CRIEF: Ahmed Sékou Traoré poursuivi pour des “faits graves”…
CONAKRY– La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) poursuit son offensive contre les présumés auteurs de malversations dans la gestion des affaires publiques.
Après avoir poursuivi et condamné plusieurs anciens ministres, directeurs généraux et hauts cadres de l’administration, cette juridiction anti-corruption étend son champ d’action aux anciens présidents des délégations spéciales installées sous la transition.
Après les poursuites engagées contre l’ancien président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, et contre celui de la commune urbaine de Djécké, dans la préfecture de Yomou, c’est au tour d’Ahmed Sékou Traoré, ancien président de la délégation spéciale de Ratoma, de faire face à la justice.
Selon les informations obtenues, Ahmed Sékou Traoré est poursuivi par l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État près la CRIEF, pour des faits présumés de « détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité ».
L’ancien responsable communal devait comparaître ce lundi 22 juin 2026 devant la Chambre de jugement de la CRIEF, aux côtés d’un certain Mohamed Camara. Cependant, l’ouverture du procès n’a finalement pas eu lieu.
Présidant l’audience, le juge Alpha Camara a décidé de renvoyer l’examen de l’affaire au lundi 29 juin 2026.
Ahmed Sékou Traoré comparaît en qualité de prévenu libre. Contrairement à certains, l’ancien président de la délégation spéciale de Ratoma n’est pas placé en détention préventive.
Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 22 juin 2026 15:21Nous vous proposons aussi
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