Clôture du 39ème Sommet de l’UA : coups d’Etat, G20, ONU, ZLECAF…voici les pricinpales résolutions des chefs d’Etat

ADDIS-ABEBA – Le rideau est tombé ce dimanche 15 février 2026 sur le 39ème Sommet de l’Union africaine. Dans le cadre solennel de la salle Nelson Mandela, le Président en exercice de l’organisation, Evariste Ndayishimiye et le Président de la Commission, Mahamoud Ali Youssouf, ont dressé un bilan sans concession d’une session marquée par une volonté de rupture et d’efficacité, a constaté sur place Africaguinee.com.

Le défi de l’eau et le cri pour la paix

Pour le Président burundais Evariste Ndayishimiye, ce sommet a d’abord été celui de la réponse aux besoins fondamentaux, plaçant l’or bleu au cœur du développement continental. Le nouveau chef de l’UA a souligné l’urgence de traduire les paroles en actes :

 

« Au cours de ce sommet, nous avons lancé le thème de l’année 2026 : « Assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs afin de réaliser les objectifs de l’Agenda 2063 ». Ce choix reflète une conviction forte car sans accès équitable à l’eau et à l’assainissement, il ne peut y avoir ni santé publique, ni développement inclusif, ni prospérité durable pour nos peuples. […] Le Burundi est déterminé à apporter sa contribution à faire taire les armes et à renforcer les mécanismes africains. Par ailleurs, toutes les délégations ont réitéré leur engagement à bâtir une Union africaine plus efficace, centrée sur les citoyens et capable de porter une seule voix pour les aspirations du continent, notamment pour une représentation plus équitable de l’Afrique dans la gouvernance mondiale », a-t-il indiqué.

Evariste Ndayishimiye affirme que les dirigeants ont exhorté les États Ià accélérer l’opérationnalisation de la Zone Libre continentale. « Nous avons encouragé l’accélération de la ZLECAF, la transformation de nos systèmes agricoles ainsi que des investissements renforcés dans les infrastructures, l’innovation, la jeunesse et l’autonomisation des femmes. […] Ensemble, nous avons adopté des décisions, des déclarations et des résolutions avec la ferme volonté de traduire nos engagements en actions concrètes au service de chaque Africain », a-t-il martelé.

Des exigences historiques

De son côté, le Président de la Commission, Mahamoud Ali Youssouf, a salué la nouvelle dynamique de travail, plus concise et axée sur les enjeux stratégiques. Il a rappelé les exigences fermes de l’Union sur la scène internationale, notamment la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

« Nous avons réussi à condenser l’ordre du jour et à maîtriser les délibérations. Cela nous a permis de répondre aux attentes de nos dirigeants, qui ne souhaitaient pas de réunions « marathons ». C’est un premier point concernant ce nouvel élan, et c’est un bon début. […] En particulier, nous avons examiné un rapport sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies et la revendication de l’Union africaine d’obtenir deux sièges permanents avec droit de veto et cinq sièges non permanents », a-t-il dit.

Le Président de la Commission a également insisté sur la fermeté de l’organisation face aux dérives démocratiques et sur la dimension mémorielle et solidaire de cette session :

« La Conférence a souligné que les chefs d’État auront une tolérance zéro pour les changements anticonstitutionnels de gouvernement sur notre continent. La Conférence a également réaffirmé sa détermination à « Faire taire les armes ». […] Enfin, un dernier point très important : la Conférence a reconnu la colonisation comme un crime contre l’humanité. Elle a également exprimé sa solidarité avec la Palestine et le peuple palestinien. Au vu des circonstances actuelles à Gaza et en Cisjordanie, cela revêtait une importance symbolique encore plus forte. Les pays membres de l’Union africaine soutiennent les droits du peuple de Palestine à l’indépendance et à la création de leur propre État », a annoncé le président de la Commission de l’UA.

Le cap vers 2028

Alors que le plan quinquennal 2024-2028 entre dans sa phase active, l’Union africaine semble avoir pris la mesure de la polarisation mondiale. En impliquant pour la première fois de manière structurée le secteur privé via un Forum du monde des affaires, l’organisation cherche à pallier le tarissement des financements extérieurs. Le sommet s’achève sur une promesse de performance : celle d’une Afrique qui ne se contente plus de vœux pieux, mais qui s’organise pour sa propre survie et sa grandeur d’ici 2063.

Nous y reviendrons!

Boubacar 1 DIALLO

Envoyé spécial d’Africaguinee.com

A Addis-Abeba

 

Créé le 15 février 2026 20:45

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