Kankan : des agriculteurs en détresse face à l’éternel problème d’eau…

KANKAN-À plus de 15 kilomètres du centre-ville de Kankan, le village agricole de Diankana fait face à un manque d’eau pour arroser les champs. Le problème menace directement les exploitations agricoles. Dans cette zone agro-pastorale où la terre constitue le principal moteur économique des ménages, les cultures peinent à se développer et les rendements chutent dangereusement, plongeant les producteurs dans une situation préoccupante.

Bakary Touré, agriculteur tire la sonnette d’alarme : « Aujourd’hui, nous traversons une situation vraiment difficile. Le manque d’eau impacte gravement nos activités agricoles. Nos cultures sont touchées, les rendements diminuent et beaucoup d’agriculteurs sont découragés. Nous lançons un appel pressant aux autorités et aux partenaires agricoles pour qu’ils nous accompagnent dans la recherche de solutions durables, comme faire des forages, des retenues d’eau et ou tout autres systèmes d’irrigation. Si rien n’est fait, c’est toute notre production qui est menacée, et avec elle, la sécurité alimentaire dans la région. »

Même constat à Kokonikoro, à 20 km en direction Dabola. Ici aussi, l’agriculture tourne au ralenti, faute d’accès à l’eau. Sékou Keita, exploitant local, témoigne le visage marqué par l’inquiétude :  « Nos plantations se dessèchent progressivement, et même l’élevage commence à souffrir. Sans eau, toutes nos activités agricoles sont bloquées. L’agriculture est notre principale activité. Si cette crise perdure, de nombreuses familles risquent de sombrer. Il est urgent que les autorités et les partenaires se mobilisent. »

Avec l’arrivée de la saison sèche, le risque d’aggravation est réel. Les sols asséchés se fissurent, la biomasse diminue, et les producteurs assistent impuissants à la détérioration progressive de leurs périmètres agricoles. Beaucoup craignent désormais des pertes irréversibles.

Face à l’ampleur, les agriculteurs appellent à des investissements ciblés dans des infrastructures hydrauliques résilientes, notamment des forages fonctionnels, des bassins de rétention, des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte et un accompagnement technique adapté.

Bakary Touré conclut avec un nouvel appel solennel : « Le manque d’eau menace nos productions, nos revenus et la sécurité alimentaire de toute la communauté. L’agriculture est notre moteur économique. Si rien n’est fait, tout un secteur risque de s’effondrer. Il est temps de se mobiliser, solidairement et rapidement, pour sauver nos cultures et préserver le travail de milliers de familles. »

Dans la préfecture de Kankan, l’attente est grande. Les producteurs espèrent désormais des mesures concrètes, rapides et durables pour sauver leurs champs, leurs cultures… et surtout leur avenir.

Un reportage de Facély Sanoh

Correspondant régional d’Africaguinee.com

En Haute Guinée

Créé le 12 novembre 2025 07:35

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