Lutte contre les mutilations génitales féminines : les conseillers nationaux outillés conjointement par l’UNICEF et l’UNFPA

CONAKRY-Un atelier de formation axé sur la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF), a été lancé le lundi 3 avril 2023, en faveur des membres du Conseil National de la Transition (CNT).

C’est une initiative de l’UNICEF (Fonds des Nations-unies pour l’Enfance), en collaboration avec le Ministère de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables.

Cette formation de deux jours permettra aux Conseillers nationaux d’être outillés sur ce fléau en vue de s’impliquer efficacement dans la lutte pour l’éradication des MGF.

Cette session s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme conjoint UNFPA-UNICEF portant sur l’élimination des mutilations génitales féminines. Ce, conformément à la promesse mondiale de mettre fin aux MGF.

Selon le Représentant adjoint chargé des opérations à l’UNICEF Guinée, cette formation ciblant les honorables conseillers du CNT, à un triple objectif. A savoir :

1- Sensibiliser et informer les conseillers sur les conséquences de cette pratique et la nécessité de son élimination ;

2- Mobiliser les conseillers pour l’accroissement des investissements et des financements publics nécessaires à l’éradication des MGF ;

3- Plaider pour le maintien des acquis en termes d’engagement politique contre les MGF, notamment par la reconduction dans la future constitution, des dispositions interdisant la pratique des MGF et le mariage d’enfant.

« Il est impératif que tous les Etats, y compris la Guinée, promeuvent une vision axée sur les droits humains et accompagnée d’un engagement et d’un ensemble d’actions visant l’élimination des mutilations génitales féminines. Il nous reste moins d’une décennie pour atteindre l’objectif 5.3 de l’ODD 5 : parvenir à l’égalité des sexes. Pour promouvoir l’élimination des MGF, des efforts coordonnés et systématiques impliquant l’ensemble de la communauté, sont nécessaires. Ils doivent être axés sur les droits humains, l’égalité entre les sexes, l’éducation sexuelle, l’accès à l’éducation et porter une attention particulière sur les besoins des femmes et des filles ayant subi de telles pratiques », soutient Henri Heikura.

En Guinée, l’un des défis importants à relever est de mettre fin à la médicalisation de la pratique des mutilations génitales féminines. « Selon les résultats de l’enquête démographique et de santé de 2018, le taux s’élève à 34 % contre 31 % en 2012. Je voudrais terminer en réitérant l’engagement de l’UNICEF à accompagner le CNT et tous les acteurs dans leurs efforts de paix, d’inclusion et de développement en général et, en particulier, ceux en faveur de l’abandon des mutilations génitales féminines », a ajouté le Représentant de l’UNICEF à cette rencontre.

Cet atelier permettra aux conseillers nationaux bénéficiaires de la formation, d’avoir toutes les informations ainsi que les données qu’il faut pour qu’ils soient un soutien important à l’application de la loi. Ils seront également des vecteurs pour faire la promotion de l’abandon des MGF, a entamé la Ministre de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables.

« Représentant 52% de la population, les femmes guinéennes sont confrontées encore à beaucoup de difficultés découlant des disparités sexistes et des pesanteurs socioculturelles qui ont pour conséquence, la persistance des violences basées sur le genre avec un taux de 80% chez les filles et femmes âgées de 15 à 64 ans et une prévalence de 94,5% de mutilation génitales féminines chez les filles/femmes de 15 à 49 ans et 39 % chez les filles de 0 à 14 ans.

C’est pourquoi, le gouvernement guinéen, à l’instar des autres pays du monde, a souscrit à différents instruments juridiques internationaux, régionaux et sous-régionaux protégeant et promouvant les droits humains des femmes. Notamment la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relative aux droits des femmes, l’adoption et la promulgation de plusieurs textes juridiques telle que la loi sur la parité, la loi sur la santé de la reproduction ; le code civil et le code de l’enfant, pour ne citer que ceux-là.

C’est au regard de ce qui précède que le gouvernement, à travers le département de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, a organisé la présente rencontre dont l’objectif est de sensibiliser les conseillers du CNT et renforcer leurs connaissances sur les violences basées sur le genre en particulier les mutilations génitales féminines », a livré Aicha Nanette Conté.

Le président du CNT a été représenté à cette rencontre par Hadja Maimouna Yombouno, première vice-présidente de l’institution. Elle a dit à cette occasion que cet atelier permettra aux conseillers nationaux d’être outillés afin de renforcer la législation, mais également d’encourager l’allocation budgétaire destinée à renforcer le combat contre les violences basées sur le genre, y compris la pratique des MGF.

« Je rassure de la disponibilité de notre institution à œuvrer dans le sens de la promotion constante du bien-être des femmes et des filles de Guinée. C’est pourquoi, j’invite les participants de cette session, à davantage de suivi, d’analyse critique, en tenant compte des expériences individuelles et des données actuelles à l’effet d’aboutir à des conclusions et recommandations consommables pour le CNT », a dit la conseillère nationale.

Dansa Camara DC

Pour Africaguinee.com    

Créé le 5 avril 2023 21:10

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