Menace de grève en Guinée : Journée décisive à Conakry…

CONAKRY-Le Mouvement syndical guinéen mettra-t-il sa menace d’aller en grève à exécution ? Les guinéens retiennent leur souffle en attendant l’issue de la rencontre prévue ce lundi 12 février 2024 dans l’après-midi entre les leaders syndicaux et la partie gouvernementale.

« Requinqué » par le soutien d’une partie de la société civile et des acteurs politiques, le mouvement syndical guinéen a fait monter les « enchères » la semaine dernière en rajoutant une nouvelle revendication.

En plus de la kyrielle de revendications contenues dans le préavis de grève déposé le 06 février dernier, Amadou Diallo et ses camarades exigent désormais aussi la levée de la restriction internet et la libération des ondes.

Les délégués syndicaux seront reçus par le Conseil National du Dialogue Social, mandaté par le Gouvernement pour entamer des discussions en vue de parvenir rapidement à un « accord mutuellement bénéfique ».

Ce tête-à-tête va-t-il aboutir à une entente permettant de désamorcer tant soit peu la crise ? Rien n’est moins sûr. Car les lignes de démarcation entre les deux parties se sont beaucoup distendues. Certains responsables syndicaux joints par Africaguinee.com restent d’ailleurs très sceptiques quant à l’issue de cette rencontre. Ils estiment qu’en « refilant » la patate chaude au Conseil national du dialogue social, le Gouvernement ne prend pas la mesure de « gravité de la situation ».

« Nous irons répondre sans se faire beaucoup d’illusions. Personnellement, je ne m’attends pas à grand-chose », confie un leader syndical. Notre source précise qu’ils seront intransigeants et inflexibles sur la principale revendication à savoir la libération immédiate de Sékou Djamal Pendessa, leader du SPPG (syndicat des professionnels de la presse de Guinée) incarcéré depuis trois semaines.

« Il faut qu’il soit libéré. Si cela est fait, on verra bien pour le reste des revendications en toute sérénité », a martelé notre interlocuteur.

En plus des points mentionnés ci-hauts, le mouvement syndical exige du Gouvernement la révision à la baisse du prix des denrées alimentaires de première nécessité, l’application intégrale du protocole d’accord tripartite signé le 15 novembre 2023, l’application Intégrale du protocole d’accord sectoriel de l’Éducation signé le 27 octobre 2023. Le Gouvernement de son côté promet d’apporter une réponse aux revendications soulevées.

A suivre…

Africaguinee.com

Créé le 12 février 2024 12:00

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