« Le calme qui règne en Guinée est reconnu partout » : Bah Oury défend le bilan du Gouvernement sur les Droits de l’Homme
CONAKRY – Alors que des acteurs de l’opposition et des organisations internationales dénoncent régulièrement un « recul » de la Guinée en matière de respect des libertés fondamentales, le Premier ministre Amadou Oury Bah a vigoureusement défendu le bilan du Gouvernement. Pour le chef de l’Exécutif, la stabilité retrouvée du pays constitue en soi une avancée majeure pour la protection des vies humaines.
C’est une contre-offensive politique assumée. Interrogé par un pool de journalistes locaux sur la situation des libertés publiques, le locataire de la Primature a invité ses détracteurs à regarder la réalité globale du pays plutôt que des cas isolés.
La fin des violences de rue cycliques
Pour Amadou Oury Bah, le premier indicateur du respect des droits de l’Homme réside dans l’arrêt des manifestations violentes qui endeuillaient régulièrement la capitale par le passé. « Faisons le bilan du respect des droits de l’homme. L’histoire d’un pays, ça ne se résume pas à celle de quelques individualités. Le calme qui règne dans ce pays, la stabilité qui est reconnue partout… vous n’avez plus comme par le passé chaque jour des manifestations et des victimes. Ceci confère un relatif respect des procédures et des mesures pour conforter les droits de l’homme dans ce pays. »
Cicatriser les stigmates du passé
Le Premier ministre a toutefois reconnu que la Guinée porte encore les séquelles d’une longue tradition de tensions politiques et sociales. Il compare cette phase de la Guinée à l’après-coup d’une catastrophe naturelle, tout en affichant son optimisme pour l’avenir.
« Mais bien entendu, nous sortons d’une période historique marquée par des violences. Cette mentalité n’est pas encore tout à fait guérie, il y a des stigmates de cela. Mais ils vont disparaître à petit feu. L’apaisement du pays, le processus des élections et leur dévolution qui se font dans le calme et dans la paix amèneront à ce que nous soyons progressivement dans un environnement de liberté, de sécurité, de convivialité pour tous. C’est comme un tremblement de terre : il y a des répliques, mais plus le temps passe, plus les répliques s’éteignent », analyse Bah Oury.
Le droit comme boussole de la Ve République
Alors que le pays s’apprête à tourner une page majeure de son histoire institutionnelle, le chef du Gouvernement réaffirme l’engagement des autorités à consolider l’État de droit et à lutter contre l’impunité, deux piliers indispensables à la sécurité des citoyens.
« Par rapport à cela aussi, nous allons travailler pour donner plus de sécurité à nos populations en veillant à ce qu’à tous les niveaux, le droit prévale sur toute autre considération et que les crimes soient jaugés à l’aune du respect des principes judiciaires », a martelé le Premier ministre en guise de conclusion.
Boubacar 1 DIALLO
Pour Africaguinee.com
Créé le 17 mai 2026 15:38Nous vous proposons aussi
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