Paris : Plainte pour « escroquerie » contre le président de la Coordination des Associations Guinéennes de France

PARIS- La Coordination des Associations Guinéennes de France (CAGF) a décidé de porter plainte contre son président Daouda Conté pour “escroquerie” à Paris.

Révélée en janvier dernier par Africaguinee.com, l’affaire est désormais entre les mains des autorités françaises. Selon un communiqué diffusé ce 25 mars 2026 par Maître Pierre Bouget, avocat à la Cour et conseil de l’association, la procédure a été lancée dès la fin de l’année dernière.

« Une plainte pour escroquerie a été déposée le 26 décembre 2025 à Paris par la CAGF à l’encontre de Monsieur Daouda Conté, alors président de l’association », indique le communiqué consulté par Africaguinee.com.

Plus de 50 000 euros au cœur du litige

Le préjudice financier, initialement estimé à 51 000 euros, a été réévalué à la hausse par les enquêteurs internes. Les investigations portent sur une période de neuf mois, entre janvier et septembre 2025. « La somme totale détournée […] est de 53 642 euros », précise l’avocat dans son communiqué.

Cette offensive judiciaire s’appuie sur un rapport rédigé par d’ancien responsables de la CAGF. Deux anciens présidents et un ancien secrétaire général ont passé au crible les comptes bancaires de l’organisation. Leurs conclusions pointent une faille majeure dans la gouvernance.

Lire aussi- Paris: un scandale de 51 000 euros secoue la Coordination des Associations Guinéennes de France

« Cette enquête interne a conclu que seul Monsieur Conté avait accès au compte bancaire de la CAGF durant cette période. La responsabilité directe du président dans ces transactions est engagée », apprend-on.

Si Daouda Conté n’a pas encore réagi officiellement à ce nouveau développement judiciaire, il avait livré sa version des faits à Africaguinee.com en janvier dernier. Pour lui, il ne s’agit pas de vol, mais de procédures habituelles au sein de la structure. Il justifiait alors ces sorties d’argent par deux leviers :

  1. Le remboursement de frais : (Transports, hôtels, restauration) dont un rapport aurait été transmis au bureau.
  2. Le financement de projets : Via une société basée en Guinée.
  3. Conté dénonçait à l’époque une « commission à charge » et un « conflit d’intérêts » visant à l’évincer. Pour sa défense, il invoquait la tradition de l’association :

« De 2021 à 2024, quand je n’étais pas président, plus de 100 000 euros ont été décaissés sans validation préalable [du Conseil d’Administration]. Je n’ai pas considéré cela comme un détournement à l’époque, mon cas ne doit pas l’être non plus. »

L’enquête de police se poursuit

Malgré ces explications, le dossier suit son cours à Paris. Le cabinet de Maître Bouget confirme que les services de police ont été saisis pour faire toute la lumière sur ces mouvements de fonds suspects. “Les services de police sont informés et une enquête est en cours”, révèle l’avocat.

À ce stade, Daouda Conté – que nous avons tenté de joindre « sans succès » suite à ce dernier développement-,  bénéficie de la présomption d’innocence.

Dossier à suivre!

Africaguinee.com

Créé le 25 mars 2026 21:30

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