Mohamed Shérif Tounkara, candidat à l’élection présidentielle: “Ma priorité, ce sera la jeunesse”
CONAKRY – Alors que beaucoup voyaient un obstacle quasi infranchissable pour les candidats indépendants à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, la candidature de Mohamed Shérif Tounkara a déjoué les pronostics en devenant l’un des candidats indépendants en lice. Grâce à sa dynamique, il ambitionne d’instaurer un “Renouveau Citoyen” en Guinée. Ce samedi 15 novembre 2025, cet entrepreneur de carrière a reçu une équipe d’Africaguinee.com pour dévoiler ses ambitions politiques.
AFRICAGUINEE.COM : Vous êtes l’un des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
Mohamed Shérif Tounkara : Faire partie des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 suscite en moi un sentiment de satisfaction ; de joie et de fierté. C’est une grande opportunité pour moi d’accéder aux plus hautes fonctions dans notre cher pays la République de Guinée. Je prends la validation de ma candidature avec humilité ; avec beaucoup de courage et de détermination. Elle est le résultat des efforts conjugués de l’ensemble de mes collaborateurs connus ou dans l’ombre.
Qu’est-ce qui vous a motivé à vous porter candidat à cette élection présidentielle ?
Ma motivation n’est autre chose que de faire émerger la République de Guinée. Pour avoir beaucoup voyagé, pour avoir entrepris et réussi, j’ai acquis une grande expérience dans la bonne gestion. Il est donc temps pour moi de mettre cette expérience et ce vaste réseau auquel je suis connecté à contribution pour changer la donne dans mon pays qui m’a tout donné et auquel je dois tout. C’est aussi et surtout parce que je suis convaincu qu’au soir de la publication des résultats je serai déclaré président de la République de Guinée. Et si les guinéens m’accordent leurs suffrages, je leur rendrai la monnaie en accomplissant avec eux et pour eux de merveilleuses réalisations.
Dans quelques jours s’ouvrira la campagne électorale. Comment êtes-vous en train de préparer la vôtre ?
Mes collaborateurs et moi sommes à pied d’œuvre. Nous sommes en train de la préparer dans le calme et la sérénité, sur quelque chose de solide et d’audible. Dans la cuisine interne nous avons préparé quelque chose de bon ; de réaliste et réalisable grâce à notre directeur de campagne. Autrement dit, nous ferons une campagne électorale digne de ce nom, une campagne réussie. Nous irons à la rencontre de nos compatriotes où qu’ils se trouvent pour leur faire part du projet de société que nous avons conçu pour eux. Cette campagne électorale sera une occasion pour nous de discuter avec les populations de leurs préoccupations et de la manière par laquelle nous allons les résoudre ensemble.
C’est quoi votre projet de société ?

Mon projet de société est bâti sur l’essentiel des secteurs vitaux. Il comporte plusieurs volets notamment l’agriculture, l’élevage ; la culture ; les mines ; la bonne gouvernance ; la justice ; le bien-être ; l’éducation ; la santé ; les infrastructures ; la justice et la sécurité pour tous ; la création d’emplois pour les jeunes ; l’accès au financement pour les femmes et l’égalité de chance pour ne citer que ceux-là.
Comment comptez-vous faire pour vendre votre projet de société ?
C’est en allant vers les populations leur soumettre notre vision ; les écouter et les associer à tout ce que nous faisons. Nous voulons changer la façon de faire en impliquant les mandants car tout notre combat c’est pour leur bien-être. Notre projet de société porte une attention particulière sur les jeunes, les femmes ; les travailleurs ; les couches vulnérables et la diaspora.
Comment voyez-vous vos chances de gagner ?
Nous avons toutes les chances car nous disposons de ce qui est meilleur pour la population guinéenne. La décision de nous porter candidat n’est pas un fait de hasard. C’est plutôt bien mûri. Nous porter à la présidence de la République de Guinée par la voie démocratique le 28 décembre est une chance pour le pays et l’ensemble de la population. Nous croyons fermement en notre chance dans le fair-play démocratique.
Pourquoi faut-il voter pour Elhadj Mohamed Shérif Tounkara ?
Parce que j’ai le meilleur projet pour la Guinée. J’ai les approches pour un véritable développement économique et social de la Guinée. Il faut voter pour Mohamed Shérif Tounkara parce qu’il incarne le pragmatisme, le réalisme, le renouveau ; l’émergence économique pour un développement harmonieux, inclusif et durable. Voter pour Mohamed Shérif Tounkara c’est voter utile ; c’est voter pour le bien-être de l’ensemble des guinéens résidents et expatriés.
Vous êtes l’un des rares dont la candidature a été retenue en tant qu’indépendant. Quel a été votre secret ?
J’ai juste cru en ma chance et en la solidité de mon dossier.
Quelle sera votre priorité une fois élu président de la République ?
Le bien-être de tous ; les femmes ; les jeunes et les secteurs vitaux tels l’économie ; l’éducation :la santé ; la justice ; la sécurité et la bonne gouvernance constitueront ma priorité.
Pensez-vous que votre expérience d’entrepreneur sera un atout pour vous ?
Si je suis là aujourd’hui, c’est parce que je veux pousser la jeunesse à réussir dans ses initiatives, parce que moi j’ai commencé à zéro et si je me présente ce n’est pas pour moi-même mais c’est pour aider la Guinée.
Vous avez de l’expérience que vous allez donc utiliser pour changer les choses ?
J’ai des entrées dans de nombreux pays à travers le monde. Et Il nous faut suffisamment de moyens pour soutenir les PME et les femmes qui sont essentielles pour l’économie. Je connais ce qu’étaient des pays il y a vingt ou trente ans et je connais ce que sont les mêmes pays aujourd’hui. En les comparant à la Guinée on voit un écart énorme.
Alors vous serez neuf à compétir. Est-ce que vous envisagez des alliances au premier tour pour mieux vous positionner et gagner plus d’électorats ?
C’est une perspective bien que j’aie un électorat dense. Mais pour le moment, les questions d’alliances ne sont pas à l’ordre du jour.
Dans moins de deux semaines, nous serons dans la campagne électorale. Quel sera votre message principal ?
Ce sera un message de paix ; d’unité ; de cohésion et de développement dans un langage courtois et de vérité ; pour leur dire ce qu’il faut pour développer le pays, le chemin à suivre pour y parvenir, et faire en sorte que la Guinée progresse. Si la majorité des guinéens et des guinéennes accepte de venir avec moi, ils verront le résultat juste après. J’irai donc vers les populations pour partager ma vision, pour vivre leur quotidien pour qu’ensemble nous envisageons ce qui est meilleur pour notre pays.
Pour vous, est-ce que la Guinée mérite mieux en termes de gouvernance ?

Bon, disons vrai. Ce n’est pas que les autorités ne sont pas en train de travailler. Elles sont en train de travailler.
Mais on peut toujours faire mieux. Nous sommes venus pour apporter ce qui manque. J’ai porté un regard objectif sur la situation de notre pays. J’ai noté le chômage des jeunes ; le manque de soutien suffisant aux femmes, aux agriculteurs ; bref à ceux qui dans l’ombre rythment le pays. Je me suis dit qu’il faut aider le pays en soutenant toutes ces couches socioprofessionnelles. La liste est assez longue car le pays manque d’infrastructures sociales de base ; il faut absolument en construire en quantité et en qualité. A mes yeux, l’éducation est un secteur qui n’évolue pas. Il faut trouver les moyens pour renforcer l’éducation en formant d’abord les enseignants, parce que si les enseignants ne sont pas bien formés, ils ne peuvent pas donner une bonne éducation aux enfants. Prenons le secteur de la santé. Là aussi, il y a beaucoup à faire. Il faut former le corps médical, construire les infrastructures nécessaires et fournir le matériel, les équipements adéquats afin de réserver une meilleure prise en charge des patients. Il faut soutenir les médecins dans la formation continue.
La présidentielle du 28 décembre se fera sans certains poids lourds de la classe politique notamment le RPG Arc-en-ciel, l’UFDG, l’UFR, pour ne citer que ceux-là. Songez-vous à puiser dans leur électorat pour remporter le scrutin ?
Bien sûr que je vais le faire, en cherchant à faire adhérer le maximum de militants et sympathisants à mon projet de société. La stratégie est déjà mûrie. Pendant la campagne, elle sera déroulée.
Avec quels moyens allez-vous réussir ?
Les moyens existent. Il suffit juste de savoir les mobiliser et nous avons la meilleure stratégie pour les mobiliser afin d’aider le pays à avancer à la satisfaction générale. Et nous avons des partenaires sur qui nous pouvons compter.
Alors, vous avez vécu longtemps à l’étranger, tout comme le chef de l’État Mamadi Doumbouya, également candidat. Est-ce que vous vous connaissez ?
Non, je ne connais pas le président Mamadi Doumbouya. Je ne l’ai vu qu’à la télé.
Et son Premier ministre ?
Le Premier ministre Amadou Oury Bah, oui on s’est rencontrés deux fois dans des cérémonies, on s’est serré la main, mais il n’y a pas de relation particulière entre nous.
Pourquoi le candidat Mohamed Chérif Tounkara est-il le meilleur ?
Parce qu’il a les compétences, l’expérience et l’ambition d’aider le pays ; mieux il est bien entouré. Ce sont ces atouts qui me galvanisent ; qui me motivent à briguer la magistrature suprême de la Guinée.
Aujourd’hui, vous avez l’opportunité de vous adresser aux guinéens, notamment aux électeurs. Quel message avez-vous à leur transmettre ?
Je demanderai à la Guinée et aux Guinéens, à mes chers compatriotes, de croire en moi et de se dire : « pourquoi ne pas essayer ce monsieur ? ». Parce que si on me propulse à la présidence par la voie démocratique beaucoup de choses vont changer. Nous n’avons pas de baguette magique certes, mais je sais que le changement viendra, bien sûr avec le peuple et avec les cadres qui seront là pour incarner ce changement. Nous allons améliorer les choses. Pour ceux qui travaillent, il faut bien les payer et améliorer leurs conditions de vie et de travail pour obtenir de meilleurs résultats. Pour ceux qui ne travaillent pas, il faut créer des emplois décents pour eux. La corruption est l’un des maux qui retardent tous les pays. Je ne tolérerai pas la corruption ; je compte la combattre sous toutes ses formes ainsi que les corrupteurs et les corrompus.
Interview réalisée par Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 17 novembre 2025 13:45Nous vous proposons aussi
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