Visa américain: Que fera Conakry face aux restrictions imposées par Washington?
CONAKRY– La République de Guinée fait partie des pays africains visés par un durcissement des conditions d’entrée sur le territoire américain. Dans le cadre d’une nouvelle politique migratoire restrictive, l’administration Trump a annoncé l’instauration de mesures supplémentaires en matière de visas.
Vingt pays africains sont concernés par ces nouvelles dispositions rendues publiques par le département d’État américain. Parmi eux, douze pays sont classés sur une « liste rouge ». Pour cette catégorie, une suspension quasi totale de délivrance de visas est de mise, sauf dérogation pour des raisons jugées stratégiques par les autorités américaines. La Guinée, elle, est inscrite sur la liste orange, une catégorie intermédiaire synonyme de restrictions sévères, mais de non d’interdiction totale.
Alors que la décision de Washington suscite incompréhension et inquiétude chez de nombreux citoyens, le gouvernement Guinéen n’a pas encore réagi. Pourtant, depuis le 1er janvier 2026, l’obtention d’un visa américain de type B1 (affaires) ou B2 (tourisme) pour les ressortissants guinéens est soumise à des conditions contraignantes. Les demandeurs doivent désormais verser une caution allant de 5 000 à 15 000 dollars, selon leur profil. Une exigence jugée dissuasive dans un pays où le revenu moyen reste très faible.
À cette barrière financière s’ajoutent d’autres obligations : entretiens obligatoires en présentiels, justification de plusieurs années d’historique des réseaux sociaux, ainsi que des rapports détaillés sur les précédents voyages internationaux. Selon le département d’État américain, ces mesures visent à détecter « toute indication d’hostilité envers les principes fondateurs des États-Unis » ou toute menace potentielle pour la sécurité intérieure.
Cette nouvelle politique risque d’avoir des répercussions sur la mobilité des Guinéens, notamment les étudiants, les entrepreneurs et les membres de la diaspora souhaitant se rendre aux États-Unis. Conakry va-t-elle appliquer la réciprocité ? Jusque-là, les autorités guinéennes n’ont pas réagi officiellement. Les officiels guinéens contactés à propos n’ont pas souhaité commenter ce sujet.
Outre la Guinée, quatre autres pays africains ont été ajoutés à cette liste orange : le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée-Bissau et la Namibie.
Dossier à suivre!
Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 6 janvier 2026 19:35
Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes: Diaspora guinéenne, Etat-Unis, visas









