« Je suis victime de ma bonne foi » : les derniers mots de Soriba Soumah devant la CRIEF
CONAKRY- Le directeur général du Centre national de formation sociale appliquée Jean-Paul II sera fixé sur son sort le 29 juin prochain. Poursuivi, en compagnie de deux autres cadres de cet établissement, pour un détournement présumé de deniers publics estimé à une dizaine de milliards de francs guinéens, le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a requis 10 ans d’emprisonnement et le paiement de 50 millions de francs guinéens d’amende contre Soriba Soumah, ainsi que la confiscation de ses biens.
Ce lundi 15 juin, l’audience était consacrée aux réquisitions et aux plaidoiries devant la Chambre de jugement de la CRIEF. En détention depuis près de deux mois, Soriba Soumah a été sommé tout au long de son audition de justifier l’utilisation de 12 milliards de GNF alloués au Centre national de formation sociale appliquée Jean-Paul II.
À la barre, il a défendu sa gestion, retraçant l’historique des budgets alloués à cet établissement public administratif (EPA). Malgré cet effort, il n’a pas échappé à la rigueur du parquet spécial et des avocats de l’agent judiciaire de l’État.
Dans ses réquisitions, le parquet a sollicité 10 ans d’emprisonnement et le paiement de 50 millions de francs guinéens d’amende contre Soriba Soumah. Cinq ans d’emprisonnement et 25 millions de francs guinéens d’amende ont également été requis contre Ismaël Traoré, chargé de la livraison des matériels destinés aux travaux de rénovation du centre Jean-Paul II.
Appelé à s’exprimer une dernière fois, Soriba Soumah a déclaré :
« Je suis victime de ma bonne foi. Tout ce que j’ai eu à faire, c’était pour le bon fonctionnement de notre institution. Je n’ai jamais eu l’intention de détourner un centime de l’État à mon profit. Je m’en remets à la volonté de Dieu. »
Il sera ainsi fixé sur son sort à la fin du mois de juin, comme indiqué ci-dessus.
Nous y reviendrons.
Dansa Camara DC
Pour Africaguinee.com
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