Gestion des décrets et arrêtés par le Chef de l’Etat: Voici les raisons, selon le Gouvernement
CONAKRY- De retour au pays après une courte période de congés en Grèce, le Président de la République avait présidé, le 14 août dernier, un Conseil des ministres extraordinaire élargi. À cette occasion, il avait rappelé que l’outil de gestion des décrets et arrêtés relève directement de sa responsabilité. Le chef de l’État avait ensuite annoncé qu’il en assurerait désormais personnellement le suivi depuis ses bureaux, afin d’accélérer les procédures administratives et l’exécution du programme Simandou 2040.
Face aux réactions suscitées par ces annonces autour de la Gestion Électronique des Décrets et Arrêtés (GEDA), le ministre porte-parole du Gouvernement, Faya François Bourouno, remet les pendules à l’heure. Écartant toute idée de « réveil » ou de retard, il explique que ce contrôle rapproché est stratégique. Il vise avant tout, selon lui, à lever les goulots d’étranglement pour accélérer l’exécution du programme Simandou 2040.
« La GEDA (Gestion Électronique des Décrets et Arrêtés) n’est pas un outil extérieur au Président. Elle existe grâce à lui. Toute la vague de digitalisation — DAMANDA, TELEMO, SONEYA, Trésor Pay, GEDA — procède des instructions présidentielles données dès le Conseil des ministres de juin 2022. On ne “reprend” pas la main sur ce que l’on a soi-même institué, on l’intensifie », précise Faya François Bourouno.

Le porte-parole du Gouvernement ajoute que le suivi présidentiel rapproché ne corrige pas une absence. « Il priorise un maillon stratégique — la chaîne décret/arrêté — parce que c’est le goulot qui conditionne la vitesse d’exécution de toutes les autres réformes. C’est un choix d’accélération, pas un aveu de retard », explique-t-il.
Selon Faya François Bourouno, la logique est celle de l’exécution de Simandou 2040. « Placer la GEDA sous suivi présidentiel, c’est réduire le délai entre la décision et l’acte qui la rend effective. Quand l’ambition est de transformer structurellement l’économie en une génération, chaque semaine gagnée sur un décret compte », détaille le ministre porte-parole du Gouvernement.
Pour M. Bourouno, un dirigeant à l’écart de son administration ne bâtit pas, en trois ans, six à huit plateformes interconnectées de traçabilité. « Le président ne se réveille pas sur la GEDA, il en est l’origine. Ce qu’il décide aujourd’hui, c’est de mettre son autorité directe au service de la vitesse parce que Simandou 2040 ne se réalisera pas au rythme du papier », a-t-il martelé.
Focus Africaguinee.com
Créé le 26 août 2026 14:07Nous vous proposons aussi
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