Belgique : une ‘’lueur d’espoir’’ pour le jeune Ibrahima Barry, menacé d’expulsion de Bruxelles vers Conakry 

BRUXELLES- Finalement Ibrahima Barry n’a pas été déporté vers Conakry comme il était prévu ce mardi 3 décembre 2024. Alors que des députés et des associations ont appelé à la mobilisation pour empêcher son rapatriement de Barry sans antécédent judiciaire, tôt ce matin il lui a été notifié que son vol SN 223 vers Banjul et Conakry ce mardi 2024 à 10H55 a été annulé pour le moment. Un soulagement pour Barry, les collectifs qui l’assistent comme beaucoup d’autres personnes. Le guinéen de 31 ans est renvoyé à son centre de rétention. Les collectifs comptent ouvrir d’autres fronts pour sa libération définitive.

Conduit à l’aéroport pour son rapatriement, il est aussitôt ramené à son centre fermé de rétention. Un peu avant la mobilisation qui était prévue, il a été signifié au jeune Barry que son vol est annulé pour le moment. Avant son isolement il a réussi à faire parvenir un message :

« Je viens de l’aéroport, un responsable est venu nous dire que mon vol est annulé pour aujourd’hui. On m’a déjà reconduit au centre. Ils m’ont placé en isolement. Mon expulsion a été empêchée pour le moment. Merci à vous tous » écrit Ibrahim Barry, guinéen de 31 ans, menacé d’expulsion.

Evelyne est dans un collectif de sensibilisation sur la question des centres fermés qui s’appelle ‘’Getting the Voice out’’. Son collectif fait partie de ceux qui ont haussé le ton contre la déportation de I Barry et comme beaucoup d’autres migrants en situation irrégulière. L’annulation du vol de Barry qui était prévu à 10H55 l’a réjoui :

« Pour le moment nous ne savons pas d’où est venu la raison d’annuler le vol qui devait déposer Ibrahima Barry à Conakry, rien ne nous a été expliqué. C’est assez régulier chez nous, mais probablement dû à la pression de notre collectif de députés, de votre article africaguinee.com, pour le moment c’est ça, on n’en sait pas plus. Nous n’avons pas assez d’explications sur la raison interne, c’est fréquent chez nous. Il faut reconnaitre que nous avons manifesté auparavant plusieurs fois devant de l’ambassade de Guinée pour dénoncer la délivrance des laissez-passer. Quand les informations vont prospérer plus vous les aurez » expliqués Evelyne

Petya Obolensky, député-suppléant au parlement de Bruxelles membre du PTB (parti des travailleurs de Belgique) déclare que le combat est loin de finir pour l’instant :

« Nous avons gagné une bataille pas la guerre, nous allons continuer pour le faire libérer. Il faut surtout dénoncer le scandale d’établissements des laissez-passer contre des citoyens en quête d’asile. Aujourd’hui, il y a des centaines de guinéens sans papiers dont nombreux croupissent en prison pour rien », déclare-t-il.

Ils sont nombreux les africains retenus dans les centres fermés en attente de leur identification par les autorités des pays d’origine en vue de leur expulsion vers le continent. Des expulsions qui nécessitent un laissez-passer venant des pays d’où sont originaires les migrants. Les défenseurs des migrants se battent contre ce document qui ouvre le rapatriement des sans-papiers

Dossier à suivre

Alpha Ousmane Bah

Pour africaguinee.com

Tel. (+224) 664 93 45 45

Créé le 4 décembre 2024 07:00

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