Jeannot Coumbassa écroué après son limogeage : que reproche-t-on à l’ancien DGA de l’OGP ?
CONAKRY – Après son limogeage pour « inconduite », l’ancien directeur général adjoint de l’Office guinéen de publicité (OGP), Jean-Marie Soriba Coumbassa, dit « Jeannot », fait désormais face à des ennuis judiciaires.
Entendu par la chambre de l’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), qui l’a inculpé, il a été placé sous mandat de dépôt le lundi 29 juin 2026, a appris Africaguinee.com de source proche du dossier.
Que lui reproche-t-on ? Selon les informations recueillies par notre rédaction auprès de son avocat, l’ancien DGA de l’OGP est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, entre autres.
« Comme vous le savez, il ne s’agit pour l’instant que d’accusations. Aucune preuve n’est alléguée contre mon client. Nous avons été convoqués devant la chambre de l’instruction de la CRIEF, où il a été auditionné lundi. Nous avons examiné les pièces du dossier afin de déterminer son statut pénal.
À l’issue des débats, la chambre a estimé qu’il n’existait pas de preuves contre lui. En revanche, elle considère que les accusations constituent, à ce stade, des indices justifiant la poursuite des investigations. Dans ces conditions, il est normal qu’elle procède à son inculpation.
Nous ne nous sommes pas opposés à cette décision. Il peut être inculpé. Jusqu’à preuve du contraire, il bénéficie de la présomption d’innocence. À ce jour, il n’a pas été démontré qu’il a détourné le moindre montant. Il ne s’agit, pour l’instant, que d’accusations reposant sur des indices », a confié Me Emmanuel Yaradouno, joint par Africaguinee.com ce mercredi 1er juillet 2026.

Selon l’avocat, le placement sous mandat de dépôt ne préjuge en rien de la culpabilité de son client.
« La chambre de l’instruction a procédé à son inculpation afin de permettre la poursuite des investigations. Plusieurs options s’offraient à elle : le remettre en liberté, le placer sous contrôle judiciaire ou décerner un mandat de dépôt. Elle a choisi cette dernière option, notamment pour éviter tout contact entre mon client et d’autres personnes impliquées dans le dossier.
Pour nous, notre client bénéficie pleinement de la présomption d’innocence. La chambre devra désormais examiner les indices présentés par le parquet. Nous attendons la suite de la procédure et les débats au fond. À l’issue de l’instruction, elle pourra rendre soit une ordonnance de non-lieu, soit une ordonnance de renvoi devant la juridiction de jugement. À ce stade, aucune preuve ne démontre que mon client est impliqué dans un quelconque détournement », a ajouté Me Yaradouno.
Nous y reviendrons.
Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com
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