Boubacar Yacine Diallo, Président de la HAC : « La liberté de la presse est effective en Guinée… »

CONAKRY- Dans une interview accordée à Africaguinee.com, Boubacar Yacine Diallo, Président de la Haute autorité de la communication (HAC), a abordé plusieurs questions cruciales concernant la situation des médias et des journalistes en Guinée.

Dans le contexte d’une année particulièrement agitée pour la presse privée guinéenne (2024), marquée par la fermeture de certains médias, le Président de la HAC a tenu à préciser que ces fermetures résultaient de ‘‘mesures administratives’’ respectées par son institution. Pour le Chef de cet organe de régulation, ‘’la liberté de la presse en Guinée est effective…’’. Entretien exclusif !!!

AFRICAGUINEE.COM : Première question, comment se porte, selon vous, la situation médias et l’exercice de la liberté de la presse en Guinée en ce moment ?

BOUBACAR YACINE DIALLO : J’aurais pu vous laisser juger de l’état des lieux de la liberté de la presse, parce que vous-même, vous êtes journaliste et vous êtes dans une rédaction. Donc vous pouvez mieux que moi apprécier l’état de la liberté de la presse. Si j’en juge par ce que j’écoute, par ce que je vois et par ce que j’entends, je peux en conclure que la liberté de la presse en Guinée est effective.

Vous venez de rentrer d’une mission à l’intérieur du pays. Quel était son objectif ?

Le premier objectif de ma mission à l’intérieur du pays, c’était de prendre contact avec les journalistes sur place. Et le deuxième objectif, c’était d’attirer leur attention sur la nécessité du maintien de la paix. Je leur ai rappelé qu’avant d’être journaliste, ils sont citoyens, et que comme citoyens journalistes, ils doivent pouvoir contribuer à la préservation de la paix. Des informations peuvent être bonnes, tout comme elles peuvent être destructrices. Et je leur ai recommandé de veiller à ce que toutes les informations susceptibles de troubler l’ordre public ou d’opposer les communautés entre elles ne soient pas diffusées. Et pour moi, il y va de la responsabilité du journaliste. Et le troisième objectif, c’était d’écouter les journalistes qui travaillent à l’intérieur du pays, afin qu’ils nous présentent leurs préoccupations, afin qu’on trouve des solutions idoines à ces préoccupations-là.

Quels ont été vos constats ?

Le premier constat que j’ai fait, c’est que dans certaines régions, la presse se porte bien. Quand je prends une région comme Kindia, depuis que je suis à la HAC, nous n’avons enregistré aucune plainte, ni d’une autorité, ni d’un citoyen, contre un journaliste ou un média de la région de Kindia. Presque la même chose à Labé.

Là où il y a beaucoup de problèmes que nous avons constatés, et d’ailleurs c’est une dénonciation des journalistes que nous avons rencontrés, c’est qu’il y a un désordre informationnel dans la région de Kankan. Et il y a un vrai désordre qui s’est installé et auquel il va falloir trouver rapidement une solution.

Quelles sont les mesures que vous avez envisagées pour corriger ces manquements constatés ?

La première mesure que nous envisageons, c’est d’envoyer une mission sur place. Parce qu’il nous a été rapporté qu’il y a beaucoup de radios clandestines qui travaillent à l’intérieur du pays, notamment en Haute-Guinée. Et qu’il y a des sous-préfectures dans lesquelles des radios se sont installées et animées par des gens qui ne sont pas journalistes. Il nous a été rapporté qu’il y a beaucoup de dérapages qui pourraient, par exemple, opposer les communautés entre elles ou inciter à la violence. Donc cette mission va aller dès le début du mois de janvier pour recenser ces radios-là et nous mettrons en contribution les présidents de délégations spéciales qui vont nous faire la liste des radios qui émettent dans leur zone. Et comme nous avons la liste des radios régulièrement établies, donc nous pourrions dresser la liste des radios clandestines que nous allons fermer avec la collaboration du ministère de l’information et de la communication et de l’autorité de régulation des postes de communication.

Le deuxième phénomène qui nous a été rapporté, c’est que beaucoup de relais produisent sur place. Et donc nous n’avons aucun moyen de contrôler ces relais-là parce qu’un relais, c’est un émetteur qui reproduit le signal de la radio mère. Il n’est pas habilité à produire sur place. Donc la commission, à son retour, va nous faire le point de ces relais-là et nous allons leur demander de respecter les cahiers de charge. Les relais qui ne respecteront pas les cahiers de charge seront tout simplement fermés.

Il y a aussi quelques semaines, votre institution a annoncé une procédure visant à régulariser la situation des web tv en République de Guinée. Quelles sont les raisons ?

Vous savez que la loi sur la liberté de la presse est en retard par rapport à la situation des web radio et des web tv. Évidemment c’est une loi antérieure à l’arrivée de ces nouveaux médias sur nos territoires. Et bien sûr c’est le résultat des avancées techniques et technologiques en matière de communication et d’information, ce qui est une bonne chose.

Donc, en attendant que le CNT ne prenne une nouvelle loi sur la liberté de la presse, une nouvelle loi portant attribution et fonctionnement de l’instance de régulation, il va falloir gérer ces médias qui se sont créés, c’est-à-dire les web radio et les web tv. Il y en a pour qui le ministère de l’information et de la communication a donné des autorisations provisoires. Ces web radio là et ces web tv parfois outrepassent le champ de l’autorisation. Parce qu’une web radio est une chaîne de télévision diffusée exclusivement sur internet. Mais ces web radio vont sur des bouquets, notamment Canal+ et le bouquet StarTimes, et font une concurrence déloyale aux télévisions et aux radios régulièrement établies. Je voudrais rappeler que pour obtenir l’agrément d’une télévision, vous avez besoin par exemple d’une caution de 4 milliards gnf alors que pour faire une web tv, vous avez une connexion internet et puis votre ordinateur ou votre téléphone.

Donc, nous estimons que c’est une concurrence déloyale et c’est une violation abusive des lois et règlements. Donc, nous avons estimé que les web radio et les web tv détentrices d’une autorisation du ministère de l’information devraient exercer dans le cadre strict d’internet n’ont pas le droit d’aller sur les bouquets de diffusion. Et donc, là également, nous allons faire le point. On a déjà invité dans nos locaux les responsables des bouquets pour attirer leur attention sur ce phénomène. Et nous allons très rapidement faire face à cette situation et exiger des web tv qui ont des autorisations du ministère de rester sur internet. Et pour les autres, nous allons demander tout simplement aux bouquets de les décrocher.

L’année 2024 tire vers sa fin. Quelles sont les actions phares que votre institution a réussi à mettre en œuvre ?

La première action phare, c’est celle du renforcement des capacités des journalistes. Nous avons fait beaucoup de formations, très peu à Conakry et beaucoup plus à l’intérieur du pays parce que la demande est forte de la part des journalistes. Ils sollicitent beaucoup la formation et donc nous avons fait le mieux que nous pouvions faire en matière de formation et de renforcement des capacités à travers notre commission formation. Et nous avons bénéficié aussi d’assistance en matière de formation de la part de ECCES sur financement de l’Union Européenne et de IFES entre autres.

Le deuxième chantier sur lequel nous avons axé nos efforts, c’est celui de l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnels de la haute autorité de la communication. Comme vous le savez, le bâtiment qui nous abrite n’a pas beaucoup de bureaux et parfois il y a deux commissaires dans un même bureau.

Donc nous avons demandé et obtenu des financements et je voudrais profiter de l’occasion pour remercier le chef de l’État qui nous a apporté tout son soutien au point qu’aujourd’hui nous sommes en train de construire, d’étendre le siège de la haute autorité de la communication. En sortant de mon bureau, vous pouvez voir dans la cour un immeuble en construction et donc nous aurons près de 40 bureaux, des salles de réunion, des salles de monitoring. Donc le personnel et les commissaires qui seront là travailleront dans les meilleures conditions possibles.

Et parallèlement à ce projet, nous avons demandé et obtenu un financement pour la construction des sièges de nos points focaux dans les sept régions administratives du pays. Parce qu’aujourd’hui les équipements de monitoring que nous avons à l’intérieur sont généralement dans les radios rurales ou dans les gouvernorats ruraux. Et nous avons donc voulu rendre nos points focaux autonomes et ces financements sont en cours. Pour Boké par exemple, les travaux ont commencé et pour les autres régions administratives ça devrait se faire début 2025. Ensuite, troisième volet, nous avons rééquipé tous nos centres de monitoring. Parce que vous savez qu’à l’intérieur du pays nous avons des équipements. Chaque radio est connectée à un ordinateur, chaque télévision est connectée à un ordinateur et nous les enregistrons en temps réel. Donc nous avons rééquipé tous ces centres et je voudrais d’ailleurs annoncer une bonne nouvelle, l’Union européenne, à travers le projet ECES, a décidé de financer une solution pour nous en matière de monitoring. Donc ils vont développer un système de monitoring moderne et très adapté au contexte guinéen ce qui nous permettra d’avoir moins d’ordinateurs pour traquer les radios et les télévisions.

Donc par exemple, pour une dizaine de radios nous n’aurons besoin qu’un ordinateur alors qu’aujourd’hui pour une radio il faut impérativement un ordinateur. Voilà entre autres ce que nous avons pu faire en 2024 et ça va naturellement se prolonger en 2025. Sur le plan international nous avons renoué les contacts avec l’ARCOM en France, l’autorité de régulation de la communication en France, avec le CSA à Bruxelles en Belgique.

Et au niveau africain nous avons renforcé notre présence au niveau de ces plateformes. Et d’ailleurs pour la plateforme UEMOA-Guinée, j’ai été élu dernièrement à Lomé vice-président. Donc dans deux ans la Guinée prendra la présidence de cette plateforme. Donc nous avons estimé aussi qu’il fallait donner de la visibilité à l’autre autorité de la communication à l’étranger, ce qui a été fait.

Durant l’année 2024 aussi, la situation des médias guinéens a été tumultueuse avec à la clé la fermeture de certains. Quelle est la position de la HAC sur ces fermetures ?

Ce sont des mesures administratives que la HAC respecte. Parce que si vous prenez la loi sur la HAC, dans un des articles il est clairement indiqué que le juge peut prendre des décisions quand des infractions ont été commises par voie de presse. Et les autorités administratives peuvent prendre des mesures administratives. Et maintenant au-delà de ça, la haute autorité de la communication peut, lorsque les dispositions en matière de communication sont violées, prendre des décisions qui sont énoncées. En l’occurrence l’avertissement, la mise en demeure, la suspension et le retrait. Donc ce sont des mesures administratives qui ont été prises. Les médias dont les agréments ont été retirés ont des voies de recours, à commencer par le dialogue à entreprendre avec les autorités administratives.

Et j’ai vu dernièrement à la télé que le secrétaire général du syndicat de la presse a été reçu par le premier ministre. Et d’après le compte rendu qu’il en a fait, ce sujet a été abordé. Nous nous sommes pour la détente et toutes les initiatives qui s’inscrivent dans ce cadre-là, nous les soutiendrons.

En termes d’actions concrètes que fait votre institution pour lever cette sanction jugée sévère et qui a annihilé des centaines d’emplois ?

Moi je constate que des journalistes ne travaillent pas. Et pour rapporter un fait qui s’est passé à Kindia, un journaliste d’un média dont les agréments ont été retirés s’est présenté comme ‘’ancien journaliste’’. Et je leur ai dit qu’il n’y a pas d’ancien journaliste sauf s’il décide délibérément de changer de profession. Et que bien que son média soit fermé, il peut réclamer la carte de journaliste professionnel et l’obtenir. Donc je constate que beaucoup de journalistes ne travaillent pas parce que leurs médias ont été fermés. Je partage leur peine et pour le reste ce sont des questions administratives qui devront être réglées administrativement. Et je recommande que le dialogue soit privilégié.

Etes-vous optimiste quant à une résolution de ce problème ?

C’est mon espoir.

Parlons à présent de la sécurité des journalistes en Guinée dont un qui a fait récemment la prison à cause d’un différend avec un haut magistrat de la CRIEF. Quel est votre regard ?

Je respecte la décision du juge.

Cela fait trois semaines depuis que Habib Marouane Camara est porté disparu. On n’a pas suffisamment entendu la HAC sur ce sujet. Pourquoi ?

Mais quand un citoyen ou un journaliste disparaît, la HAC ne peut que le regretter et espérer qu’il soit retrouvé. Le reste, c’est la justice qui doit pouvoir le rechercher, le retrouver. Et le ministre de la justice l’a promis. Donc j’espère qu’il sera retrouvé.

Est-ce que vous avez de ses nouvelles ?

Non, je n’ai pas de nouvelles.

On accuse également la HAC d’être beaucoup prompte à sanctionner les journalistes quand ils font des dérapages, qu’à les protéger quand ils ont des ennuis. Que répondez-vous ?

Comptez le nombre de sanctions pendant les quatre ans que nous sommes ici, vous verrez qu’on n’a pas beaucoup sanctionné. Et je vous dis, en toute âme et conscience, si nous devions sanctionner tous les dérapages, tous les manquements, on sanctionnerait des journalistes ou des organes tous les jours. Pendant deux ans, nous avons refusé de sanctionner, même quand il y avait des plaintes, nous réglions à l’amiable. Malheureusement, même ici, des journalistes sont venus nous dire que parce que nous ne sanctionnons pas, il y a le désordre dans la presse. Des journalistes qui nous l’ont dit ici. Donc finalement, pendant deux ans, nous avons fait de la pédagogie. Il est vrai que nous n’avons pas beaucoup communiqué sur ce que nous réglions à l’amiable. Il y a tellement de plaintes qui arrivent ici que nous réglions à l’amiable.

Si je vous montre ces dossiers-là, vous verrez qu’on n’a pas sanctionné. Maintenant, il est vrai que quand nous sommes saisis, la loi nous fait obligation d’instruire les dossiers. Et quand les journalistes viennent ici, généralement, ils sont confondus. Parce qu’ils ont diffusé de la fausse information, ou ils ont diffusé une information sans preuve, ou ils ont diffamé, ou ils ont injurié. Donc parfois, nous avons fait des règlements à l’amiable. Même quand des membres du gouvernement se plaignent, nous essayons de régler à l’amiable.

Maintenant, si le plaignant récuse le règlement à l’amiable, nous sommes obligés d’appliquer la loi. Mais je vous garantis que ceux qui passent devant nous, même quand ils sortent et disent le contraire de ce qu’ils nous ont dit ici, ils reconnaissent qu’ils n’ont pas recoupé l’information. Et ça, c’est un principe élémentaire. Quand vous ne diffusez pas une information neutre, quand vous ne balancez pas votre information, c’est déjà une faute professionnelle grave. Il faut écouter toutes les sources. Et je pense que c’est ce que vous (Africaguinee.com) faites. À ma connaissance, il n’y a pas eu de plainte contre votre site (Africaguinee.com). Et parce que j’estime que vous faites correctement votre travail. Autrement, on aurait eu des plaintes.

L’autre reproche qu’on vous fait, vous personnellement M. le Président, c’est le décalage entre « Boubacar Yacine le brillant journaliste de l’époque qui n’a jamais courbé l’échine face aux principes de liberté d’expression et du journalisme » et le « Boubacar Yacine premier dirigeant de l’organe de régulation des médias qui, aux yeux de certains est moins ferme pour la défense des principes qu’il a portés ». Qu’en dites-vous ?  

Je laisse à chacun le loisir de juger les deux Yacine : Yacine défenseur de la liberté de la presse et Yacine responsable d’une autorité de régulation. Comme responsable d’une autorité de régulation, je suis esclave de la loi. Et je dis que, personnellement, j’ai fourni beaucoup d’efforts avec des journalistes. Demandez un peu à beaucoup de journalistes, je les appelle personnellement pour attirer leur attention sur des manquements dont ils sont auteurs.

Il y a deux jours, un journaliste avait diffusé des informations concernant l’armée. J’ai réglé cette question à la mienne. Je l’ai appelé et il a été très discipliné. Lui-même, il a retiré son article. Ça, je le fais au quotidien. Même à votre site, il m’arrive d’appeler votre responsable de votre site pour attirer son attention. Donc, je le fais au quotidien. Ça, c’est le journaliste qui le fait.

Maintenant, quand il s’agit d’appliquer la loi, je voudrais rappeler que nous sommes 13 et que les décisions se prennent en conseil. Mais ce que je signe, je l’assume. En tant que défenseur de la liberté de la presse, je dois contribuer à assainir la presse. Elle est infiltrée. Il faut que ceux qui sont arrivés par effraction soient sortis de la presse. Et ça, c’est la contribution que je continuerai à faire.

Je suis un militant de la liberté de la presse, mais je suis un militant aussi de la responsabilité du journaliste. Autant il doit être libre et indépendant, autant il doit être responsable, respectueux de l’éthique et de la déontologie, sinon il cesse d’être journaliste.

Quelles sont vos perspectives pour l’année 2025 ?

Pour l’année 2025, nous voulons intensifier la formation des journalistes. Parce que c’est une forte demande qui nous a été adressée partout où nous sommes passés. Donc ça, on a fait de manière à ce que la ligne budget sur la formation soit bien dotée. Et nous allons le faire de deux manières. La première manière, nous allons regrouper des journalistes, comme on l’a fait à Labé déjà, tous les journalistes de la Moyenne-Guinée pendant des jours pour échanger sur les meilleures pratiques de la profession.

Ce que nous comptons faire aussi en 2025, c’est des formations in situ. C’est-à-dire qu’on prendra des experts dans le domaine qui viendraient dans les rédactions pendant 5-6 jours. Ils vont rester avec les journalistes. Ils vont travailler de la conférence de la rédaction jusqu’à la diffusion des informations. Donc ça, nous envisageons de le faire avec notre budget. Mais nous avons aussi des promesses de partenariat avec ECCES et avec IFES, le NDI aussi, pour renforcer les capacités des journalistes. Parce que nous avons observé qu’il y a quelques-uns qui font des manquements parce qu’ils ne sont pas formés. Ils sont de bonne foi. Il faut aider ces journalistes-là.

Maintenant, ceux qui arrivent que pour chercher de l’argent, je pense que la contribution de chaque journaliste, c’est de nous aider à sortir ces gens-là de la profession. Parce que quand un journaliste fait mal, on dit que c’est la presse. Et cette mauvaise publicité-là, il faut l’arrêter. Et je voudrais me réjouir de constater qu’il y a beaucoup de journalistes qui travaillent consciencieusement, qui travaillent en respectant l’éthique et la déontologie. Ça, pour moi, la relève est assurée.

Pour conclure, un message à l’endroit des journalistes…

Je voudrais dire aux journalistes et aux médias d’être jaloux de leur liberté, d’être jaloux de leur indépendance, mais de privilégier la responsabilité sociale du journaliste et qu’ils ne soient pas des vecteurs de déstabilisation, de troubles à l’ordre public, de violence intercommunautaire. Et comme je le disais tantôt, c’est de la responsabilité du journaliste mais quand on juge le ton employé par nos journalistes, contrairement à ce qui se passe dans beaucoup de pays voisins, on peut se réjouir que la liberté soit effective dans notre pays. Maintenant, naturellement, comme dans chaque profession, il y a des difficultés et ces difficultés doivent être surmontées par le dialogue. C’est ce que je recommande.

Interview réalisé par Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 666 134 023

Créé le 30 décembre 2024 11:48

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