Plastiques à usage unique : “L’heure n’est plus à l’hésitation, mais à l’action”, dixit le ministre Bourouno
CONAKRY- Le ministre Porte-parole du Gouvernement et ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique, Faya François Bourouno, s’est exprimé ce lundi au sujet de l’interdiction des plastiques à usage unique. Tout en saluant l’adhésion des populations, il a justifié la mise en œuvre de cette décision présidentielle ainsi que le cadre réglementaire et les mesures d’accompagnement prévues pour les acteurs de la filière.
La durabilité au cœur de la vision nationale
Inscrivant cette décision dans la dynamique globale de développement du pays, le ministre a souligné que le gouvernement entend lier prospérité économique et préservation de l’environnement.
« Le gouvernement, en tant qu’outil de l’État pour la mise en œuvre de la politique de développement, travaille aujourd’hui à transformer notre ambition nationale, illustrée par le programme Simandou 2040. Cette ambition porte une vision claire pour les quinze prochaines années : la transformation que veut notre Président pour notre cher pays, la Guinée. Ce programme est bâti autour de cinq piliers que vous connaissez, mais un socle majeur soutient toute cette transformation : la durabilité. Pour le Président de la République et son gouvernement, il faut transformer la Guinée, créer de la richesse, générer des emplois et instaurer des conditions de prospérité pour les Guinéennes et les Guinéens, sans compromettre l’avenir des générations futures », a-t-il entamé.
Selon le porte-parole du Gouvernement, cette orientation se traduit par une volonté de respecter les exigences environnementales internationales et de réduire l’empreinte carbone globale du pays.

« Ces politiques s’inscrivent en droite ligne avec la volonté du Chef de l’État de réduire notre empreinte carbone, en respectant nos engagements internationaux ainsi que notre vocation à faire de la protection de l’environnement une priorité absolue. Cela a commencé par la mise en œuvre du projet minier Simandou, qui a bénéficié de la reconnaissance des institutions les plus prestigieuses au monde en la matière, saluant un projet exécuté selon les exigences environnementales les plus élevées, notamment en matière d’empreinte carbone », a ajouté le ministre.
Une réglementation ferme pour changer les modes de consommation
Faya François Bourouno rappelle que pour lutter contre la pollution plastique, le Chef de l’État avait pris des mesures deux ans auparavant, suivies de périodes de transition permettant aux acteurs socio-économiques de se conformer aux nouvelles exigences.
« Nous connaissons tous la décision prise il y a deux ans par le Président de la République, qui, fidèle à cette vision, a signé un décret interdisant la production, l’importation et la commercialisation des emballages et des déchets plastiques à usage unique. À la suite de ce décret, une période transitoire de deux ans a été accordée à l’ensemble des acteurs pour prendre les mesures nécessaires à une application effective à partir de ce mois de septembre 2026. Un travail considérable a été abattu. Ce décret, ainsi que tout l’arsenal réglementaire qui l’accompagne, ne constitue pas de simples actes administratifs, mais de véritables politiques publiques visant à améliorer le cadre et les conditions de vie de la population guinéenne », détaille M. Bourouno.

A l’en croire, l’objectif affiché ne se limite pas à la prohibition, mais vise un changement en profondeur des habitudes quotidiennes au bénéfice de la salubrité publique :
« Derrière cet objectif, le gouvernement entend modifier les comportements et les modes de consommation. Il s’agit de s’éloigner de l’utilisation de déchets polluants et dangereux pour notre santé et la propreté de nos villes, pour aller vers des modes de production respectueux de l’environnement, favorisant l’utilisation de produits biodégradables. L’enjeu est de réussir cette transition. Face aux défis de notre pays, notamment celui de la salubrité, le Président de la République l’a affirmé : l’heure n’est plus à l’hésitation, mais à l’action. S’il était difficile par le passé d’affronter la problématique de la gestion des déchets, c’est aujourd’hui une réalité concrète, encadrée par un programme aligné sur les interdictions en vigueur. »
Premiers résultats
Selon le porte-parole du Gouvernement, les premiers effets de cette réglementation se font déjà ressentir sur le terrain, illustrant les avancées de cette politique environnementale :
« C’est avec beaucoup de satisfaction que nous constatons aujourd’hui les premiers résultats : une baisse drastique des déchets plastiques dans les espaces publics, fruit direct de ce décret et de ses arrêtés d’application. Je tiens à saluer la vision audacieuse du Président de la République, ainsi que le leadership de Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement, qui coordonne l’ensemble de ces actions. »

Toutefois, le ministre Bourouno a rappelé la nécessité de concilier la fermeté environnementale avec la prise en compte des équilibres économiques et des besoins essentiels des populations :
« Nous ne devons pas nous limiter à cela. Gouverner, c’est aussi prendre en compte toutes les préoccupations afin que ces mesures s’appliquent sans créer de déséquilibres dans les autres secteurs de la vie nationale. Cette politique publique de gestion des déchets plastiques est ainsi complétée par d’autres actions majeures, à commencer par la question de l’eau, érigée en priorité absolue par le gouvernement. »
Nous y reviendrons !
Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 20 octobre 2026 07:18Nous vous proposons aussi
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