Grève du SNE-FSPE : Des incidents signalés dans plusieurs écoles, les cours interrompus…

CONAKRY-Des incidents ont été signalés ce lundi 8 décembre 2025, dans plusieurs écoles, notamment à Conakry. Des élèves de certains établissements publics sont accusés d’avoir semer des troubles dans plusieurs établissements à Conakry. Au quartier Nassroulaye, dans la commune de Ratoma, des heurts ont éclaté ce lundi 8 décembre 2025 peu après 10h.

Selon plusieurs sources, les élèves des écoles publiques du quartier Nassroulaye, privés de cours depuis plusieurs jours à cause la grève déclenchée par le SNE-FSPE, ont quitté leurs établissements pour semer des troubles dans les autres établissements. Le scénario a failli virer au drame, suite aux échanges des jets de pierres.

Younoussa Bah, le chef du quartier Nassroulaye joint par Africaguinee.com, a livré ses témoignages : « Ce sont les élèves qui sont sortis de leurs écoles, en remontant maintenant, ils sont venus vers l’établissement Mohamed Lamine Sidibé, où il y a eu des jets de pierres. Mais heureusement que la police était là aussitôt. Suite à cela, les cours ont été complètement perturbés, parce que les parents ayant appris ce scénario, ont décidé de venir chercher leurs enfants« , explique le responsable local.

Il n’y a pas eu de blessés dans parmi les élèves, ni parmi le corps enseignant, ajoute M.Bah. La situation est sous contrôle, poursuit-il, même si les cours n’ont pas pu se tenir normalement.

Des élèves des l’école primaire Afrikof sont pointés du doigt. Ils sont accusés de s’être livrés à ces actes de vandalisme. « Il n’y a pas eu de blessés, à ma connaissance. Mais suite au jets de pierres, les toitures de l’école ont été perforées. On n’a pas pu continuer les cours… », a déclaré le chef du quartier Nassroulaye.

À Cosa, un mouvement de protestation spontané des élèves a éclaté au niveau des rails, perturbant les activités et bloquant la circulation pendant plusieurs minutes. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour disperser les attroupements des élèves, utilisant du gaz lacrymogène afin de rétablir la fluidité du trafic.

Plusieurs élèves rencontrés sur les lieux évoquent une possible connexion avec la grève en cours au sein du syndicat des enseignants. Selon eux, il s’agirait d’un mouvement de soutien pour réclamer la reprise normale des cours.
Une partie de la chaussée avait déjà été barricadée avant l’arrivée des agents de maintien de l’ordre, provoquant un ralentissement considérable de la circulation dans cette zone à forte affluence.

Pour l’instant, le calme est revenu, mais les élèves promettent de se faire entendre tant que leurs revendications resteront sans réponse.

Des incidents similaires ont été signalés à Petit Symbaya où des jets de pierre ont été signalés alors que la grève déclenchée par l’intersyndicale de l’éducation entre dans sa deuxième semaine.

Situation à Kankan

A Kankan, la tension est montée d’un cran ce lundi 8 décembre 2025 dans la commune urbaine. Plusieurs groupes d’élèves ont investi les principales artères de la ville pour protester contre l’arrêt des cours dans les établissements publics depuis plusieurs jours.

Munis de pierres, certains d’entre eux ont empêché plusieurs écoles privées de fonctionner normalement, estimant être victimes d’une injustice. Selon les manifestants, pendant que les élèves du public restent à la maison, ceux des établissements privés continuent de suivre les cours « dans les meilleures conditions ».

Ces mouvements ont fortement perturbé les activités pédagogiques, entraînant la paralysie des cours dans plusieurs écoles privées de la ville. Sur place, un élève qui a requis l’anonymat décrit les raisons de cette mobilisation :

« Nous sommes sortis ce matin pour réclamer la reprise immédiate des cours. Cela fait plusieurs jours que nous venons à l’école sans avoir cours. Pendant ce temps, les élèves des écoles privées étudient normalement. Mais le jour des examens, l’État ne fera aucune différence. Alors, nous avons décidé d’empêcher les autres de continuer jusqu’à ce que le gouvernement réagisse rapidement. »

Cette grogne intervient dans un climat déjà tendu, marqué par la récente déclaration des enseignants contractuels non retenus dans la commune de Kankan, qui ont officiellement apporté leur soutien à la grève en cours. Ils ont appelé élèves et enseignants à rester à la maison, tout en désavouant le SLECG, accusé de ne pas défendre correctement leurs revendications.

A suivre!

Dansa Camara DC, Mamadou Yaya Bah

Et Facély Sanoh 

Pour Africaguinee.com 

Créé le 8 décembre 2025 12:54

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