PN-RAVEC : Des superviseurs communaux interpellés dans plusieurs localités

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En Guinée, la crise s’envenime entre les superviseurs communaux du PN-RAVEC (Programme national de recensement administratif à vocation d’état civil) et leur hiérarchie. Dans plusieurs localités du pays, des agents réclamant le paiement de leurs arriérés de salaire ont été interpellés par les forces de l’ordre pour avoir refusé de restituer les motos de service.

Des interpellations à Gaoual, Beyla et Guéckédou

Selon plusieurs sources contactées par Africaguinee.com ce vendredi 28 août, plusieurs agents qui auraient refusé de rendre leurs motos de service ont été interpellés dans plusieurs localités. (Image d’illustration).

C’est le cas à Gaoual, Beyla, Guéckédou et dans plusieurs autres localités du pays. À l’origine de ces tensions : le refus des agents de restituer le matériel roulant déployé dans le cadre du projet. Pour ces derniers, la remise des équipements reste strictement conditionnée par le règlement intégral de leurs arriérés de salaire.

Dans la journée du jeudi 27 août, sept agents recenseurs ont été arrêtés à Guéckédou et contraints de restituer leurs engins. Une information confirmée par le superviseur technique communal de la sous-préfecture de Bolodou. Du côté des autorités locales, aucune réaction n’a pu être obtenue en dépit de nos sollicitations.

« Nous avons été invités à la préfecture pour échanger autour de la situation. Le préfet nous a expliqué qu’il ne faisait qu’exécuter les ordres reçus de sa hiérarchie. Alors que nous commencions à nous entendre, un pick-up de la gendarmerie est arrivé. On nous a sommés de monter à bord. Une fois sur place, on nous a obligés à rendre les motos. Mais nous continuerons notre combat sans ces engins, jusqu’à ce que nous soyons rétablis dans nos droits », a témoigné Saa Moussa Tolno, en service à Guéckédou.

Outre ces interpellations, des superviseurs communaux affirment faire face à des intimidations au quotidien.

Contrats résiliés et préavis au 31 août

Ce conflit fait suite à la résiliation des contrats de ces agents, fixée au 31 août prochain. Dans une note circulaire datée du 13 août 2026, le coordonnateur national du programme, l’intendant général (2s) Aboubacar Biro Condé, appelait déjà à la libération des équipements :

« Nous vous demandons de bien vouloir préparer, dans les meilleurs délais et sous la supervision des coordinateurs régionaux, les documents de passation de consignes en vue de leur mise à disposition des préfets, à toutes fins utiles », écrivait-il.

Un appel qui passe mal auprès des agents sur le terrain, déterminés à faire valoir leurs droits financiers avant toute passation de service.

Dansa Camara DC

Pour Africaguinee.com

Créé le 28 août 2026 13:00

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