Kountia CBA : Triste fin pour Mariam Yombouno…
CONAKRY – Une adolescente répondant au nom de Mariam Yombouno, âgée de 13 ans, a trouvé la mort dans la soirée du dimanche, aux environs de 20 heures, à Kountia CBA, dans la commune de Sanoyah, lors d’un violent orage. Selon les témoignages recueillis sur place, la jeune fille aurait été frappée par la foudre. Une tragédie qui a plongé sa famille et tout le voisinage dans une profonde consternation.
Rencontré après le drame ce lundi 13 juillet 2026, Traoré Yagouba, père adoptif de la victime, est revenu, avec beaucoup d’émotion, sur les circonstances dans lesquelles il a appris la nouvelle. Il explique qu’il n’était pas sur les lieux au moment de l’incident.

« Je ne peux pas expliquer exactement ce qui s’est passé parce que je suis arrivé vers la fin de l’action. Au moment où les faits se sont produits, j’étais en haut, en train de prier. Ce sont des enfants qui sont venus en courant pour me chercher. Dès que je les ai vus pleurer, j’ai compris que quelque chose de très grave venait d’arriver. J’ai été obligé d’interrompre ma prière pour demander ce qui se passait. C’est là qu’on m’a annoncé qu’une fille venait d’être frappée. J’ai demandé de quelle fille il s’agissait. Ils m’ont répondu : Mariam. À cet instant, je n’ai plus perdu une seule seconde. J’ai pris automatiquement mon véhicule et je suis venu à toute vitesse malgré la forte pluie qui tombait. », a-t-il expliqué.

Ce père adoptif affirme que la confusion sur les lieux aurait retardé les premiers secours, plusieurs personnes pensant qu’il s’agissait d’un accident lié au courant électrique. « Quand je suis arrivé, il y avait énormément de monde. Presque tout le quartier était dehors. Les gens criaient que c’était le courant qui l’avait prise. Tout le monde répétait : « Le courant l’a prise, le courant l’a prise ». Cette confusion a fait qu’il n’y a pas eu une intervention rapide. Les gens avaient peur de s’approcher. Personne ne savait réellement ce qui s’était passé ni comment agir. Pendant ce temps, chaque minute comptait. »
Selon M. Traoré, il a fallu faire intervenir un électricien afin d’écarter tout risque avant de pouvoir porter secours à la victime. « J’ai été obligé d’aller chercher des électriciens du quartier. Un de mes amis avait déjà essayé de joindre les responsables de la société d’électricité de la zone, mais il n’a pas réussi à les avoir. Finalement, nous avons trouvé un électricien du quartier qui est venu couper toutes les installations reliées au conteneur, afin d’être sûrs qu’il n’y avait plus de danger. C’est seulement après cette vérification que les personnes présentes ont pu récupérer la fille. Mon ami avait déjà commencé à faire ce qu’il pouvait pour lui porter assistance. Voilà ce qui s’est passé. »

Très affecté, le père adoptif explique également qu’il n’a même pas pu s’approcher de sa fille au moment de son évacuation. « Hier, quand j’ai enfin pu accéder au conteneur, les gens m’ont complètement bloqué. Je ne me contrôlais plus tellement j’étais bouleversé. Ils ne voulaient pas que je m’approche. Ce sont eux qui ont tout fait. Moi, je courais derrière le véhicule qui transportait Mariam jusqu’à la clinique. Ce matin, les personnes qui l’ont accompagnée à la clinique puis à la morgue m’ont expliqué qu’elle présentait des brûlures au niveau des orteils et des cuisses. C’est ce qu’on m’a rapporté. C’est une douleur immense pour toute la famille. »
Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 13 juillet 2026 13:57Nous vous proposons aussi
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