Journée mondiale de l’enfance : L’Union européenne sensibilise sur l’acceptation de la différence de genre et du handicap à l’école et dans la société
CONAKRY- Le 20 novembre de chaque année, l’humanité célèbre la Journée mondiale de l’enfance. Elle rappelle l’adoption de la Déclaration des droits de l’enfant le 20 novembre 1959 et, 30 ans plus tard, de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant par l’Assemblée Générale des Nations unies. Ratifiée par presque l’ensemble des pays du monde, la Convention internationale définit 54 droits de l’enfant dont notamment le droit à la vie, à la santé, à l’éducation et le droit de jouer, ainsi que le droit de vivre avec ses parents, d’être protégé de la violence et de la discrimination, de faire entendre sa voix, etc.

C’est dans ce contexte que la délégation de l’Union Européenne en Guinée a organisé, ce jeudi 21 novembre 2024, un match de football mixte entre des enfants, afin de les sensibiliser aux inégalités et de les aider à se situer par rapport à cette ligne de pouvoir, ainsi qu’à la boxe. Cette activité s’est déroulée à la Bluezone de Kaloum. Prenant la parole lors de cette cérémonie, madame Florina Costica, cheffe d’équipe Gouvernance à la Délégation de l’Union européenne en Guinée, a expliqué l’origine de cette initiative que son institution a mise en œuvre pour des enfants guinéens à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance.
« Nous avons passé une matinée à la Bluezone de Kaloum pour commencer les cérémonies en faveur d’une quinzaine des droits humains en ouverture avec la journée mondiale de l’enfance. Il y avait un match de football mixte que les enfants ont beaucoup apprécié. Nous avons aussi organisé un jeu qui s’appelle ligne de pouvoir qui a fait prendre conscience les enfants des inégalités, de se situer par rapport à cette ligne de pouvoir. Et ensuite, nous avons eu la chance d’accueillir Mamadi Kaba, le président de l’association de Boxe savate en Guinée qui nous a fait également une démonstration de Boxe savate pour les enfants. Tout ceci étant organisé dans l’idée de célébrer les valeurs communes que nous avons entre l’Union européenne et la Guinée en ce qui concerne l’inclusion et surtout la protection des droits des enfants », a expliqué Florina Costica.

Cet événement n’est que la première action d’une série. D’autres activités sont prévues dans le cadre de la quinzaine des droits humains. Cet évènement sera organisé au centre culturel franco-guinéen le lundi 25 novembre 2024 à partir de 16h30. Il sera ponctué par la projection d’un film afin de célébrer la journée de l’élimination de toute forme de discrimination contre les femmes.
« Il y aura un débat à la suite de cette projection. Le 10 décembre nous avons également un concours de plaidoiries avec la participation des étudiants de Conakry et d’autres régions du pays.
Entre-temps, vous verrez dans les médias et sur les réseaux sociaux des sketches sur les violences basées sur le genre, à l’occasion des 16 jours d’activisme. Ce seront des vidéos en langue locale, mettant en lumière différents aspects de la lutte contre ces violences. Il y aura également la présentation de notre ambassadrice Son Excellence Jolita Pons dans un Facebook live en débat avec les acteurs impliqués dans la lutte en faveur des droits humains », a-t-elle expliqué.

L’objectif visé est d’abord d’amener une prise de conscience aussi bien chez les enfants que chez les adultes, à travers une action de sensibilisation en faveur de la protection des droits des enfants. « Les enfants ont le droit de savoir que les inégalités de départ ne doivent pas porter préjudice à leur avenir et qu’une voix pour l’enfance, cela veut dire un monde meilleur », a souligné la cheffe d’équipe Gouvernance à la Délégation de l’Union européenne en Guinée.

De son côté, Juan José Villa Chancon, Chef de coopération, premier conseiller de la délégation de l’Union européenne en République de Guinée, a apprécié cette initiative en faveur des enfants guinéens en cette journée mondiale de l’enfance.
« C’est avec une grande joie que je vous souhaite la bienvenue aujourd’hui à ce match de football mixte, organisé pour célébrer la Journée mondiale de l’enfance. Le football, comme tous les sports, est un langage universel. Il rassemble des personnes de tous horizons, peu importe leur âge, leur origine, leur genre ou leurs capacités. Ce match symbolise l’esprit d’inclusion : un terrain où tout le monde a sa place, où chaque talent, chaque différence est une richesse qui renforce l’équipe collective. C’est pourquoi, des garçons et des filles vont tous jouer ensemble. Cette journée est aussi l’occasion de rappeler que l’inclusion ne s’arrête pas sur le terrain. Elle doit être une valeur que nous portons dans nos écoles, nos communautés et nos sociétés.

Chaque enfant, sans exception, mérite d’être écouté, respecté et d’avoir les mêmes opportunités pour s’épanouir pleinement. La Journée mondiale de l’enfance nous rappelle notre responsabilité collective de protéger et promouvoir les droits des enfants. Cela inclut leur droit de jouer, d’apprendre, de rêver et de vivre dans un monde qui valorise leur diversité et leur potentiel unique. Aujourd’hui, ce match est bien plus qu’un simple jeu. C’est un symbole de solidarité, d’amitié et de respect mutuel. Alors, amusez-vous, jouez avec cœur, et souvenez-vous : Une voix pour l’enfance, un monde meilleur. Que le meilleur de l’esprit d’équipe et du fair-play triomphe ! « , a-t-il lancé.

Mamadi Kaba, président de la Fédération Guinéenne de Boxe française, a salué cette initiative de la délégation de l’Union européenne en Guinée. Il soutient que la boxe qu’il pratique aide les enfants et les filles dans beaucoup de domaines.
« C’est un sentiment de joie et de fierté. C’est la première fois qu’on invite la Fédération Guinéenne de Boxe française à ce genre d’événement. Donc, pour moi, c’est un sentiment de joie et de fierté. Le sport, comme la boxe française, est un sport de combat et de défense, et les objectifs sont multiples. Nous avons donc décidé de mettre en place des créneaux de boxe française dans les maisons de jeunes, dans le quartier, pour pouvoir entraîner les enfants, et seulement les jeunes filles. Les jeunes filles sont souvent victimes de viol et d’acharnement sexuel. À travers la pratique de ce sport de combat, ces enfants ou ces filles pourront se défendre face à leur bourreau contre d’éventuelle attaque. C’est un peu ça l’objectif, mais aussi aider ces enfants à se contrôler et à canaliser leur énergie. Parce qu’il y a des enfants qui sont un peu violents, la pratique de la boxe française leur permet de se contrôler et de canaliser leur énergie. Merci beaucoup à la délégation de l’Union européenne en Guinée pour cette invitation et organisation », a-t-il indiqué.

Venu participer à cette activité, Camara Alpha, élève en 9ème année à l’école Elhadj Boubacar Diaby, a exprimé ses sentiments au nom de tous les enfants présents à la rencontre : « Ce que j’ai ressenti lors de cette activité organisée par la délégation de l’Union européenne, ce qu’ils nous ont montré que tous les enfants peuvent être ensemble, jouer ensemble, qu’ils soient handicapés, albinos, bien portants ou mal portants. Franchement, au nom de tous les enfants qui ont participé, nous remercions la délégation de l’Union européenne en Guinée pour cette initiative en faveur des enfants guinéens. Elle a offert beaucoup de cadeaux : des ballons, des médailles et beaucoup d’autres objets« , a-t-il dit.

Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 21 novembre 2024 18:28Nous vous proposons aussi
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