Vol ou dette impayée? Des précisions après l’incident impliquant dame Mariama Bah à Dioumaya

DUBRÉKA – Un incident a failli dégénérer ce vendredi 3 avril 2026 dans le secteur de Djoumaya, préfecture de Dubréka. Dame Mariama Bah, une femme âgée, a échappé de peu à la vindicte populaire grâce à l’intervention rapide du chef de secteur. Transportée au poste de gendarmerie, l’affaire a finalement révélé un contentieux commercial réglé à l’amiable. Africaguinee.com a recoupé les versions des autorités locales et sécuritaires.

Contrairement aux rumeurs de vol qui ont enflammé la toile, les témoignages recueillis par Africaguinee.com infirment cette thèse. Il s’agirait en réalité d’un différend lié à une transaction à crédit non honorée depuis plusieurs semaines.

Les origines du différend

Tout commence durant le mois de Ramadan. Selon une source sécuritaire au poste de gendarmerie de Djoumaya, deux femmes se sont rendues dans un magasin de tissus : Mme MK et la dame aujourd’hui incriminée.

« Mme MK souhaitait prendre un complet de bazin à crédit. La vieille dame, présente sur les lieux, a proposé d’emporter le tissu pour le montrer à son frère, promettant de payer si le modèle lui convenait. Elle a emporté le bazin, mais n’est plus jamais réapparue », explique un gendarme.

Se sentant trahie, la propriétaire du magasin soupçonnait Mme MK d’être la complice de cette disparition, créant un climat de méfiance qui a perduré jusqu’à ce vendredi.

L’altercation au marché

Le dénouement a eu lieu ce matin au marché local, lorsque Mme MK a croisé la vieille dame. Pour laver son honneur et se dédouaner de toute complicité, Mme MK l’a interpellée, exigeant la restitution du tissu ou le paiement immédiat. Les cris ont rapidement attiré une foule de femmes, et la situation a failli dégénérer en lynchage.

Alerté par le vacarme, Amadou Diallo, chef de secteur de Djoumaya, s’est interposé : « Je ne connaissais pas l’origine exacte du conflit sur le moment. Je suis intervenu pour m’interposer et la conduire d’urgence à la gendarmerie afin de lui sauver la vie », a-t-il confié à notre rédaction.

Un dénouement à l’amiable

Une fois au poste de gendarmerie, la médiation a permis de clore le dossier. La propriétaire du bazin réclamait la somme de 200 000 GNF. Après négociations avec la famille de la vieille dame, un montant de 150 000 GNF a été versé au mari de la plaignante.

Une version confirmée par la propriétaire du bazin sur une web TV locale. Par ailleurs, Mme MK, dont la chemise a été déchirée durant l’empoignade, a également obtenu une promesse de réparation. « Nous avons demandé à la vieille dame, étant à l’origine de l’incident, de régler ce différend vestimentaire. Elle s’y est engagée et chacun est reparti », précise la source sécuritaire.

Un incident sous le feu des projecteurs

Cette affaire a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, d’autant plus que la femme impliquée est la même qui avait fait l’objet d’une polémique nationale récemment. Pour rappel, elle avait été violemment insultée par une commerçante surnommée « Ami la Conseillère » qui l’avait accusé de “vol”.

Cet incident précédent avait généré une immense vague de solidarité, permettant de récolter plus de cent millions de francs guinéens en sa faveur, tandis que son “agresseuse” avait été condamnée par un tribunal de Conakry. Ce nouvel épisode à Djoumaya a ravié les débats sur cet incident.

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le 3 avril 2026 20:41

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