cela au clair. Le personnel m’a reçu, j’ai donné le lien du documentaire qu’ils ont visionné. Ils étaient surpris de savoir que c’est une célébrité qui repose là. Je leur ai donné tous les détails nécessaires à ma disposition. J’ai expliqué l’historique de l’arrivée de l’artiste en France. Effectivement les informations concordaient. Les guinéens sont passés par le consulat du Sénégal comme garant pour inhumer BAH SADIO. Ce qui explique dans les archives du cimetière que le consulat du Sénégal est sous couvert de l’inhumation de Baldé SADIO.
Après confirmation, ils m’ont donné le plan du cimetière avec l’identité de la tombe et le numéro (THI 02796 TP 1976. Emplacement Division 074, Ligne 21, Tombe 54. Je me suis rendu près de la tombe avec le papier qu’ils m’ont remis, effectivement la tombe existe, j’ai tout vu. Je doutais parce que le paiement pour la tombe n’est pas renouvelé. J’ai demandé si la dépouille n’est pas déterrée. Le personnel m’a rassuré que Mamadou BALDE n’est pas déterré parce que la partie où il est inhumé n’est pas réutilisée encore. Nous avons fait les images de la tombe.

Donc soyons heureux que la tombe de BAH Sadio existe au cimetière parisien de Thiais avec toute la possibilité de rapatrier la dépouille vers Conakry », explique Mamadou Bhoye Bah, guinéen résident en France, tête de pont pour la découverte de la tombe de Bah Sadio.

Pourquoi le Consulat du Sénégal avait-il organisé les funérailles ?
Nous avons retrouvé à nouveau le doyen Abdoulaye Diallo dit Carter tuteur de Bah Sadio en France, l’homme que l’artiste a toujours appelé affectueusement ‘’NGARA BAYDALLAAHI’’. C’est à lui également que l’Hôpital Bichat s’était adressé dans la soirée du lundi 25 octobre 1976 quand BALDE SADIO a rendu l’âme. Selon lui, la Guinée n’avait pas d’ambassade encore moins de consulat opérationnel à Paris qui pouvait servir de garant pour inhumer l’artiste ‘’JEERE LEELE’’. Les services diplomatiques de Guinée étaient en berne en France 1976. C’est pour cette raison que le consulat du Sénégal avait été sollicité, se souvient-il.
« La raison est simple, si la Guinée avait une ambassade opérationnelle ou un consulat en France en 1976, il revenait à la Guinée le plein droit de rapatrier la dépouille de l’artiste vers Conakry ou l’inhumer à son nom. Après l’indépendance de notre pays, c’est vrai la Guinée et la France chacun a ouvert une ambassade chez l’autre, mais après un temps de froid diplomatique est survenu entre les pays. La France qui a ouvert son ambassade en Guinée en 1961 la ferme en 1965 pour la rouvrir en 1975 soit 10 ans de rupture diplomatique. La Guinée aussi a muté son premier ambassadeur en France Naby Youla en Allemagne en 1961, un autre est venu derrière je pense qui est resté jusqu’en 1964. Je pense qu’un problème s’est posé autour d’Air Guinée à l’aéroport d’Orly. Certains disent que le pilote guinéen a abandonné l’avion pendant des jours sur le tarmac, une autre source indique qu’il a été retenu sans raison, d’autres encore disent qu’il a été recruté par une autre compagnie, en tout cas la Guinée avait vu ça comme un coup politique de la France. Finalement elle était contrainte de payer une forte somme pour dépassement de temps d’arrêt à l’aéroport d’Orly pour récupérer son avion. Je pense que cela a contribué à précipiter une rupture des relations diplomatiques.
Au décès de Bah Sadio, l’ambassade de Guinée était là mais les services dédiés n’étaient pas opérationnels à cause du froid diplomatique entre les deux pays. Je me souviens fin de 1976 début 1977, Conakry avait nommé un certain Saidou Keita pour rétablir les relations diplomatiques avec Paris, c’est 3 mois après qu’il est rappelé et Aboubacar Somparé est nommé ambassadeur en France. Donc n’ayant pas de services consulaires dédiés à cette époque, nous nous sommes tournés vers le Sénégal pour inhumer notre parent », se souvient Abdoulaye Carter Diallo.
Au cimetière Parisien de Thiais, les archives mentionnent que le consulat du Sénégal a inhumé l’artiste musicien Mamadou BALDE, laissant croire au personnel du cimetière qu’il était sénégalais. Cette hypothèse est renforcée par un autre détail : Bah Sadio est arrivé en France avec un passeport Gambien ou Sénégambien comme on aimait les appeler souvent dans les années « 60 » à « 80 ».
« Au décès de Sadio, comme nous n’avions aucun choix, on s’est rabattu sur le consulat du Sénégal en France, je me souviens : la communauté nous avait mis devant avec Saliou Diouldé, un guinéen né au Sénégal. Il avait épousé la fille du consul du Sénégal Tom Seck, son épouse s’appelle Agathe Seck. Ahmed Tidiane Cissé (ancien ministre de la culture d’Alpha Condé NDLR) (voir photo) était à nos côtés.

C’est nous trois qui avions mené les démarches auprès du consulat du Sénégal sous mandat de la communauté guinéenne, parce que nos services diplomatiques n’étaient pas opérationnels. Feu Saliou Diouldé avait bien expliqué notre besoin à son beau-père qui est le consul du Sénégal qui a pris toute la situation en mains jusqu’à l’inhumation de Bah Sadio. Le consul avait confié les démarches à un commissaire de police sénégalais en service au consulat. C’est sous tutelle du consul du Sénégal, mais c’est les guinéens qui avaient demandé cette faveur. Avant, nous avions examiné d’autres moyens, en vain.
Saliou Diouldé est allé devant comme représentant des guinéens, ce qui a facilité la tâche, nous autres avions suivi. La communauté s’était fortement mobilisée. Comme je vous l’ai dit, nous étions là avec Alpha Condé, Siradiou Diallo, Bah Mamadou et beaucoup d’autres cadres guinéens d’un niveau intellectuel élevé comme Bah Ataoulaye, (fils de feu Elhadj Thierno Abdourahmane BAH Labé), qui avait informé la famille en Guinée à travers une lettre écrite en arabe. Mais le responsable direct de Sadio c’était moi. C’est effectivement à Thiais, division 74 qu’il est inhumé, si ma mémoire est bonne, c’est à l’Avenue 0 non loin de la ruelle qui longe la clôture du pourtour Est du cimetière.

Nous avions œuvré afin qu’il soit dans un caveau funéraire pas en contact direct avec la terre, un aspect qui pourrait faciliter le rapatriement de la dépouille. Ataoulaye Bah et moi l’avions expliqué à la famille de Bah Sadio lors d’un de nos séjours en Guinée quelques mois après le décès. J’avais reçu un papier à cet effet avec les certificats de décès et d’inhumation. J’avais remis tout à Ahmed Tidiane Cissé, malheureusement avec le temps, c’est perdu », témoigne Abdoulaye Diallo, tuteur de Bah Sadio en France qui garde encore la guitare de l’artiste Jeere-Leele.
Hôpital Bichat Claude Bernard où est décédé BAH Sadio
A l’hôpital Bichat Claude Bernard de Paris où est décédé Bah Sadio, nous avons essayé de tirer des informations sur son dossier médical. Le coup de fil nous mène droit sur une femme, très accueillante.
« Ce que vous demandez remonte de longtemps, ça fait de très nombreuses années. Je crois qu’on ne remonte pas plus de 10 ou 20 ans, c’est le domaine des relations avec les usagers. De toute façon je vous mets en contact, vous allez voir. C’est le service qui peut vous donner satisfaction » a lancé cette dame qui n’a pas donné son identité au téléphone.
L’appel est transféré à OSMONT COLLINE, chargée des relations avec les usagers de l’hôpital, les associations et les cultes. Au bout du fil nous lui avons demandé sur la base du dossier médical de quoi l’artiste s’est plaint et dans quel état était-il arrivé à l’hôpital. COLLINE a été brève et pointue sans satisfaire notre curiosité :
« Je comprends votre demande Monsieur, mais il y a deux choses qui se présentent : vous n’auriez pas accès aux informations médicales en tant que personne qui ne vient pas de la famille dans tous les cas, ensuite les dossiers médicaux ne sont conservés que 10 ans après le décès. Au bout de 10 ans les dossiers médicaux sont détruits. Après ces années, il y aura plus de traces de dossier médical. Donc le dossier médical de la personne dont vous cherchez a été détruit comme beaucoup d’autres. Je ne pense pas qu’il ait un détail que l’hôpital peut donner après la destruction du dossier, donc c’est fini » précise OSMONT COLLINE, chargée des relations avec les usagers de l’hôpital, les associations et les cultes.

Ce qu’il faut pour exhumer les restes du corps…
Au bureau des concessions des cimetières de Paris, les informations données indiquent que la Guinée n’a plus besoin de passer par le consulat du Sénégal pour exhumer la dépouille de Bah Sadio. En fait, après l’expiration du paiement au lendemain de l’inhumation pour la location de la tombe, il n’y a eu aucun autre paiement pour la conservation, ce qui lève entièrement le droit de propriété du consul du Sénégal sur la concession funéraire. En termes clairs, être en forclos ou forclose veut dire ‘’ Être privé du bénéfice de l’exercice d’un droit pour ne l’avoir exercé que dans un délai fixé’’.
Madame Sichaure au standard au moment de la conversation téléphonique précise que tout partirait de la famille du défunt ou son mandant désormais :
« Une demande d’exhumation en provenance de la famille du défunt suffirait pour lancer la procédure. Comme la concession est forclose on n’a pas besoin de passer par le consulat du Sénégal dont la tâche s’est limitée à l’inhumation. La Famille de Monsieur Baldé Mamadou, vous-même pouvez produire la demande au nom de la famille ou une tierce personne. Il suffit de joindre le livret de famille ; les actes de naissance qui prouvent que la décision d’exhumation vient des plus proches parents ou bien l’autorisation vient de la famille pour qu’une autorité prenne en charge la suite. Déjà la division est connue 74, lignes, tombe 54. Il faut contenir toutes ces informations dans une demande à l’endroit du bureau des concessions (…) », détaille Mme Sichaure qui a répondu à Africaguinee.com au standard du bureau des concessions du service des cimetières établi à 71 rue des Rondeaux 75020 PARIS. Le bureau a même fourni un document à remplir (voir images).


Retour au Cimetière de Parisien de THIAIS…
Nous avons fait un retour au cimetière parisien de Thiais un an après le premier contact. La donne n’a pas changé : la sépulture de Sadio reste toujours intacte. Lorie, agente d’accueil funéraire à Thiais :
« Je l’ai trouvé, comme je vous l’ai dit la tombe est forclose depuis 1985 on n’y a pas touché. L’on se rappelle vous avez appelé l’année dernière pour la même concession ; depuis c’est marqué ‘’ PROJET D’EXHUMATION EN COURS A NE PAS REPRENDRE’’. La sépulture est toujours présente, on ne va pas y toucher ne vous inquiétez pas. Nous attendons vos démarches auprès du bureau juridique, ils viendront vers nous pour la suite de la situation », confie Lorie agente funéraire à Thiais.

Frais d’exhumation et coût du transport vers Conakry…
Mamadou Bhoye Bah a cherché à se renseigner également sur d’éventuelles démarches auprès des pompes funèbres Bertrand afin de connaître le coût et la procédure d’exhumation et le rapatriement vers la Guinée.
« J’ai choisi les Pompes Funèbres BERTRAND qui jouissent d’une bonne réputation en France, ils font régulièrement des travaux dans ce sens. BERTRAND m’a fait savoir qu’il y a une sorte de caisse sous forme de cercueil moins grand parce que le volume de la dépouille a diminué, il ne resterait que des ossements qu’on pourrait récupérer et emballer très bien. Pour ce faire, ils ont contacté la Mairie de Paris qui gère les cimetières dont celui de Thiais, ce service dédié a aussi indiqué qu’ils sont entrés en contact avec le cimetière parisien de Thiais, donc une deuxième confirmation de l’existence de la tombe de Bah Sadio.

Donc, c’est possible d’engager des démarches administratives afin de ramener la dépouille de Bah Sadio en Guinée. Ils ont fait un devis provisoire pour toutes les procédures. Il y a deux possibilités, je peux mener les démarches seul tout comme on peut payer les frais aux pompes funèbres pour faire le travail de l’exhumation au rapatriement. Quand tout sera acquis, il faudra payer une ambulance pour le transport de la caisse mortuaire jusqu’à l’aéroport suivi des confirmations à Conakry qu’il y a un carré où les restent de Bah Sadio seront inhumés pour toujours ou bien dans une autre région du pays notamment dans sa zone d’origine. Cela fait partie des questions que j’ai abordées avec les pompes funèbres BERTRAND. Nous sommes sur la bonne voie et toutes les chances sont de notre côté pour que Bah Sadio rentre au pays comme il l’a chanté : ‘’Un jour je rentrerai chez moi’’.

Nous attendons la réaction de la famille via Africaguinee.com et l’appui du gouvernement guinéen à travers le ministre de la culture qui peut engager les processus financiers. La chose est plus facile parce que Bah Sadio n’a pas d’héritiers directs ici femme et enfants. Ce sont les frères et sœurs du défunt qui peuvent autoriser tout cela avec une lettre de consentement mais les charges reviennent à l’Etat guinéen », précise Bhoye Bah qui s’engage à représenter la famille si elle est consentante.
Les Pompes Funèbres BERTRAND établies au 15e arrondissement 99 avenue Emile Zola, 75015 PARIS et au 13e arrondissement 50 boulevard de l’Hôpital 75013 PARIS, ont fourni à Africaguinee.com un devis détaillé des frais.

Tout est clair désormais autour de la légende Bah Sadio. Il revient désormais à l’Etat guinéen de réécrire l’histoire de Bah Sadio en honorant sa chanson ‘’Ñannde go,o mi hootaye Gine’’(un jour je rentrerai en Guinée), un rêve prémonitoire d’une icône parti à la fleur de l’âge. Le rapatriement de sa dépouille va s’inscrire non pas en lettre de sang mais en lettre d’Or dans la mémoire collective des guinéens et dans le monde culturel particulièrement.
Dans les prochains jours, Africaguinee.com reviendra sur un autre pan de la vie de Bah Sadio. Sur les pas de Marie Fayza, la tunisienne noire devenue son épouse…des révélations croustillantes à retrouver bientôt dans ls colonnes de votre quotidien électronique.

En attendant, merci de revoir la première partie de l’enquête réalisée il y a un peu plus d’un an.
A suivre…
Une enquête réalisée par Alpha Ousmane BAH
Pour Africaguinee.com
Tel : (+224) 664 93 45 45
Créé le 3 février 2025 10:30Nous vous proposons aussi
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