Dissolution de l’UFDG : « C’est un échec collectif », réagit Ousmane Gaoual Diallo

Alors qu’il réclamait un changement de leadership à la tête de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), le ministre Ousmane Gaoual Diallo a finalement assisté à la dissolution du parti qui l’avait révélé politiquement, jusqu’à en faire un député.

Interrogé ce vendredi 27 mars 2026 lors d’une conférence de presse, l’ancien coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, a déclaré que cette dissolution constitue un échec collectif.

« Non, je ne l’ai pas réussi. Bien sûr. Si j’avais réussi, je serais aujourd’hui président de l’UFDG. C’est un échec. Mais c’est un échec collectif, parce que certains ont préféré voir le parti dissous plutôt que de céder la présidence. C’est aussi cela, les incompréhensions dans les combats politiques », a réagi Ousmane Gaoual Diallo, ministre des Transports et porte-parole du gouvernement.

Pour l’ancien député de la 8ᵉ législature, « si nous avions tous agi dans le respect des dispositions de nos textes, peut-être n’en serions-nous pas là. Car la démocratie exige aussi une compétition interne », a-t-il indiqué.

Aujourd’hui, ajoute le ministre des Transports, de nombreuses formations politiques dissoutes souffraient justement de ce déficit de démocratie interne.

« Et c’est très regrettable. Après, il est facile d’affirmer qu’il n’y a pas de démocratie dans le pays. Comment voulez-vous qu’il y ait de la démocratie dans le pays lorsque, dans nos cellules les plus élémentaires — la famille, les organisations sociales et politiques — cette démocratie n’est pas exercée ? Donc oui, c’est un échec », a admis Ousmane Gaoual Diallo.

Le ministre porte-parole du gouvernement affirme que son ambition était de prendre la tête de l’UFDG, de le transformer, de le moderniser, de le rajeunir et de lui donner des résultats qu’il n’avait pas obtenus.

« Mais ne désespérons pas : nous pensons encore pouvoir rassembler un certain nombre d’acteurs afin de donner une nouvelle orientation à l’engagement politique. Car malheureusement, lorsqu’on choisit la politique, on ne s’arrête pas. On porte des convictions que l’on peut partager avec le plus grand nombre de compatriotes. C’est un échec pour tout le monde », enchaîne Ousmane Gaoual Diallo, qui estime que c’est aussi un échec pour l’État.

« L’État investit dans les partis politiques. Lorsqu’on en arrive à leur dissolution, c’est aussi un échec pour lui, car les objectifs assignés à ces formations n’ont pas été atteints. Les partis sont des espaces de démocratie, d’apprentissage et de contradiction. Cet échec est donc collectif, il n’est pas individuel », a-t-il ajouté.

Pour lui, c’est la société guinéenne qui montre qu’on peut créer des partis politiques sans accepter pleinement le jeu démocratique : l’apprentissage, la contestation, mais aussi l’échec.

« Quand vous entrez en compétition, vous perdez, vous apprenez à tomber et à vous relever. Cela forge la modestie et l’humilité nécessaires dans l’exercice de l’action publique. Donc oui, c’est un échec. Vous (aussi) avez votre part de responsabilité en tant que presse », a-t-il indiqué.

Nous y reviendrons!

Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com

Créé le 27 mars 2026 17:48

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