Gouvernance, libertés, marchés publics : Dr. Faya exprime ses attentes vis-à-vis du nouveau Gouvernement

CONAKRY- Dans un entretien accordé ce jeudi 30 juillet 2026 à Africaguinee.com, Dr. Faya Millimouno, député à l’Assemblée Nationale, a exprimé ses attentes vis-à-vis du nouveau gouvernement dirigé par Amadou Oury Bah. L’opposant articule ses attentes autour de deux axes : le respect des droits fondamentaux et une refonte des procédures d’attribution des marchés publics. Tout en reconnaissant les grandes ambitions du Gouvernement, il rappelle que l’attractivité du pays repose avant tout sur un climat de confiance et d’apaisement. « Nous affichons de grandes ambitions en parlant de Simandou, de la Vision 2040… Mais tout cela n’a de chances d’aboutir que si les gens ne craignent pas de venir chez vous, de vivre chez vous, d’investir chez vous”, a-t-il déclaré.

L’autre attente concerne la liberté d’expression. “J‘attends de cette équipe recomposée dirigée par Bah Oury, qu’elle cesse de tourner le dos à certaines valeurs fondamentales: La liberté de la presse dans notre pays, comme dans tout autre, est essentielle. Les droits et les libertés des citoyens le sont tout autant”, a-t-il martelé.

Attribution des marchés publics

Selon l’opposant, les promesses de rupture en matière d’attribution des larchés publics n’ont pas été tenues jusque-là. Il appelle à un changement. « On nous avait annoncé une nouvelle manière d’attribuer les marchés publics. Finalement, non seulement rien n’a changé, mais la situation s’est même aggravée », affirme M. Millimouno.

Il dénonce le mécanisme actuel qu’il juge opaque et qui, selon lui, favorise des intermédiaires “non qualifiés” au détriment des entreprises de BTP “structurées”. « En Guinée, vous pouvez voir quelqu’un obtenir un marché public de plusieurs milliards de francs guinéens alors qu’il ne possède même pas une pelle, ni une brouette. Pendant ce temps, ceux qui ont réellement investi dans le secteur des travaux publics, recruté des ingénieurs à grands frais et acquis des équipements, sont écartés. »

Ce système expliquerait, selon lui, la défaillance chronique du réseau routier national. « Lorsqu’une personne dépourvue de toute capacité d’exécution décroche un contrat […] avant d’en céder 5 % à une entreprise qui dispose des moyens de le réaliser, cette dernière doit tout de même payer ses ingénieurs et ses employés. Pourquoi aucune route dans notre pays ne dure plus de cinq ans ? Pourquoi posons-nous cette question. Ce n’est pas un problème d’opposition ; c’est un problème de gouvernance et d’ l’intérêt général. »

A suivre!

Africaguinee.com

Créé le 30 juillet 2026 18:24

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