« DGE n’est pas égale à GMD »: Le grand déballage de Djenabou Touré sur le rejet de certaines listes

CONAKRY– À un mois du double scrutin communal et législatif prévu le 31 mai 2026, la Directrice générale des élections, est sortie de sa réserve pour répondre aux critiques visant son institution. Djénabou Touré a fermement rejeté toute confusion entre la Direction générale des élections (DGE) et le mouvement politique GMD, accusant certains acteurs de vouloir entretenir un amalgame préjudiciable à la crédibilité du processus électoral.

« DGE n’est pas égale à GMD », a martelé la patronne des élections, en réaction aux soupçons de favoritisme accordé à ce mouvement politique qui a élu le général Mamadi Doumbouya à la tête du pays en décembre dernier. Selon Djénabou Touré, les faits démontrent plutôt le contraire, rappelant que des candidats issus du GMD ont eux-mêmes saisi la justice contre la DGE.

La Directrice générale des élections a révélé que plusieurs recours ont été introduits devant la Cour suprême et d’autres tribunaux à l’intérieur du pays par des candidats du mouvement politique, notamment à Télémélé et Ratoma, après le rejet de certaines candidatures. « Ils pensaient que c’est nous qui les avions éliminés », a-t-elle expliqué, précisant que les invalidations étaient liées à des dossiers incomplets ou à la production de documents falsifiés.

Faux documents et candidatures multiples

Madame Camara Djénabou Touré a dénoncé des irrégularités graves dans la constitution de certaines listes, évoquant des casiers judiciaires non conformes, de faux cachets administratifs ainsi que des signatures falsifiées.

« Quand des gens prennent de faux casiers judiciaires, imitent des signatures et fabriquent de faux cachets de la justice, il faut les poursuivre », a-t-elle lancé, tout en précisant que le rôle de la DGE se limite à l’examen administratif des candidatures.

Autre difficulté soulevée par la Directrice générale des élections, c’est la multiplication des listes revendiquant l’étiquette GMD dans certaines circonscriptions. À Sonfonia, par exemple, quatre candidatures concurrentes auraient été déposées sous la bannière du mouvement politique GMD.

« Vous voulez que nous prenions quelle candidature ? », s’est interrogée Djénabou Touré, affirmant que la DGE a dû demander officiellement au mouvement politique de transmettre la liste de ses mandataires habilités afin de vérifier les signatures et authentifier les dossiers.

Centralisation des validations pour éviter les pressions

Face aux tensions observées sur le terrain, la Directrice Générale des Elections a expliqué que certaines validations ont été rapatriées au niveau du directoire national de GMD pour protéger les démembrements locaux de la DGE contre les intimidations.

Selon Djenabou Touré, cette mesure visait à permettre une analyse plus rigoureuse, dossier par dossier, dans un climat plus serein. « Nous n’avons enlevé personne. C’est le GMD lui-même qui nous a indiqué quelle liste était valable, et c’est celle-là que nous avons intégrée », a-t-elle insisté.

Appel au respect de la loi

Dans un ton ferme, Djénabou Touré a invité les acteurs politiques à accepter les décisions administratives et judiciaires lorsqu’elles sont conformes aux textes.

« Dès que la loi touche un intéressé, cela devient problématique. Pourtant, chacun doit accepter que la loi s’applique à tous », a-t-elle déclaré, assurant que la DGE continuera à se soumettre aux décisions de justice, même lorsqu’elles lui sont défavorables.

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le 4 mai 2026 11:20

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