Élections du 24 mai : Deux décisions de la DGE dans le collimateur du BL, la Cour suprême « saisie » pour trancher…

CONAKRY – À deux mois des élections législatives et communales prévues le 24 mai prochain, des voix critiques s’élèvent pour dénoncer des irrégularités dans le processus en cours. Dans ce contexte, le Bloc Libéral (BL) annonce avoir saisi la Cour suprême pour contester plusieurs décisions de la Direction Générale des Élections (DGE).

Le président du parti, Oumar Sanoh, pointe du doigt de « graves manquements » qui entachent, selon lui, la transparence du scrutin. Parmi les griefs soulevés, l’opposant évoque une contradiction entre le Code électoral et les instructions de la DGE concernant le dépôt des candidatures pour les communales.

« Le Code électoral prévoit un délai de 45 jours avant le scrutin, ce qui nous mène au 9 avril pour un vote le 24 mai. Pourtant, la DGE a fixé la date limite au 29 mars 2026 », dénonce Oumar Sanoh, qualifiant cette décision de « violation  de la loi ».

Commission financière

Autre point de discorde : la composition de la commission financière. Le leader du BL rappelle que l’article 267 du Code électoral impose la présence de représentants des partis politiques au sein de cette instance. Or, selon lui, « une commission a été installée sans associer ces représentants ».

Oumar Sanoh, président du Bloc libéral
Oumar Sanoh, président du Bloc libéral

L’arbitrage de la Cour suprême attendu

Face à ces constats, le Bloc Libéral a décidé de porter l’affaire devant la plus haute juridiction du pays. « Nous avons introduit un recours devant la Cour suprême pour demander l’annulation de la décision de la DGE relative à la fixation des cautions », annonce Oumar Sanoh. Il prévient également que l’issue de cette procédure pourrait bouleverser l’agenda électoral : « Si la Cour suprême annule cette décision, cela pourrait impacter la date du 24 mai ».

Un appel au respect de la légalité

Pour Oumar Sanoh, la crédibilité du scrutin dépend du respect strict du cadre juridique. « La loi ne relève pas d’une opinion : elle doit être respectée. Si les bases mêmes d’une élection sont biaisées, le processus est compromis avant même d’avoir commencé », alerte-t-il, tout en appelant les magistrats appelés à trancher à « dire le droit ».

Oumar-Sanoh, président du Bloc Libéral

Incertitude sur la participation du BL

Quant à la participation effective de son parti, notamment face au montant jugé élevé des cautions, le suspense reste entier. Le leader du Bloc Libéral confie qu’une commission interne composée de juristes et de personnes ressources étudie actuellement la question. « Aucune décision définitive n’a encore été arrêtée à ce stade », a-t-il confié.

A suivre!

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le 24 mars 2026 19:56

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