En route pour le 31 mai: l’ONASUR-E dévoile sa stratégie de supervision du double scrutin
CONAKRY-Alors que le double scrutin législatif et communal approche, l’Observatoire national autonome de supervision du référendum et des élections (ONASUR-E) dévoile sa stratégie. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 23 avril 2026, l’institution a dévoilé son arsenal “d’innovations techniques et opérationnelles” pour “garantir” l’intégrité des urnes.
Pour les élections couplées du 31 mai à venir, la gestion simultanée de deux scrutins représente un défi de taille. Ibrahima Kalil Bamba, 2ème rapporteur chargé des opérations, expose la nouvelle architecture de supervision :

« L’ONASUR-E occupe un rôle crucial dans l’écosystème de la gouvernance électorale en Guinée, car il contribue à sensibiliser les acteurs et à prévenir les conflits électoraux en veillant à l’équité de la compétition électorale. Par exemple, pour ce scrutin, la supervision sera double et simultanée. Au lieu d’une seule fiche collectant les données sur les états d’un scrutin, il y aura désormais deux outils distincts, chacun dédié à un scrutin spécifique. Autre innovation : le renforcement de la présence de nos conseillers sur le terrain. Des dynamiques comme le “devoir citoyen”, mis en place lors de la précédente élection, seront également reconduites afin de recueillir les perceptions des électeurs et des observateurs sur le déroulement des opérations », a-t-il détaillé.
Créé pour encadrer le référendum de septembre 2025, l’ONASUR-E est désormais le pivot central en matière de supervision électorale. Pour le double scrutin du 31 mai, sa mission commence bien avant le jour J. Me Pépé Antoine Lama, chargé des affaires juridiques et de la conformité, a insisté sur cette rigueur :
« L’ONASUR-E veille à assurer l’intégrité du fichier. À ce niveau, nous supervisons la mise à jour du fichier électoral de biométrie nationale pour s’assurer qu’il soit utilisé pour organiser des élections dignes, crédibles et sans taches. Notre institution agit comme le superviseur central au sein d’une architecture de séparation de pouvoirs. Nous avons été associés de la plus belle manière à l’enregistrement et à l’examen des dossiers de candidatures par la Direction Générale des Élections (DGE). C’est un travail de fond pour garantir la conformité légale de chaque étape », explique Me Lamah.

L’Observatoire ne travaille pas en vase clos. Différentes institutions de l’État comme la DGE, le MATD (l’appui administratif), la Justice et la HAC (Haute Autorité de la Communication) interagissent avec l’ONASUR-E. Sur ce point, Me Pépé Antoine Lama apporte une précision capitale sur l’équilibre des forces :
« La DGE est pour nous le bras technique et opérationnel, tandis que l’ONASUR-E assure la supervision indépendante de ses activités. Avec le MATD, nous entretenons d’excellentes relations pour l’appui administratif. Concernant le volet judiciaire, l’institution s’assure de la régularité des procédures avant que les juridictions habilitées à trancher le contentieux électoral ne soient saisies. Enfin, avec la HAC, nous maintenons une parfaite collaboration pour garantir le respect de la liberté de presse et l’égalité de traitement des candidats dans les médias. Nous avons pleinement joué ce rôle par le passé et nous le ferons à nouveau. »
Dansa Camara DC
Pour Africaguinee.com
Créé le 23 avril 2026 16:33
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