Nouadhibou : 132 migrants dont des Guinéens sauvés par les gardes-côtes mauritaniens
NOUADHIBOU – Une nouvelle tragédie a été évitée au large de la Mauritanie. Les gardes-côtes mauritaniens ont secouru mercredi 26 novembre 2025 une embarcation en détresse fortement surchargée, a appris Africaguinee.com. À bord, 132 migrants ouest-africains, dont des citoyens guinéens, gambiens et sénégalais. Ils tentaient de rallier l’Europe par la route très dangereuse des Canaries.
Les autorités mauritaniennes ont confirmé avoir procédé, à l’aube de mercredi 26 novembre 2025, à la découverte et au sauvetage d’une pirogue en haute mer. Selon les premières informations, l’embarcation était immobilisée après avoir épuisé son carburant après six jours de traversée dans des conditions extrêmes.
Le détail des passagers révèle l’ampleur du drame humain en cours. Une source guinéenne proche des autorités espagnoles a confié à Africaguinee.com que la pirogue transportait 132 migrants dont 104 Sénégalais, 22 Gambiens (dont 12 hommes et 10 femmes) et 6 Guinéens.
Parmi les passagers se trouvaient également dix mineurs et un nourrisson de seulement quatre mois. Tous avaient embarqué à bord d’une pirogue dépourvue de toit et manifestement inadaptée au long voyage entrepris.
Un flux migratoire en hausse à Nouadhibou
Nouadhibou, ville côtière mauritanienne, est tristement connue comme le dernier point de passage avant de s’engager sur la route internationale, longue et périlleuse, vers les Îles Canaries espagnoles. Les services de migration locaux constatent une nette augmentation des départs durant ce mois de décembre, principalement depuis le Sénégal, la Gambie et la Guinée.
Concernant spécifiquement les citoyens guinéens, cette découverte intervient moins d’une semaine après l’interception d’un autre convoi dans lequel se trouvaient plus de 150 jeunes originaires de Conakry.
Une traversée mortelle de 1 700 kilomètres
Le voyage auquel s’astreignent ces migrants, particulièrement les Guinéens, demeure l’un des plus dangereux de l’océan Atlantique. Chaque départ met des vies en péril, comme l’attestent les drames réguliers.
Selon une source proche du dossier, la distance en mer entre Conakry et les Canaries est estimée entre 1 300 et 1 700 kilomètres, selon la destination insulaire choisie. En conséquence, la traversée peut durer de 11 à 14 jours en pleine mer dans des pirogues souvent surchargées et non adaptées. Les passagers sont exposés aux pannes de moteur, au manque d’eau potable, aux conditions climatiques insoutenables et à tous les autres dangers de l’océan.
Ce nouvel incident souligne l’urgence d’une réponse coordonnée face à la crise migratoire qui continue de frapper l’Afrique de l’Ouest.
Dossier à suivre
Dansa Camara
Pour Africaguinee.com
Créé le 27 novembre 2025 10:38Nous vous proposons aussi
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